Tuberculose rénale et incontinence urinaire

Tuberculose rénale et incontinence urinaire

La tuberculose rénale est une affection complexe qui peut se manifester par divers symptômes, dont l’incontinence urinaire. Ce texte présente des études cliniques et des observations sur cette maladie, en mettant en lumière l’absence de mention de l’incontinence dans plusieurs travaux, ainsi que des cas où elle apparaît comme un symptôme.

Présentation de M. Tuffier

M. Tuffier présente à la Société anatomique de nombreuses pièces intéressantes. Dans l’histoire clinique sommaire qu’il fait précéder à ces présentations, l’auteur indique que dans un cas, il était intervenu uniquement pour une hématurie, dont l’origine rénale n’a été affirmée qu’à l’endoscopie vésicale. Aucune mention en ce qui concerne l’incontinence dans ces brèves observations.

Il est inutile d’insister plus longtemps : nous avons cherché dans toutes les communications de M. Tuffier : Archives générales de Médecine, 1892 ; Gazette hebdomadaire de Médecine et de Chirurgie, 1892 ; Annales des maladies des organes génito-urinaires, 1893, etc. Nous trouvons nulle part la trace de description d’incontinence dans la tuberculose rénale.

Étude de Vigneron

Vigneron, dont les travaux nous sont déjà connus, reprend en détail l’histoire clinique de la tuberculose urinaire et de ses différentes localisations au niveau de l’arbre urinaire. Il affirme ici aussi l’existence des réflexes divers et leur attribue l’importance nécessaire : nous n’insistons pas ; nous les avons déjà signalés sommairement.

Quant à la symptomatologie vésicale, il attribue une valeur incontestable à la douleur et à la pollakiurie. Les malades peuvent uriner jour et nuit, toutes les deux ou trois heures, ou toutes les 10, 15 minutes, ayant parfois à peine quelques minutes de répit entre deux crises, puisque chacune d’elles dure elle-même un certain temps.

Comme la douleur, la pollakiurie n’est pas toujours en rapport avec les lésions vésicales. Les mictions sont impérieuses ; avec une quantité d’urine souvent minime, la vessie se contracte, et le malade doit instantanément obéir au besoin. Ce troisième caractère de la miction indiquerait plutôt des lésions avancées de la vessie. Il sera beaucoup moins prononcé en général quand douleur et fréquence sont des symptômes réflexes.

Incidemment, on peut rencontrer d’autres symptômes vésicaux : l’incontinence, plus souvent la rétention, surtout chez l’enfant, et souvent alors, avec envahissement de la prostate, contrairement aux autres symptômes vésicaux essentiellement persistants ; ces derniers sont en général intermittents.

Analyse de Du Pasquier

Du Pasquier fait une étude détaillée de la tuberculose rénale. Il expose longuement les voies d’infection du rein, en se basant sur des faits cliniques et encore sur des expériences personnelles. Dans l’étude symptomatique de l’affection, aucune mention de l’incontinence d’urine, et pourtant en lisant les observations à la fin de sa thèse, nous constatons que la première est un type de tuberculose rénale avec un début par incontinence.

Voici brièvement cette intéressante histoire : c’est un malade de 25 ans, qui depuis longtemps avait présenté des troubles du côté des voies urinaires : douleur et fréquence des mictions, puis une véritable incontinence. Il a été soigné antérieurement dans le service de M. Guyon. Depuis sa sortie de l’hôpital, le malade a toujours perdu des urines purulentes. La santé s’est altérée graduellement. Il rentre à l’hôpital dans un état de cachexie extrême. Il semblait à son entrée atteint d’une péritonite chronique, et succombe rapidement.

À l’autopsie, on ne trouve des lésions significatives qu’au niveau de l’appareil urinaire : rein droit augmenté de volume, formant une volumineuse tumeur, bosselée, blanchâtre, de consistance pâteuse ; l’uretère droit est très altéré ; il est diminué de volume et de largeur. La vessie est d’une petitesse remarquable, sa cavité ne pourrait à peine loger une noix. Elle est complètement inextensible et limitée par des parois épaisses, d’aspect fibreux ; sa muqueuse est relativement peu altérée : l’urètre postérieur est dilaté, et dans la région prostatique, s’ouvrent aux côtés du veru trois, quatre petites excavations qui pénètrent dans l’épaisseur de la prostate.

L’uretère et le rein gauche montrent aussi de profondes lésions, mais bien différentes. Ce sont celles d’une pyélonéphrite suppurée avec dilatation du bassinet et de l’uretère. Ces faits expliquent l’enchaînement des lésions. Il y a eu d’abord tuberculose rénale droite, pendant laquelle on a observé les symptômes d’une cystite et parmi ceux-ci l’incontinence. Secondairement, l’appareil réno-urétéral gauche s’est pris, mais d’une façon bien différente, car l’auteur y reconnaît des lésions ascendantes banales, purement inflammatoires. C’est un cas analogue à celui du professeur Albarran, signalé comme on le sait dans une leçon sur les infections secondaires dans la tuberculose urinaire.

Observation de Grade Wolcott

En 1896, Grade Wolcott dans The Boston Medical and Surgical Journal, rapporte l’observation d’une demoiselle de 25 ans, à hérédité tuberculeuse, présentant depuis 3 ans, des troubles vésicaux, entre autres l’incontinence. L’examen microscopique de ses urines montrait une grande quantité de leucocytes, de nombreux cristaux d’oxalate de chaux, quelques cellules épithéliales du vagin et quelques éléments rénaux. Le cathétérisme avait fourni une sensation assez vague de calcul, une taille vaginale fut pratiquée, et celle-ci montra en même temps l’intégrité presque complète de la vessie, et l’absence de toute complication. Un drainage fut établi et supprimé bientôt, et la fistule s’est fermée deux mois après, par un avivement et une suture. Pendant ce temps, des phénomènes généraux graves avaient éclaté et on avait trouvé dans les urines le bacille de Koch. La lésion tuberculeuse ne pouvait donc siéger que dans le rein, bien que tous les symptômes primitifs aient appelé l’attention du côté de la vessie.

Étude de Laroche

Laroche étudie la même année dans sa thèse la symptomatologie de la tuberculose rénale. Pour lui, la maladie a trois modes de début. La tuberculose rénale peut débuter, soit par une hématurie, soit par une douleur, soit encore par des troubles vésicaux. Dans ce dernier cas, il signale seulement la polyurie et les crises vésicales, comme signes initiaux. Cette description est terminée par une observation dans laquelle l’auteur raconte le cas d’une jeune fille qui aurait commencé sa maladie par une pollakiurie progressivement accentuée, et des douleurs à la fin des mictions.


Questions-Réponses

1. Quelles sont les manifestations cliniques de la tuberculose rénale ?
Les manifestations cliniques incluent la douleur, la pollakiurie, l’hématurie et parfois l’incontinence urinaire.

2. Quels auteurs ont étudié l’incontinence dans le cadre de la tuberculose rénale ?
M. Tuffier, Vigneron, Du Pasquier, Grade Wolcott et Laroche ont tous abordé la question de l’incontinence dans leurs travaux sur la tuberculose rénale.

3. Quelles sont les conclusions sur l’incontinence dans les études présentées ?
Les études montrent que l’incontinence est souvent absente des descriptions cliniques, bien qu’elle puisse apparaître dans certains cas de tuberculose rénale.

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