Blennorrhée chronique

Blennorrhée chronique

La blennorrhée chronique est une affection complexe qui peut résister à de nombreux traitements médicaux. Ce texte explore les expériences de patients souffrant de cette maladie, les complications associées telles que les épanchements urinaires, et les conséquences tragiques de l’inaction face à des symptômes graves. Il met également en lumière les défis auxquels font face les médecins dans le traitement de ces cas.

Épanchements urineux, infiltrations urineuses

Tantôt l’urine, retenue derrière un rétrécissement, déchire largement les parois de l’urètre, s’épanche abondamment dans le tissu cellulaire, frappe de gangrène et cause la mort ; tantôt elle s’infiltre par gouttelettes à travers une ouverture presque imperceptible et produit une inflammation circonscrite, qui se termine soit par la résolution, soit par la formation d’un abcès.

C’est dans la région membraneuse que se font ordinairement ces ruptures, même lorsque l’obstacle au cours de l’urine est éloigné de cette région, au méat urinaire par exemple, et même au prépuce. J’ai rapporté, page 5#, l’histoire d’un homme dont l’urètre fut détruit, dans une longueur de deux pouces, par un épanchement urineux auquel avait donné lieu un rétrécissement du prépuce.

La prostate est transformée en une vaste caverne renfermant une multitude de petits calculs noirs, lisses et brillants à leur surface, et un plus gros, en forme de cornemuse. Les exemples d’épanchements urineux mortels, à la suite de rétrécissements de l’urètre, sont malheureusement assez fréquents pour que chacun puisse en citer des exemples.

La lenteur des malades à réclamer les secours de la médecine, l’espérance fallacieuse que leur fait concevoir l’écoulement par regorgement de l’urine sont la cause la plus ordinaire de cette funeste issue ; car lorsque l’homme de l’art est appelé, il ne reste aucune chance de salut.

Cas clinique 1

M. , âgé de soixante-dix-neuf ans, avait commencé vers la soixantaine à uriner par un petit jet et beaucoup plus fréquemment ; mais, en vertu d’un précepte qu’il disait tenir d’un vieux praticien de ses amis, il avait résolu de ne jamais se faire sonder. Aussi avait-il soigneusement caché à son médecin, M. Favrot, l’embarras qu’il éprouvait dans l’exercice des fonctions urinaires.

Le jet s’était complètement supprimé, l’urine était devenue catarrhale, et M. * persistait à se taire, lorsqu’en 1841 arriva la rétention d’urine complète. Elle durait depuis vingt heures lorsque M. Favrot fut consulté. Ce médecin habile et prudent, jugeant tout d’abord la gravité du cas, me fit appeler.

Je fis pénétrer une sonde en gomme jusqu’à une profondeur de quinze centimètres, et aussitôt nous vîmes s’écouler par sa cavité une quantité notable d’urine ayant l’odeur piquante, signe de la gangrène. L’extrémité de la sonde pouvait se mouvoir en divers sens, comme dans une poche. Après quelques manœuvres, je parvins à retrouver la continuation de l’urètre au-delà de sa rupture.

Un litre environ d’urine purulente fut évacuée par ce moyen. Le pouls était petit, serré, fréquent, la face grippée ; il y avait du hoquet, la langue était sèche, ses papilles hérissées. Il survint un frisson d’une heure auquel succéda une légère réaction ; mais un second frisson suivi d’une sueur froide emporta le malade.

L’autopsie fut faite par M. Favrot fils et moi. L’urètre était détruit dans un espace de quatre centimètres ; ses deux parties antérieure et profonde ne tenaient plus ensemble que par une bande étroite, tendue au milieu d’une vaste excavation formée par la destruction du tissu cellulaire.

Cas clinique 2

M. T.., employé dans un ministère, et habitant les Batignolles, avait vu depuis quinze ans le jet de son urine diminuer graduellement et finalement se supprimer. La crainte de perdre une place modique, soutien de son existence, le faisait différer encore à invoquer le secours de la médecine, lorsqu’il fut pris d’une rétention complète d’urine. Elle durait déjà depuis quinze heures lorsqu’il appela son médecin, M. Jacquemyns.

Après quelques tentatives faites avec prudence, je parvins à introduire une bougie capillaire, puis, au bout d’une autre heure, une petite sonde, au moyen de laquelle la vessie fut vidée. Après vingt-quatre heures de séjour, elle fut enlevée : sa sortie fut suivie d’un petit jet d’urine ; mais je cherchai vainement à en substituer une autre plus forte, je ne pus y parvenir.

Le même jour, le malade éprouvra subitement dans le ventre une vive douleur ; le pouls devint petit, fréquent ; une anxiété extrême se manifesta ; la langue était sèche ; l’urine s’écoulait par la sonde en moindre quantité. Le troisième jour, une petite tumeur fluctuante s’était montrée à la racine de la verge : elle grossissait rapidement. Je me disposais à en faire l’ouverture, lorsqu’un ami du malade me dit que M. Ricord, appelé par lui, allait venir.

J’attendis donc l’arrivée de cet habile et spirituel confrère : la nécessité de promptes et larges ouvertures était évidente. Elles furent pratiquées ; une sonde plus volumineuse fut introduite dans la vessie et maintenue à demeure ; mais les accidents généraux continuèrent à marcher, et le quatrième jour, la mort eut lieu.

D’épouvantables désordres s’offrirent à notre vue au moment de l’autopsie, qui fut faite par M. Jacquemyns et par moi. Vers le côté droit de la vessie existait une large cellule ulcérée et perforée à son sommet, communiquant avec la cavité principale.

Conclusion

Les cas présentés illustrent la gravité des complications liées à la blennorrhée chronique et l’importance d’une intervention médicale rapide. La négligence des symptômes peut mener à des conséquences fatales, soulignant la nécessité d’une vigilance accrue chez les patients et les praticiens.


Questions-Réponses

Q1 : Qu’est-ce que la blennorrhée chronique ?
R1 : La blennorrhée chronique est une affection urologique persistante, souvent résistante aux traitements, qui peut entraîner des complications graves.

Q2 : Quels sont les risques associés à la négligence des symptômes urinaires ?
R2 : La négligence des symptômes urinaires peut entraîner des complications telles que des épanchements urinaires, des infections graves, et même la mort.

Q3 : Quelle est l’importance d’une intervention médicale rapide ?
R3 : Une intervention médicale rapide est cruciale pour éviter des complications graves et potentiellement mortelles, comme la destruction de l’urètre ou des infections systémiques.

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