Les rétrécissements urétraux : classifications et formes cliniques

Les rétrécissements urétraux : classifications et formes cliniques

Cette pièce, qui faisait partie de la collection de Dupuytren, m’a été communiquée par M. Tessier. Le texte aborde les différentes classifications des rétrécissements urétraux, ainsi que les opinions divergentes des spécialistes sur la nature de ces affections. Il propose une analyse détaillée des types de rétrécissements, leurs causes et leurs implications cliniques.

Introduction

Ces difficultés expliquent jusqu’à un certain point la divergence des opinions sur la nature de ces affections, dont on a donné différentes classifications.

Classifications des rétrécissements

Parmi les classifications, je citerai les suivantes :

  • Desault admettait trois sortes de rétrécissements :
  • Mes uns en dehors du canal,
  • Les autres dans les parois du canal,
  • Les troisièmes dans l’intérieur du canal, sur la surface de la muqueuse.
  • Charles Bell ne connaissait que deux classes : rétrécissements dilatables et non dilatables.
  • La plupart des chirurgiens anglais partagent les rétrécissements en trois espèces :
  • Spasmodiques,
  • Permanents,
  • Mixtes : ce dernier est le rétrécissement organique sur lequel se manifestent des phénomènes dits spasmodiques.
  • M. Cruveilhier ne fait qu’une seule distinction entre les rétrécissements :
  • Les uns sont superficiels et bornés à la muqueuse,
  • Les autres sont profonds et de nature fibreuse.
  • Béclard établissait deux divisions :
  • Dans l’une, il plaçait les rétrécissements inflammatoires,
  • Dans l’autre, les rétrécissements organiques, qu’il subdivisait en brides, callosités, indurations sous-muqueuses, ulcérations, carnosités ou végétations et varices.

Cette division, assez exacte sous plusieurs rapports, est cependant fautive. Ainsi peut-on dire que dans le rétrécissement inflammatoire, il n’y a point d’altération organique. Cette division serait encore susceptible de quelques modifications relatives aux caractères des rétrécissements et surtout aux applications pratiques.

Voici les dénominations que je propose, car en effet toutes ces variétés existent, mais sans attacher plus d’importance qu’elles n’en méritent à des classifications dont les espèces ne sont pas toujours reconnues pendant la vie.

Rétrécissements organiques

  1. Inflammatoires
  2. Fongueux
  3. Valvulaires ou rugueux comprenant les plis, valvules, brides et rugosités
  4. Fibreux, répondant aux callosités
  5. Turgescents et érectiles
  6. Ulcérés
  7. Végétants, répondant aux carnosités
  8. Variqueux
  9. Cartilagineux

Rétrécissements inflammatoires

Les rétrécissements inflammatoires envahissent tantôt des urètres sains, tantôt des urètres rétrécis, comme l’ont spécifié avec raison MM. Begin et Lallemand, puisqu’ils ont alors des conséquences diverses. Ils sont produits par des blennorhagies virulentes, des injections, l’introduction de corps étrangers dans l’urètre (sondes, calculs, etc.), par des coups et des violences. Ce gonflement inflammatoire cède ordinairement aux antiphlogistiques, mais parfois la résolution n’est pas complète, et il s’en suit l’un des rétrécissements qui viennent d’être énumérés.

Rétrécissements fongueux

Les rétrécissements fongueux dépendent d’un bourgeonnement vasculaire chronique de la muqueuse. C’est ainsi que débutent la plupart des coarctations; elles ne perdent ce caractère que par une longue durée ou par des traitements intempestifs.

Rétrécissements valvulaires

Dans le premier chapitre, j’ai dit que l’on rencontre parfois des replis valvulaires dans l’urètre, particulièrement au commencement de la portion prostatique, et à un pouce environ du méat urinaire sur la saillie qui forme la lèvre profonde de la fosse naviculaire. Ces replis naturels ne sont pas les seuls qui mettent obstacle au cours de l’urine; d’autres, en bien plus grand nombre, produits d’une altération pathologique, sont formés tantôt par un simple fronce-ment de la muqueuse, tantôt par la cicatrice d’une ulcération superficielle.

Rétrécissements fibreux

Les rétrécissements fibreux ou calleux sont formés tout à la fois par des épaississements, des cicatrices profondes de la muqueuse et par l’engorgement du tissu sous-muqueux. Il résulte de cette altération simultanée une substance inodulaire qui devient sèche, perd de sa sensibilité, prend un aspect nacré comme celui des tendons, mais il en diffère par l’entrecroisement très serré de ses fibres.

Quand on passe une sonde à travers des rétrécissements de cette espèce, on est frappé de la dureté du tissu et de la force avec laquelle l’instrument semble y adhérer.

Conclusion

Le rétrécissement fibreux est, aux yeux de M. Cruveilhier, non seulement le plus fréquent, mais presque le seul. Comme, en anatomie pathologique surtout, l’opinion de ce professeur est d’un grand poids, je vais citer ses paroles : « Le caractère fibreux des rétrécissements de l’urètre me paraît un fait bien démontré; car, je le répète, je n’ai jamais rencontré de rétrécissement d’une autre nature. »


Questions–Réponses

1. Quels types de rétrécissements sont mentionnés dans le texte ?
Les rétrécissements mentionnés incluent les rétrécissements inflammatoires, fongueux, valvulaires, fibreux, turgescents, ulcérés, végétants, variqueux et cartilagineux.

2. Quelle est la principale cause des rétrécissements inflammatoires ?
Les rétrécissements inflammatoires sont causés par des blennorhagies virulentes, des injections, l’introduction de corps étrangers dans l’urètre, ainsi que par des coups et des violences.

3. Comment les rétrécissements fibreux se forment-ils ?
Les rétrécissements fibreux se forment par des épaississements, des cicatrices profondes de la muqueuse et par l’engorgement du tissu sous-muqueux, créant une substance inodulaire qui devient sèche et perd de sa sensibilité.

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