La compréhension de bougie tortillée est essentielle pour les personnes qui vivent avec l’incontinence urinaire ou fécale. En France, plus de 5 millions de personnes sont touchées par ces troubles, qui impactent significativement la qualité de vie au quotidien. Les protections adaptées — couches adultes, slips absorbants, changes complets — jouent un rôle central dans la gestion de ces situations.
# Bougie Tortillée Le texte présente plusieurs cas cliniques illustrant l’utilisation de la bougie tortillée dans le traitement de rétrécissements urinaires. Ces exemples mettent en lumière les défis rencontrés lors des interventions et les résultats obtenus grâce à cette technique. L’efficacité de la bougie tortillée est démontrée à travers des témoignages de patients ayant souffert de divers troubles urinaires. ## Sommaire 1. [Cas de M. V…](#cas-de-m-v) 2. [Dilatation Temporaire](#dilatation-temporaire) 3. [Autres Cas Cliniques](#autres-cas-cliniques) ## Cas de M. V… M. V…, des environs de Dreux, quarante-sept ans, en paraissant soixante. Plusieurs blennorrhagies; la première, à l’âge de dix-huit ans, dure cinq ans : injections d’eau vineuse, une douzaine ; suppression de l’écoulement. Deux ans plus tard, diminution du jet, abcès au périnée ouvert par le docteur Saint-Martin. À vingt-sept ans, rétention complète d’urine; cathétérisme avec une sonde d’argent par le professeur Richerand, qui ne peut arriver jusqu’à la vessie ; la sonde est fixée en contact avec l’obstacle. Le malade, dans son désespoir, l’enfonce lui-même avec force, mais dans une mauvaise direction; il retire la sonde, fait de violents efforts; l’urine s’écoule. Le docteur Nicod, après de longs tâtonnements, finit par pénétrer avec une sonde d’argent; il fait ensuite un traitement par la cautérisation; vingt applications de nitrate d’argent dans l’espace d’un mois. Pendant six mois, introduction quotidienne des sondes, jamais au-delà de 5 millimètres. Cessation ; diminution du jet ; besoins d’uriner toutes les demi-heures ; abcès au périnée qui s’ouvre et laisse après lui une fistule à travers laquelle les trois quarts de l’urine passent ; succession de petits abcès et de trajets fistuleux qui donnent au périnée l’aspect d’un écumoir. Le docteur Lechangeur d’Anet essaie le cathétérisme avec ménagement, et trouvant des difficultés, il m’adresse le malade. Présentation de diverses sondes et bougies qui ne peuvent franchir l’obstacle. Une bougie fine tortillée en spirale passe avec facilité; après douze heures de séjour, une petite sonde pénètre ; dilatation coup sur coup. Le quatrième jour, 7 millimètres. La vessie ne se vidant pas, le malade devra continuer à passer la sonde trois fois par jour. L’urine ne coule plus par les fistules. ## Dilatation Temporaire M. D…, 47 ans. Plusieurs gonorrhées ; la première à 21 ans, la dernière à 28 ans ; diminution du jet depuis l’avant-dernière. Après dix ans, rétention d’urine complète, qui cède à une application de sangsues. Cette rétention se renouvelle dans les années 1836, 1837, 1838, 1839, 1840, et, chaque fois, les sangsues et les bains la font cesser. Mais, en 1841, il en survient une autre encore, contre laquelle ces moyens échouent. Un médecin du voisinage, appelé dans la nuit, fait d’inutiles tentatives pour introduire une sonde. M. le docteur Janin, médecin ordinaire du malade, me fait appeler alors. Je trouve, au commencement de la portion membraneuse, un obstacle dont la résistance me paraît médiocre, mais qui pourtant ne se laisse franchir ni par les sondes ni par les bougies. Après quelques tâtonnements, une bougie tortillée parvient dans la vessie, et, après un quart d’heure, je lui substitue une petite sonde que je fixe. Au bout de vingt-quatre heures, une autre est introduite, et une autre encore six heures plus tard. Quelques symptômes inflammatoires m’engagent à l’enlever et à terminer par la dilatation temporaire ; mais les occupations du malade ne lui permettent pas de suivre le traitement d’une manière régulière, il le suspend avant qu’il soit complet. M. Buon…, artiste du Théâtre-Italien, se présenta chez moi, en 1839, dans un état de souffrance extrême, ne pouvant uriner depuis vingt heures. La sonde vient buter, à cinq pouces et demi, contre un obstacle dur et presque plan. Des bougies, présentées successivement, venant diminuant de grosseur, ne peuvent pénétrer. Je prends alors une bougie tortillée à sa pointe, et je parviens à lui faire franchir le détroit. Après cinq minutes de séjour, je la retire, et l’urine s’écoule par un mince filet, mais pourtant assez soutenu pour fournir la valeur d’un verre et procurer un soulagement immédiat. Je réintroduis la même bougie pendant dix minutes, et sa sortie est suivie de l’expulsion d’un autre verre d’urine. Replacée une troisième fois, et fixée pendant vingt-quatre heures, elle laisse passer l’urine entre elle et le canal. Le lendemain, dans l’espace d’une heure, profitant du ramollissement produit par le séjour de la bougie dans le tissu induré, je passe successivement deux, trois, et trois millimètres et demi. Dans les séances suivantes, la dilatation marche rapidement et régulièrement. Aujourd’hui, après cinq ans, M. Buon… accomplit la miction d’une manière normale. ## Autres Cas Cliniques M. M…, inspecteur de l’octroi, 65 ans. Forte constitution ; hernie inguinale très-large, formant une sorte d’éventration. Chaudepisse à 28 ans, qui a duré trois ans. À 30 ans, seconde blennorrhagie pendant trois mois ; diminution du jet de l’urine deux ans après la première chaudepisse ; expulsion de graviers à 50, 55 et 57 ans. Ces calculs étaient grisâtres et durs ; l’urine était limpide ; les besoins d’uriner sont fréquents ; ils se renouvellent toutes les heures, et la miction se fait avec efforts. Plusieurs rétentions ont lieu à l’époque de la sortie des trois graviers. À 61 ans, rétention d’urine qui n’est point causée cette fois par un gravier. Introduction de la sonde jusqu’à moitié du canal, sans arriver dans la vessie ; pourtant, sa sortie est suivie de l’expulsion abondante du liquide. Le malade renouvelle ensuite cette même manœuvre avec succès dans plusieurs autres rétentions. L’urine, depuis deux ans, est devenue trouble, muqueuse, fétide. Le 20 août 1842, nouvelle rétention, sans cause, si ce n’est l’excessive chaleur. Le malade veut renouveler ses manœuvres ; mais, cette fois, l’urine ne vient pas. M. Souchard, médecin à Batignolles, fait une tentative de cathétérisme ; mais, trouvant des difficultés, il n’insiste pas pour franchir, et m’amène le malade dans un état de souffrance et d’anxiété extrêmes. Je reconnais un rétrécissement, en arrière du bulbe, qui refuse d’admettre une bougie conique de deux millimètres et demi ; pareillement une autre droite de 0,001 ; je tortille la pointe de cette même bougie, elle franchit après quelques tâtonnements. Au bout de deux minutes, je la retire, et sa sortie est suivie d’un jet d’urine très-fétide, qui bientôt s’arrête. Réintroduction de la bougie pendant dix minutes ; nouveau jet ; puis, passage d’une petite sonde, par laquelle sort près de deux litres d’urine puante. La sonde est fixée à demeure. Le lendemain, passage d’une plus forte, puis d’une autre. Dilatation coup sur coup. Le quatrième jour, libre passage de sept millimètres et demi. Les jours suivants, dilatation temporaire. L’élargissement se maintient, l’urine s’éclaircit et perd de sa mauvaise odeur. Au mois de juillet 1844, c’est-à-dire deux ans après les événements que je viens de relater, M. M… éprouve de la douleur en urinant. Je le sonde, et je trouve une pierre molle, formée de phosphate triple, que je lui ai enlevée par la lithotritie évacuatrice. L’urètre n’avait rien perdu de son calibre, et j’ai pu introduire d’emblée une sonde de huit millimètres, après la première séance, pour achever, par des injections, d’entraîner les débris. Parmi les malades qui se sont présentés à ma consultation des voies urinaires, au bureau central des hôpitaux, il s’en est trouvé un certain nombre dans l’urètre desquels la bougie tortillée pouvait seule être introduite. J’en prendrai deux ou trois comme exemples. Roger, 26 ans, profession d’ornemaniste. Blennorrhagie à 21 ans, qui dure un mois, et cesse d’elle-même sans injections. Diminution du jet à 23 ans, rétention complète à 24 ans. Une bougie, introduite dans l’urètre, est arrêtée à cinq pouces et demi ; mais son contact avec l’obstacle suffit pour déterminer l’écoulement de l’urine qui se soutient pendant un an. À 25 ans, nouvelle ischurie, nouvelle tentative infructueuse de cathétérisme, bains suivis d’évacuation de l’urine. À partir de ce moment, le jet est filiforme, et quand Roger vient à la consultation, au mois de mars 1844, il n’urine plus que goutte à goutte. Une bougie capillaire ne peut franchir l’obstacle. Cependant, n’ayant pas sous la main de bougies tortillées à l’avance, je prolonge les tentatives. Voyant leur inutilité, je retire la bougie, je contourne sa pointe, et immédiatement elle passe sans difficulté. Après un quart d’heure de séjour, l’admission d’une bougie droite, d’un millimètre et demi, a lieu facilement. Ce rétrécissement, encore récent et vasculaire, a été effacé en sept séances. Noël, 45 ans. Deux blennorrhagies, l’une à 22 ans, l’autre à 39. La première, traitée par des émollients, dure peu ; la seconde, traitée par les injections, dure depuis six ans. La diminution du jet a précédé les injections ; cependant, il est devenu encore plus mince après. Au commencement de 1843, première rétention d’urine, qui dure une heure ; reproduction du même accident de mois en mois ; durée plus longue chaque fois. Depuis le commencement de cette année, les rétentions se reproduisent tous les quinze jours ; l’une d’elles a duré vingt heures. Noël se présente à la consultation pour les voies urinaires, le 2 avril 1844. Impossibilité de faire pénétrer aucune sonde ou bougie. Une bougie, plus fortement contournée que celles dont j’avais fait usage les premières fois, finit par franchir le détroit. Je la fixe à demeure pour vingt-quatre heures : le lendemain, elle sort spontanément ; mais le malade la replace lui-même sans difficulté. Dans la seconde séance, qui a lieu le lendemain, la bougie tortillée est replacée pour un instant, puis j’en fais pénétrer trois successivement jusqu’à deux et demi millimètres. Après huit séances d’une demi-heure, le calibre du canal est rétabli. ## Questions-Réponses 1. Quels sont les principaux avantages de la bougie tortillée dans le traitement des rétrécissements urinaires ? La bougie tortillée permet de franchir des obstacles difficiles à atteindre avec des sondes classiques, facilitant ainsi l’écoulement de l’urine et contribuant à la dilatation progressive du canal. 2. Quels types de patients sont susceptibles de bénéficier de l’utilisation de la bougie tortillée ? Les patients présentant des rétrécissements urinaires, des antécédents de blennorrhagies ou de gonorrhées, ainsi que ceux ayant des difficultés de miction dues à des abcès ou des fistules peuvent bénéficier de cette technique. 3. Quelle est la durée typique du traitement avec la bougie tortillée ? La durée du traitement peut varier, mais il est souvent nécessaire de procéder à plusieurs séances d’introduction de la bougie sur une période de quelques jours à quelques semaines pour obtenir des résultats satisfaisants.Les articles sur la même thématique
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FAQ — Questions fréquentes
Quels types de protections sont recommandés pour l’incontinence urinaire ?
Le choix dépend de l’intensité des fuites. Pour une incontinence légère, une protection anatomique ou un slip absorbant discret suffit. Pour une incontinence modérée à sévère, un change complet (couche adulte) offre une meilleure absorption et une protection plus longue durée, notamment la nuit.
Comment choisir entre un change complet et un slip absorbant ?
Le change complet (couche adulte avec attaches) convient aux personnes alitées ou à mobilité réduite, car il peut être posé sans se lever. Le slip absorbant, semblable à un sous-vêtement, est préféré pour les personnes actives qui souhaitent discrétion et autonomie lors des changes.
Les couches adultes sont-elles remboursées par l’Assurance Maladie ?
Oui, partiellement. Les changes complets (couches adultes avec attaches) sont inscrits à la Liste des Produits et Prestations (LPP) remboursables sous conditions : incontinence avérée, prescription médicale, et produits référencés. Le remboursement ne couvre pas les slips absorbants ni les protections anatomiques.


