Diagnostic des rétrécissements

La compréhension de diagnostic des rétrécissements est essentielle pour les personnes qui vivent avec l’incontinence urinaire ou fécale. En France, plus de 5 millions de personnes sont touchées par ces troubles, qui impactent significativement la qualité de vie au quotidien. Les protections adaptées — couches adultes, slips absorbants, changes complets — jouent un rôle central dans la gestion de ces situations.

# Diagnostic des Rétrécissements L’ancienneté des rétrécissements peut faire préjuger leur nature, car avec le temps, ils se modifient et passent à l’état fibreux et calleux. Ce phénomène a été reconnu par des médecins tels que Paré et Thierry de Hery. Ce texte examine les différents types de rétrécissements, leur diagnostic et les méthodes de traitement. ## Sommaire – L’ancienneté des rétrécissements – Cas clinique : M. G. L… – Identification des rétrécissements – Sensibilité et diagnostic – Histoire succincte du traitement des rétrécissements — ### L’ancienneté des rétrécissements L’ancienneté des rétrécissements peut faire préjuger leur nature, attendu qu’à la longue ils se modifient et passent à l’état fibreux et calleux, comme l’avait fort bien reconnu notre illustre Paré, comme l’avait écrit avant lui son ami d’enfance, Thierry de Hery : « Il faut premièrement, dit ce dernier, considérer si telles carnosités sont récentes ou invétérées, car, étant invétérées, elles seront plus endurcies et quelquefois cicatrisées » (p. 224, Méthode de curation de la maladie vénérienne, par Thierry de Hery, lieutenant-général du premier barbier chirurgien du roi). Tous les rétrécissements anciens ne passent pas nécessairement à l’état fibreux, et dans les observations que contiendra la suite de ce livre, on en trouvera un certain nombre qui, après vingt et trente ans d’existence, avaient conservé le caractère fongueux vasculaire et cédaient, en quelques jours, à la simple dilatation temporaire. J’en citerai ici un seul comme exemple. ### Cas clinique : M. G. L… M. G. L…, cinquante-six ans, a eu plusieurs gonorrhées ; la première, à vingt-quatre ans, fut traitée à Amsterdam, en 1810, par le docteur Shreuder ; mais avant la guérison, le malade fut obligé de partir pour la campagne de Russie. Au bout d’un an, il est pris de rétention d’urine complète. Il se fait des bougies avec de la toile cirée et parvient à la faire cesser en les portant jusqu’à l’obstacle. En 1813, un chirurgien de Harlingen, en Hollande, passe des bougies de parchemin et dilate jusqu’à 2 millimètres. Au bout de six mois, nouvelle rétention d’urine que le malade combat en portant des bougies jusque sur le rétrécissement, mais sans le franchir. Pendant vingt-huit ans, reproduction tous les trois mois du même accident, emploi du même moyen pour y porter remède. En 1862, la bougie ne détermine plus l’écoulement de l’urine. Le malade vient me trouver. Après quelques tâtonnements, une bougie capillaire passe, puis une autre ; l’urine s’écoule alors avec jet, et le malade est soulagé. Les bougies se succèdent de dix en dix minutes jusqu’à 3 millimètres. Le lendemain, même manœuvre progressive jusqu’à 6 millimètres. Le troisième jour, introduction des bougies 4-6, 7-7 1/2 millimètres ; continuation pendant six jours ; jet plein et fort ; guérison durable. Le rétrécissement était situé à 15 centimètres ; il était mou et fongueux bien qu’il existât depuis vingt et un ans. ### Identification des rétrécissements Les rétrécissements durs, calleux, que nous nommons plus communément aujourd’hui fibreux, se reconnaissent à la dureté du frottement de la sonde ou de la bougie qui les traversent, à la sensation de sécheresse et d’adhérence qu’ils font éprouver. Si une bougie, après avoir pénétré dans le rétrécissement, s’y trouve fortement pincée, et que la constriction, bien loin de diminuer, augmente de minute en minute pendant une demi-heure, puis cède pour réapparaître quand on imprime des mouvements à la bougie ; si ce rétrécissement est situé dans la portion spongieuse, nous pourrons supposer qu’il est turgescent et érectile. Si au contraire la bougie, fortement pincée d’abord, devient libre au bout d’un quart d’heure ou d’une demi-heure et reste mobile, si la substitution d’une autre plus forte peut se faire immédiatement et si celle-ci devient bientôt libre à son tour, il sera permis de croire que le rétrécissement est fongueux et produit par le gonflement vasculaire de la muqueuse. ### Sensibilité et diagnostic Peut-on tirer de la sensibilité plus ou moins vive du trajet d’un rétrécissement des indices relativement à sa nature, à l’existence d’une ulcération, d’un état inflammatoire, etc. ? Cela peut faire question et nous allons l’examiner. M. Lallemand a fait observer que, dans un passage, Ducamp parle de la grande sensibilité dont les rétrécissements sont doués, tandis que dans un autre il dit que l’application du caustique sur les rétrécissements ne fait pas éprouver plus de douleur que l’introduction d’une bougie. L’honorable professeur fait ressortir la contradiction de ces deux passages, contradiction qui existe en effet, mais qui peut s’expliquer par la nature différente des strictures. En effet, si dans les rétrécissements anciens, durs, calleux, la sensibilité est en général obtuse, il n’en est pas de même pour ceux qui sont récents, fongueux et vasculaires, ou qui sont restés tels, bien qu’invétérés. Pour ceux-là, le contact de la bougie est fort pénible, et la sensibilité s’y trouve ordinairement plus développée que dans le reste de l’urètre. ### Histoire succincte du traitement des rétrécissements Passons maintenant rapidement en revue les diverses médications qui ont été successivement mises en usage pour la cure des rétrécissements. Sur ce point, les médecins du seizième siècle nous ont laissé peu de chose à trouver ; dilatation permanente, dilatation temporaire, cautérisation, rugination, scarification, résection, incision, perforation, tout cela leur était connu. Cette abondance de moyens n’est pas précisément un signe de pauvreté, comme dans un grand nombre de maladies qu’on attaque par beaucoup de remèdes, parce qu’on n’en possède aucun de bon ; mais elle démontre au moins qu’il n’y a pas de traitement applicable à tous les cas, autrement on s’en serait tenu, ou bien on en serait revenu à celui-là. Les sondes vésicales ne semblent pas avoir été connues des Grecs, car on ne les trouve nulle part indiquées dans Hippocrate. Il parle dans beaucoup d’endroits de sondes au moyen desquelles on peut porter différents médicaments dans l’utérus. — ### Questions-Réponses Q1 : Qu’est-ce qui permet de distinguer un rétrécissement ancien d’un rétrécissement récent ? R1 : La nature et la dureté des tissus, ainsi que la sensibilité à l’introduction d’une bougie, permettent de faire cette distinction. Q2 : Quel est le traitement recommandé pour les rétrécissements fongueux ? R2 : Pour les rétrécissements fongueux, la dilatation temporaire avec des bougies est souvent efficace, suivie d’une observation de la réponse au traitement. Q3 : Pourquoi est-il difficile de diagnostiquer certains rétrécissements lors d’une première exploration ? R3 : Il est difficile de diagnostiquer certains rétrécissements car leur nature peut ne se révéler qu’à travers les effets du traitement dans les premiers jours.
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FAQ — Questions fréquentes

Quels types de protections sont recommandés pour l’incontinence urinaire ?

Le choix dépend de l’intensité des fuites. Pour une incontinence légère, une protection anatomique ou un slip absorbant discret suffit. Pour une incontinence modérée à sévère, un change complet (couche adulte) offre une meilleure absorption et une protection plus longue durée, notamment la nuit.

Comment choisir entre un change complet et un slip absorbant ?

Le change complet (couche adulte avec attaches) convient aux personnes alitées ou à mobilité réduite, car il peut être posé sans se lever. Le slip absorbant, semblable à un sous-vêtement, est préféré pour les personnes actives qui souhaitent discrétion et autonomie lors des changes.

Les couches adultes sont-elles remboursées par l’Assurance Maladie ?

Oui, partiellement. Les changes complets (couches adultes avec attaches) sont inscrits à la Liste des Produits et Prestations (LPP) remboursables sous conditions : incontinence avérée, prescription médicale, et produits référencés. Le remboursement ne couvre pas les slips absorbants ni les protections anatomiques.