Dilatation temporaire

La compréhension de dilatation temporaire est essentielle pour les personnes qui vivent avec l’incontinence urinaire ou fécale. En France, plus de 5 millions de personnes sont touchées par ces troubles, qui impactent significativement la qualité de vie au quotidien. Les protections adaptées — couches adultes, slips absorbants, changes complets — jouent un rôle central dans la gestion de ces situations.

# Dilatation Temporaire Casimir, un tonnelier de 31 ans, souffre de rétrécissement de l’urètre après une gonorrhée à 21 ans. Malgré plusieurs tentatives de cathétérisme, il parvient à retrouver un jet d’urine normal grâce à une série de dilatations. Ce texte présente plusieurs cas de dilatation temporaire de l’urètre, illustrant les méthodes et résultats obtenus. ## Sommaire – Casimir, tonnelier de 31 ans – M. de …, conseiller à la Cour des Comptes – Intervention sur un poète – Cas de M. le colonel L… – Conclusion ## Casimir, tonnelier de 31 ans Casimir, 31 ans, tonnelier de l’administration des hôpitaux : gonorrhée à 21 ans, dure deux ans et cesse d’elle-même sans injections. À 27 ans, diminution du jet d’urine, toujours croissante jusqu’à rétention complète d’urine. En mars 18##, tentatives infructueuses de cathétérisme à l’Hôtel-Dieu. Casimir vient à la consultation ; les sondes sont arrêtées à 0,15. Une bougie tortillée passe avec quelques tâtonnements. Après dix minutes, je la retire, et sa sortie est suivie d’un jet d’urine qui se prolonge, mais pas assez pour vider la vessie. La bougie est replacée pendant dix minutes encore ; après son extraction, l’urine sort plus abondamment que la première fois. J’introduis de nouveau la bougie et je la fixe. Pendant deux jours, le malade urine entre elle et l’urètre. À la consultation suivante, je trouve le tissu de l’angustie assez ramolli pour recevoir successivement un demi, deux, trois millimètres. En cinq séances d’une demi-heure, la dilatation est complète. Sept millimètres et demi pénètrent dans la vessie d’emblée. ## M. de …, conseiller à la Cour des Comptes Un seul urétrite à l’âge de vingt ans, traitée par les émollients. Après dix ans, diminution graduelle du jet d’urine, qui finit au bout de dix autres années par ne plus couler qu’en arrosoir. La vessie ne se vide pas complètement ; aussi les besoins d’expulser ce liquide se renouvellent toutes les heures. Les choses en sont à ce point, lorsqu’en 1837, M. le docteur Nacquart engage le malade à réclamer mes conseils. Dans notre réunion, je reconnais à l’orifice de la région musculeuse une angustie qui refuse d’admettre les sondes et bougies droites, mais que je parviens, après quelques tâtonnements, à traverser avec une bougie tortillée d’un millimètre. Les deux premiers jours, nous nous tenons à ce degré, qui produit une amélioration immédiate ; le troisième jour, nous passons 1-1 ½ millimètre ; le cinquième jour, nous arrivons à 3. Le passage de 3 à 4 présente quelques difficultés, nous le franchissons, et nous parvenons à la dilatation complète. M. de … nous disait que, chaque jour, à la Cour des Comptes, urinant dans une de ces guérites que le Parisien transplanté à Londres regrette si fort, il appréciait par le point plus ou moins élevé que son jet d’urine pouvait atteindre les progrès de la dilatation. La miction continue à s’exécuter avec facilité depuis sept ou huit ans. ## Intervention sur un poète L’un des poètes les plus énergiques et les plus corrects à la fois de notre époque, M. …, avait laissé s’aggraver un rétrécissement de l’urètre, au point de ne plus pouvoir uriner. Des tentatives de cathétérisme furent faites sans succès, mais non sans écoulement de sang. MM. les docteurs Baumetz et L. Évrat, amis du malade, me firent appeler. La rétention durait déjà depuis quinze heures ; la douleur était vive, la vessie distendue. Je présentai une petite sonde en gomme, à courbure fixe, qui fut arrêtée en arrière du bulbe. Je lui substituai une petite sonde d’argent, dont je tins le bec appuyé contre l’obstacle pendant un quart d’heure ; elle ne fit pas le moindre progrès. J’essayai l’injection forcée ; elle causa de vives douleurs ; la totalité du liquide revenait au dehors, il ne s’écoula pas une seule goutte d’urine. J’introduisis des bougies de plus en plus fines jusqu’à demi-millimètre ; le tout en vain. Je tordis le bout de cette bougie, et, à l’instant même, elle pénétra dans la vessie. J’engageai M. … à tâcher d’uriner, mais cela fut impossible. Je retirai la bougie après un séjour de dix minutes ; un petit jet d’urine suivit et fournit un quart de verre. La même bougie replacée amena un autre quart de verre après un quart d’heure. Semblable manœuvre fut renouvelée une troisième fois avec un égal résultat et un grand soulagement pour le malade. Une bougie un peu plus forte put pénétrer ; puis, au bout d’une heure, une petite sonde en gamme de deux millimètres, avec laquelle la vessie fut vidée ; je la fixai à demeure, et après vingt-quatre heures, j’introduisis trois millimètres ; le soir du second jour, trois et demi, et après quarante-huit heures, quatre millimètres. Le troisième jour, M. … se trouvant fatigué, je retirai la sonde ; mais, le soir, l’émission de l’urine était redevenue difficile. Le passage fut refusé aux sondes, et il me fallut revenir à la bougie tortillée pour ouvrir de nouveau une voie. Il est vrai qu’après quelques minutes de séjour, je pus introduire la seconde bougie, puis les sondes de 2, 3 millimètres, et, en moins de trois quarts d’heure, nous étions revenus à notre diamètre du matin. Je poussai la dilatation permanente jusqu’à six millimètres et demi ; puis, je terminai par la dilatation temporaire. Cela se passait en 1837. ## Cas de M. le colonel L… En 1841, une urétrite peu violente fut suivie presque immédiatement de la diminution du jet de l’urine. Au mois de mai 1842, M. … réclama de nouveau mes soins. Le canal s’était angustié rapidement dans le point où existait le précédent obstacle ; et déjà il ne recevait plus que deux millimètres et demi. Cette fois, l’angustie fut effacée en quelques séances de dilatation temporaire, et la mollesse du tissu qui la formait me permet de croire qu’elle ne se renouvellera plus. M. le colonel L…, près duquel je fus appelé en 1831, dans des conditions toutes semblables, m’avait offert des circonstances identiquement pareilles, sauf la récidive. Il y a peu de jours, j’ai revu M. L…, à l’occasion d’une végétation du gland survenue à son fils, auquel MM. Marjolin, Louis, Coster, donnent en ce moment des soins pour une affection du larynx ; il m’a dit que, pendant treize années écoulées depuis le traitement, il avait toujours uriné. Quant à sa santé générale, elle est excellente. ## Questions-Réponses 1. Quel était le problème principal rencontré par Casimir ? – Casimir souffrait d’un rétrécissement de l’urètre, entraînant une rétention complète d’urine. 2. Comment M. de … a-t-il amélioré son état ? – M. de … a subi une série de dilatations temporaires qui ont permis de restaurer un jet d’urine normal. 3. Quelles méthodes ont été utilisées pour traiter le poète en difficulté ? – Des bougies tortillées et des sondes ont été utilisées pour surmonter le rétrécissement de l’urètre, permettant ainsi la vidange de la vessie.
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FAQ — Questions fréquentes

Quels types de protections sont recommandés pour l’incontinence urinaire ?

Le choix dépend de l’intensité des fuites. Pour une incontinence légère, une protection anatomique ou un slip absorbant discret suffit. Pour une incontinence modérée à sévère, un change complet (couche adulte) offre une meilleure absorption et une protection plus longue durée, notamment la nuit.

Comment choisir entre un change complet et un slip absorbant ?

Le change complet (couche adulte avec attaches) convient aux personnes alitées ou à mobilité réduite, car il peut être posé sans se lever. Le slip absorbant, semblable à un sous-vêtement, est préféré pour les personnes actives qui souhaitent discrétion et autonomie lors des changes.

Les couches adultes sont-elles remboursées par l’Assurance Maladie ?

Oui, partiellement. Les changes complets (couches adultes avec attaches) sont inscrits à la Liste des Produits et Prestations (LPP) remboursables sous conditions : incontinence avérée, prescription médicale, et produits référencés. Le remboursement ne couvre pas les slips absorbants ni les protections anatomiques.