La compréhension de dilatation est essentielle pour les personnes qui vivent avec l’incontinence urinaire ou fécale. En France, plus de 5 millions de personnes sont touchées par ces troubles, qui impactent significativement la qualité de vie au quotidien. Les protections adaptées — couches adultes, slips absorbants, changes complets — jouent un rôle central dans la gestion de ces situations.
# Dilatation Ce texte aborde les complications liées à la dilatation de l’urètre, notamment les irritations causées par la sonde et les interruptions du traitement. Il présente des cas cliniques illustrant ces problèmes et les solutions apportées par les médecins. ## Sommaire – [Introduction](#introduction) – [Complications de la dilatation](#complications-de-la-dilatation) – [Cas clinique de M.R.](#cas-clinique-de-mr) – [Exemple de difficulté à conserver une sonde](#exemple-de-difficulté-à-conserver-une-sonde) ## Introduction Dans les observations qui précèdent, on a pu voir la dilatation brusque permanente marcher avec une régularité presque complète. Cependant, il n’en est pas toujours ainsi. ## Complications de la dilatation Parfois, la vessie est irritée par la présence de la sonde et la rapidité de la dilatation. L’urine devient ardente, sanguinolente ; les besoins sont fréquents ; un mouvement fébrile se manifeste. Il faut alors retirer la sonde et laisser quelques jours de repos. D’autres fois, c’est un gonflement du testicule qui vient interrompre le traitement. ## Cas clinique de M.R. – M.R., trente-deux ans : Plusieurs gonorrhées, la première à dix-sept ans ; dans le nombre, il y en a qui ont duré six mois. Injection vineuse. En 1835, sans diminution préalable du jet d’urine, rétention soudaine que M. le docteur Deville fait cesser au moyen des bains et des sangsues. Depuis ce moment, la miction est difficile et dure plusieurs minutes ; parfois, elle a lieu goutte à goutte. Malgré les instances de son médecin, le malade reste dans cet état pendant six ans. En 1861, le 15 janvier, lendemain d’un bal, rétention complète d’urine qui durait depuis dix heures lorsque M. Deville conduit le malade chez moi. Nous reconnaissons à 16 centimètres un obstacle mou, fongueux, qui admet une bougie capillaire, puis successivement 1,5 et 2 millimètres. L’urine suit la sortie de cette dernière. Le lendemain et le surlendemain, même manœuvre, sans pouvoir passer à un calibre plus fort. Le soir du troisième jour, rétention d’urine. Une bougie capillaire fait sortir une partie de l’urine ; en renouvelant cette introduction, la vessie finit par se vider. Le 19 et le 20, les trois plus faibles numéros de bougies passent, le n° 2 millimètres refuse. Le 21, rétention complète dans la nuit. M. R… essaie de passer des bougies, il ne peut y réussir et amène du sang. Le 22, je passe des bougies fines, puis je parviens à faire arriver une petite sonde qui reste vingt-quatre heures en place ; douleur, besoins d’uriner toutes les cinq minutes, fièvre, enlèvement de la sonde, bain de trois heures : l’urine coule. Le 26, menace de rétention, les bougies au-dessus de un millimètre refusent de passer, mais en une heure, nous revenons à deux millimètres. Comme les accidents inflammatoires ont disparu, je reprends la dilatation permanente rapide, augmentant le calibre des sondes de huit en huit heures. Le 28, l’urètre admet sans difficulté 6 millimètres. Mais les besoins d’uriner deviennent de nouveau fréquents ; l’urine est teinte de sang par stries. Enlèvement de la sonde ; écoulement libre de l’urine. Le 25 et le 26, repos, disparition complète de l’irritation vésicale. Le 27, reprise de la dilatation temporaire : une bougie de 6 millimètres est admise, en peu de jours, elle est portée à 8 millimètres. ## Exemple de difficulté à conserver une sonde En feuilletant une correspondance médicale, en vue de ce travail, je trouve une lettre qui me fournit un exemple de l’impossibilité où l’on se trouve parfois de laisser une sonde à demeure. J’en extrais le passage suivant : « Il m’a été impossible de conserver plus d’une heure la sonde que vous êtes venu hier soir me mettre. J’éprouvais dans la vessie des convulsions continuelles, et, par suite, j’ai rendu des eaux sales et légèrement tachées de sang. En outre, la prostate était tellement irritée que j’avais des érections, et je me tenais à quatre afin de ne pas avoir une pollution malgré moi. Aussi, afin d’éviter ce dernier incident, je me tenais assis au lieu d’être couché, et néanmoins, ne pouvant plus résister à la pollution qui allait avoir lieu, je me suis décidé à retirer la sonde. Depuis lors, à chaque instant, ma vessie fait des efforts. » ## Questions-Réponses 1. Quelles sont les complications possibles lors de la dilatation de l’urètre ? – Les complications incluent l’irritation de la vessie, des douleurs, des besoins fréquents d’uriner, et des saignements. 2. Comment M.R. a-t-il géré sa rétention d’urine ? – M.R. a subi plusieurs interventions, y compris l’utilisation de bougies et de sondes, mais a rencontré des difficultés persistantes pendant plusieurs années. 3. Pourquoi est-il parfois impossible de conserver une sonde à demeure ? – La présence de la sonde peut provoquer des convulsions dans la vessie, des irritations de la prostate et des douleurs, rendant son maintien insupportable pour le patient.Les articles sur la même thématique
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FAQ — Questions fréquentes
Quels types de protections sont recommandés pour l’incontinence urinaire ?
Le choix dépend de l’intensité des fuites. Pour une incontinence légère, une protection anatomique ou un slip absorbant discret suffit. Pour une incontinence modérée à sévère, un change complet (couche adulte) offre une meilleure absorption et une protection plus longue durée, notamment la nuit.
Comment choisir entre un change complet et un slip absorbant ?
Le change complet (couche adulte avec attaches) convient aux personnes alitées ou à mobilité réduite, car il peut être posé sans se lever. Le slip absorbant, semblable à un sous-vêtement, est préféré pour les personnes actives qui souhaitent discrétion et autonomie lors des changes.
Les couches adultes sont-elles remboursées par l’Assurance Maladie ?
Oui, partiellement. Les changes complets (couches adultes avec attaches) sont inscrits à la Liste des Produits et Prestations (LPP) remboursables sous conditions : incontinence avérée, prescription médicale, et produits référencés. Le remboursement ne couvre pas les slips absorbants ni les protections anatomiques.


