L’examen clinique médical peut être complété par des examens complémentaires afin d’évaluer les troubles mictionnels, identifier des infections urinaires et rechercher des pathologies associées.
L’examen cytobactériologique des urines
Cet examen doit être systématique devant tout trouble mictionnel. L’urine, prélevée au jet après toilette minutieuse, est examinée à l’état frais et après coloration de Gram.
Résultats : infection urinaire si nombre de germes > 10²/mL et polynucléaires > 10³/mL. Une culture et un antibiogramme peuvent être envisagés.
Les examens d’imagerie
Les examens d’imagerie sont surtout utiles pour rechercher des pathologies associées suspectées cliniquement.
Les technologies sans irradiation
L’endoscopie explore une cavité à l’aide d’un endoscope et peut inclure des gestes de microchirurgie. Elle ne nécessite pas de produit de contraste et reste désagréable pour le patient.
Cystoscopie
Elle renseigne sur la muqueuse vésicale, l’existence d’un résidu urinaire ou de calculs. Rarement, elle révèle des lésions expliquant les fuites urinaires.
Urétroscopie
Examine le canal urétral pour détecter sténoses, inflammations ou formations tumorales.
Échographie
Examen non invasif utilisant les ultrasons pour visualiser reins, uretères, vessie, urètre et prostate.
Echographie pelvienne
Permet de détecter obstacles, anomalies morphologiques et dynamique urétrale. Chez la femme, une voie endovaginale permet d’observer la cervicocystoptose. Chez l’homme, une échographie endorectale évalue le volume prostatique.
Imagerie par résonance magnétique (IRM)
L’IRM étudie les tissus de manière atraumatique. L’IRM dynamique du pelvis explore la fonction des releveurs de l’anus et s’indique en cas d’incontinence associée à un prolapsus ou post-chirurgicale.
Les technologies avec irradiation : la radiographie
Basée sur l’absorption des rayons X, parfois avec produit de contraste iodé. Les examens incluent UIV, cystographie rétrograde, colpocystogramme (rarement utilisé aujourd’hui).
Les épreuves urodynamiques
Définition
Les examens urodynamiques étudient la dynamique urinaire pendant le remplissage et la vidange vésicale.
Buts
Diagnostique : confirmer ou infirmer une instabilité vésicale ou urétrale.
Thérapeutique : guider le traitement rééducatif, médical ou chirurgical.
Pronostique : évaluer les résultats post-chirurgicaux.
Débitmétrie
Examen non invasif mesurant le débit urinaire. Le mictiogramme normal présente une courbe en cloche.
Cystomanométrie
Étudie les pressions intra-vésicales pendant le remplissage vésical. Permet d’évaluer tonus, réactivité, sensibilité et compliance vésicale.
Urétromanométrie ou sphinctérométrie
Mesure les pressions urétrales via un cathéter retiré progressivement. Analyse morphologie de la courbe, pression vésicale, urétrale maximale et pression de clôture.
Electromyographie
Étudie l’activité électrique des muscles du périnée et des sphincters striés urétral et anal. L’activité de base striée augmente progressivement pendant le remplissage vésical.
Questions-Réponses
1. Quel est l’objectif principal de l’examen cytobactériologique des urines ?
Détecter une infection urinaire, surtout en cas de troubles mictionnels.
2. Pourquoi l’échographie pelvienne est-elle pratiquée avec une vessie pleine ?
Une vessie pleine facilite la visualisation des structures pelviennes et la détection d’anomalies.
3. Quels sont les principaux intérêts des épreuves urodynamiques ?
Diagnostiquer, guider le traitement et évaluer le pronostic des troubles mictionnels.
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Pour les personnes qui vivent au quotidien avec l’incontinence urinaire ou fécale, ces informations ont une portée directe sur la gestion de leur condition. Comprendre les mécanismes physiologiques et pathologiques en jeu permet d’adapter ses protections et ses habitudes de vie.
Le choix d’une protection adaptée — couche adulte anatomique, slip absorbant ou change complet — dépend en grande partie du type et de l’intensité de l’incontinence. Un diagnostic précis, combiné à une bonne compréhension des mécanismes impliqués, guide vers les solutions les plus appropriées.
- Les incontinences légères (quelques fuites) sont gérées par des protections anatomiques discrètes
- Les incontinences modérées à sévères nécessitent des slips absorbants ou des changes complets
- L’incontinence nocturne requiert des protections à haute capacité d’absorption
- Une consultation médicale permet d’orienter vers le traitement et la protection adaptés


