La compréhension de les affections inflammatoires de la vessie et des reins est essentielle pour les personnes qui vivent avec l’incontinence urinaire ou fécale. En France, plus de 5 millions de personnes sont touchées par ces troubles, qui impactent significativement la qualité de vie au quotidien. Les protections adaptées — couches adultes, slips absorbants, changes complets — jouent un rôle central dans la gestion de ces situations.
Les affections inflammatoires de la vessie et des reins peuvent provoquer une incontinence par irritation locale. L’excitation du centre médullaire peut entraîner une inhibition du centre cérébral d’arrêt, conduisant à des réflexes médullaires. Ce phénomène est particulièrement observé dans le cadre de la tuberculose rénale, où l’incontinence peut être un symptôme précoce et insidieux de la maladie.
Introduction
Les affections inflammatoires de la vessie et des reins peuvent toutes s’accompagner d’incontinence par irritation locale. Le centre médullaire est excité au point de réagir seul. Son excitation exagérée provoque l’inhibition partielle ou complète du centre cérébral d’arrêt, ou bien une excitation assez forte pour provoquer le réflexe médullaire. Le sommeil étant trop profond, le cerveau ne peut pas être réveillé et empêcher la miction.
Incontinence et tuberculose rénale
C’est ainsi que l’on peut observer de l’incontinence dans les prélo-néphrites à infection banale ou de réaction tuberculeuse. C’est dans cette catégorie de faits qu’il faut ranger l’incontinence d’urine du début de la tuberculose rénale.
Importance du diagnostic
M. Desnos insiste sur l’importance du symptôme au point de vue du diagnostic tant chez l’enfant que chez l’adulte. On sait combien la tuberculose urinaire est fréquente et combien ses symptômes du début sont insidieux et latents. Des années peuvent s’écouler sans que la maladie donne lieu à un symptôme suffisant pour attirer l’attention.
Observations cliniques
Parmi les symptômes du début, la fréquence des besoins serait peut-être, d’après lui, le symptôme le plus constant. Certains auteurs ont voulu voir dans la pollakiurie nocturne un signe de tuberculose au début, et le fait est assurément exact. Poussée plus loin, cette fréquence, surtout chez des sujets atteints de névropathies, dont l’innervation vésicale est troublée, aboutit à une incontinence. Cependant, elle n’est pas essentielle, car elle indique une lésion soit de la vessie, soit des voies urinaires supérieures, et ne constitue qu’un réflexe.
Cette difficulté de diagnostic a conduit l’auteur à pratiquer de fréquents examens au cystoscope. Plusieurs fois, les résultats de cet examen ont été des plus importants et ont conduit au diagnostic. Il a constaté chez les sujets dont les urines ne présentaient rien de pathologique une altération des orifices urétéraux, consistant en une légère rougeur et un agrandissement de l’orifice, avec vascularisation périphérique, signes caractéristiques de l’infection tuberculeuse du début. Le reste de la vessie était à peu près indemne. L’évolution de la maladie a prouvé l’exactitude du diagnostic. Dans deux cas, la néphrectomie a amené la guérison.
Conclusion
Voilà donc des malades, dit M. Desnos, chez lesquels l’incontinence essentielle en apparence n’était autre qu’un signe de début d’une tuberculose rénale.
Questions-Réponses
1. Quels sont les symptômes précoces de la tuberculose rénale ? Les symptômes précoces incluent une fréquence accrue des besoins urinaires et une pollakiurie nocturne.
2. Pourquoi l’incontinence peut-elle être observée dans les cas de tuberculose rénale ? L’incontinence peut résulter d’une excitation du centre médullaire qui inhibe le centre cérébral d’arrêt, entraînant des réflexes médullaires.
3. Quelle méthode de diagnostic a été employée par M. Desnos ? M. Desnos a pratiqué des examens fréquents au cystoscope pour détecter des altérations des orifices urétéraux, signes d’infection tuberculeuse.
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Implications pratiques pour les personnes incontinentes
Pour les personnes qui vivent au quotidien avec l’incontinence urinaire ou fécale, ces informations ont une portée directe sur la gestion de leur condition. Comprendre les mécanismes physiologiques et pathologiques en jeu permet d’adapter ses protections et ses habitudes de vie.
Le choix d’une protection adaptée — couche adulte anatomique, slip absorbant ou change complet — dépend en grande partie du type et de l’intensité de l’incontinence. Un diagnostic précis, combiné à une bonne compréhension des mécanismes impliqués, guide vers les solutions les plus appropriées.
- Les incontinences légères (quelques fuites) sont gérées par des protections anatomiques discrètes
- Les incontinences modérées à sévères nécessitent des slips absorbants ou des changes complets
- L’incontinence nocturne requiert des protections à haute capacité d’absorption
- Une consultation médicale permet d’orienter vers le traitement et la protection adaptés
FAQ — Questions fréquentes
Quels types de protections sont recommandés pour l’incontinence urinaire ?
Le choix dépend de l’intensité des fuites. Pour une incontinence légère, une protection anatomique ou un slip absorbant discret suffit. Pour une incontinence modérée à sévère, un change complet (couche adulte) offre une meilleure absorption et une protection plus longue durée, notamment la nuit.
Comment choisir entre un change complet et un slip absorbant ?
Le change complet (couche adulte avec attaches) convient aux personnes alitées ou à mobilité réduite, car il peut être posé sans se lever. Le slip absorbant, semblable à un sous-vêtement, est préféré pour les personnes actives qui souhaitent discrétion et autonomie lors des changes.
Les couches adultes sont-elles remboursées par l’Assurance Maladie ?
Oui, partiellement. Les changes complets (couches adultes avec attaches) sont inscrits à la Liste des Produits et Prestations (LPP) remboursables sous conditions : incontinence avérée, prescription médicale, et produits référencés. Le remboursement ne couvre pas les slips absorbants ni les protections anatomiques.


