La compréhension de les rétrécissements de l’urètre est essentielle pour les personnes qui vivent avec l’incontinence urinaire ou fécale. En France, plus de 5 millions de personnes sont touchées par ces troubles, qui impactent significativement la qualité de vie au quotidien. Les protections adaptées — couches adultes, slips absorbants, changes complets — jouent un rôle central dans la gestion de ces situations.
# Les rétrécissements de l’urètre Les rétrécissements de l’urètre peuvent être causés par divers facteurs, notamment des altérations de la membrane fibreuse et des inflammations des glandes environnantes. Ce texte explore les différents types de rétrécissements, leurs causes, et des cas cliniques illustrant ces conditions. ## Sommaire – [Introduction aux rétrécissements](#introduction-aux-rétrécissements) – [Rétrécissements cartilagineux](#rétrécissements-cartilagineux) – [Dégénérescence tuberculeuse](#dégénérescence-tuberculeuse) – [Rétrécissements causés par l’engorgement des glandes](#rétrécissements-causés-par-lengorgement-des-glandes) – [Rétrécissements prépuciaux](#rétrécissements-prépuciaux) – [Rétrécissements spasmodiques](#rétrécissements-spasmodiques) ## Introduction aux rétrécissements Les rétrécissements de l’urètre peuvent résulter de plusieurs causes, dont des altérations des tissus environnants. ## Rétrécissements cartilagineux Les rétrécissements cartilagineux ne se voient que sur la verge; ils paraissent provenir d’une altération de la membrane fibreuse qui enveloppe les corps caverneux. Il n’est pas rare de sentir un point dur dans la cloison fibreuse de ces corps. M. Lallemand et d’autres auteurs les ont observés : ces points restent parfois stationnaires ou même se résolvent; mais d’autres fois ils s’étendent, durcissent et forment des anneaux qui enveloppent les trois quarts de la circonférence de la verge. J’ai rencontré ces cas quatre fois : l’un des malades avait d’abord consulté MM. Marjolin et Cruveilhier; chez un autre, qui tient un des premiers rangs dans l’industrie de la capitale, et que j’ai vu avec le docteur Deville, l’altération est plus remarquable encore, car la verge est entourée d’une série d’anneaux semblables à ceux de la trachée-artère. J’ai reconnu l’existence de quelques anneaux cartilagineux sur un malade que j’ai vu en consultation avec M. Jealier. Ces anneaux cartilagineux que je n’ai trouvés décrits nulle part ont résisté jusqu’à ce jour à tous les traitements. ## Dégénérescence tuberculeuse Dans les planches de l’ouvrage de M. Rayer sur les maladies des reins, on voit deux exemples d’une dégénérescence tuberculeuse de la muqueuse de l’urètre qui s’étendait à la vessie et aux uretères. Dans la pl. 2 de la 39e livraison de son anatomie pathologique, M. Cruveilhier a donné aussi la figure d’une prostate tuberculeuse. Deux fois j’ai eu l’occasion de voir des tubercules de l’urètre, mais les deux cas différaient des précédents; dans l’un, que m’a communiqué M. Barth, la prostate était détruite et transformée en une coque contenant du pus mêlé à de la matière tuberculeuse. Dans l’autre, un seul tubercule isolé s’était développé au milieu d’un bourrelet fibreux formant un rétrécissement en arrière du bulbe. Il n’y avait pas d’autre tubercule dans toute l’étendue de l’appareil urinaire; le poumon en contenait mais à l’état cru. La mort avait été causée par un abcès froid dans la région lombaire. Ce tubercule développé isolément dans une petite tumeur fibreuse est un fait remarquable, pourtant il n’est pas sans analogue. On voit des tubercules se développer ainsi isolément dans les cicatrices de la plèvre et du péritoine. ## Rétrécissements causés par l’engorgement des glandes Goulard admet encore une autre espèce de rétrécissement causé par l’engorgement et l’inflammation des glandes de diverses sortes qui avoisinent l’urètre, et versent leurs produits dans sa cavité. « Les glandes de l’urètre, dit-il, peuvent s’obstruer, grossir et former des tumeurs dont le volume, s’avançant plus ou moins dans la cavité de ce canal, en diminue le calibre. » Cet engorgement et la tuméfaction glandulaire résultent, suivant le même auteur, de l’obstruction des orifices des tuyaux excrétoires obstrués par des matières épaisses qui séjournent dans l’urètre et resserrent par leur âcreté ces orifices. C’est là une hypothèse qui n’a pas assez de fondement pour se faire admettre. ## Rétrécissements prépuciaux Bien que le prépuce soit étranger à l’urètre, peut-être n’est-il pas hors de propos de parler des rétrécissements de cette enveloppe du gland. Parfois son ouverture, primitivement étroite, s’enflamme, s’épaissit et forme un petit canal plus ou moins allongé, plus ou moins étroit, n’admettant qu’une bougie capillaire. À chaque émission de l’urine, ce liquide s’accumule dans le prépuce, le distend, irrite l’entrée du petit canal et, par un endurcissement progressif du tissu, en augmente la longueur. Le cas le plus remarquable de cette espèce de coarctation prépuciale, que j’ai observé, s’est rencontré sur un malade de Choisy-le-Roi pour lequel M. Escofier m’avait fait appeler. Le petit canal fibreux formé par le prépuce induré, à travers lequel filtrait l’urine, n’avait pas moins d’un pouce et demi. ## Rétrécissements spasmodiques J’arrive à une question fort débattue depuis une vingtaine d’années, c’est celle des rétrécissements spasmodiques. J’avouerai que mes idées sur ce point de pathologie ne sont pas encore complètement fixées, et pourtant je crois l’avoir étudié autant qu’aucun de ceux qui en parlent avec le plus d’assurance. Il me paraît évident que, sous la dénomination de rétrécissements spasmodiques, on a compris des affections diverses provenant de causes fort différentes, et que les auteurs sont loin de s’entendre sur la valeur de ce mot. Disons d’abord quels phénomènes on a désignés par le nom de rétrécissements spasmodiques; quels sont leurs symptômes. La description qu’en ont donnée MM. Begin et Lallemand me paraît la meilleure, bien qu’ils n’aient pas suffisamment spécifié les différences qui naissent de la nature diverse des tissus des régions sur lesquels ils se manifestent. Chez des sujets irritables, adonnés à la masturbation ou se livrant à des excès vénériens, il n’est pas rare de trouver l’urètre revenu spasmodiquement sur lui-même et ne livrant qu’avec difficulté passage à l’urine. Bien que la portion musculeuse de ce canal soit le plus ordinairement le siège des rétrécissements de ce genre, cependant il y a des cas dans lesquels la portion spongieuse est tellement sensible et irritable qu’elle se resserre avec force sur la bougie, la saisit en quelque sorte, l’empêche d’avancer ou même la repousse au dehors dès qu’on cesse de la maintenir. ## Questions-Réponses 1. Quels sont les principaux types de rétrécissements de l’urètre ? – Les principaux types incluent les rétrécissements cartilagineux, tuberculeux, causés par l’engorgement des glandes, prépuciaux et spasmodiques. 2. Comment se manifeste un rétrécissement spasmodique ? – Il se manifeste par une difficulté à uriner, où l’urètre se contracte spasmodiquement, rendant le passage de l’urine difficile. 3. Quels traitements sont disponibles pour ces rétrécissements ? – Les traitements varient selon la cause, mais peuvent inclure des interventions chirurgicales, des traitements médicamenteux ou des approches conservatrices pour gérer les symptômes.Les articles sur la même thématique
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FAQ — Questions fréquentes
Quels types de protections sont recommandés pour l’incontinence urinaire ?
Le choix dépend de l’intensité des fuites. Pour une incontinence légère, une protection anatomique ou un slip absorbant discret suffit. Pour une incontinence modérée à sévère, un change complet (couche adulte) offre une meilleure absorption et une protection plus longue durée, notamment la nuit.
Comment choisir entre un change complet et un slip absorbant ?
Le change complet (couche adulte avec attaches) convient aux personnes alitées ou à mobilité réduite, car il peut être posé sans se lever. Le slip absorbant, semblable à un sous-vêtement, est préféré pour les personnes actives qui souhaitent discrétion et autonomie lors des changes.
Les couches adultes sont-elles remboursées par l’Assurance Maladie ?
Oui, partiellement. Les changes complets (couches adultes avec attaches) sont inscrits à la Liste des Produits et Prestations (LPP) remboursables sous conditions : incontinence avérée, prescription médicale, et produits référencés. Le remboursement ne couvre pas les slips absorbants ni les protections anatomiques.


