La compréhension de pression soutenue est essentielle pour les personnes qui vivent avec l’incontinence urinaire ou fécale. En France, plus de 5 millions de personnes sont touchées par ces troubles, qui impactent significativement la qualité de vie au quotidien. Les protections adaptées — couches adultes, slips absorbants, changes complets — jouent un rôle central dans la gestion de ces situations.
# Pression Soutenue M. V…, ayant été renouvelée dix-sept jours d’affilée, la bougie pénétra sans difficulté jusqu’à la vessie le dix-huitième jour. Je la fixai à demeure, et au bout de vingt-quatre heures, il me fut possible de lui substituer une petite sonde. À partir de ce moment, nous fûmes maîtres du terrain. Toutes les douze heures, nous gagnâmes 1 millimètre, et le quatrième jour, l’urètre admettait 7 1/2 millimètres. Au moment où j’avais pu faire franchir la première bougie, j’avais senti un grattement assez significatif pour me donner l’assurance qu’un gravicr existait en arrière du rétrécissement, ou plutôt, comme il arrive d’ordinaire, entre deux rétrécissements. En effet, il fut entraîné après la troisième sonde. Cette circonstance, jointe à la persistance du catarrhe après la dilatation, me fit supposer l’existence d’un calcul dans la vessie. J’en rencontrai un petit dont je fis l’extraction, après l’avoir écrasé avec le brise-pierre à cuiller. L’écoulement urétral se supprima, malgré son abondance, dès que la dilatation fut complète. Pour la maintenir, des bougies de gros calibre furent introduites pendant une demi-heure à une heure, pendant quinze jours. ## Néphrite et Cautérisation M. V… m’a offert une particularité peu rare et qu’il est important de noter : une néphrite survenue à la suite de l’évacuation plus complète de la vessie, et par suite des cavités du rein dans lesquelles l’urine cesse de stagner. Cette soustraction d’une cause d’inflammation semblerait devoir toujours être favorable, et pourtant l’ébranlement qui résulte de cette nouvelle manière d’être fait passer quelquefois l’irritation de la muqueuse des calices et du bassinet à la substance corticale, ce qui est toujours grave. Les rétentions incomplètes d’urine produites par la déformation de la prostate et le développement du lobe pathologique donnent lieu plus souvent à ces phénomènes que celles dont les angusties sont la cause, parce que les premières sont ordinairement plus graves et plus longtemps inconnues. Je reviendrai sur cet important sujet. ### Cautérisation Directe ou d’Avant en Arrière Nous avons vu dans l’histoire du traitement qu’Ambroise Paré pratiquait parfois cette méthode avec ses bougies embouties d’une pâte escarotique. Loiseau se servait d’un tube ouvert à ses deux extrémités pour faire arriver le caustique sur l’obstacle. Wiseman, François Roncali, puis plus tard Hunter, firent usage d’un porte-crayon, recouvert d’une gaîne, auquel Évrard Home substitua la bougie armée qui succomba sous les attaques motivées de Ducamp et de ses continuateurs. Cependant, la méthode elle-même a été atteinte par la réprobation, et aujourd’hui chacun se croit obligé de déverser un blâme sur la cautérisation directe. M. Civiale, par exemple, s’est acharné contre elle en plusieurs endroits. Je conçois que dans le cas où la coarctation livre passage aux instruments, alors que l’on peut choisir entre les divers modes d’application des caustiques, la cautérisation directe ne se présente pas sous les couleurs les plus favorables. Mais il n’en est plus de même lorsque le rétrécissement, perméable encore à l’urine, est infranchissable pour les bougies, les sondes et les instruments. Dans ce cas, le choix n’existe plus qu’entre le cathétérisme forcé, l’incision extérieure, la ponction de la vessie et la cautérisation d’avant en arrière. Entre ces quatre méthodes, je donne sans hésitation la préférence à la dernière, et je crois que beaucoup de médecins seront de mon avis. ### Conditions de Réussite La cautérisation directe doit être faite selon certaines conditions pour être exempte des dangers qui lui sont attribués et pour qu’elle ait une chance de réussite. Elle doit attaquer bien centralement et de front l’obstacle, laissant intactes les autres parties de l’urètre. Aucun instrument ne remplissant ces conditions, j’ai fait exécuter celui que l’on voit représenté dans les figures 70-71-72. Le porte-caustique direct est formé d’un tube en gomme, à courbure fixe, aux deux extrémités duquel sont des virolles. Un obturateur sert à boucher l’ouverture du tube pendant qu’il chemine dans la partie de l’urètre antérieure au rétrécissement. Lorsque le tube est arrivé à l’obstacle, on retire l’obturateur et, à sa place, on introduit le caustique. ### Exemples de Traitement M. K…, négociant à Marseille, vint me consulter en 1832 pour un rétrécissement dont l’origine remontait à une vingtaine d’années. Plusieurs chirurgiens avaient tenté de passer des sondes et des bougies sans y parvenir. Je pris alors le parti de fixer une bougie en contact avec l’obstacle, situé à 16 centimètres de profondeur. Je me servis d’une petite boule de plomb pour exercer une pression soutenue. Au bout de quinze jours, n’ayant fait aucun progrès, je discontinuai l’emploi de ce moyen et je pratiquai la cautérisation directe avec un porte-caustique de 7 1/2 millimètres de diamètre. Trois applications furent faites à quatre jours de distance. Lorsque je présentai l’instrument pour la quatrième fois, je n’éprouvai qu’une résistance légère, puis je le sentis immédiatement franchir et parvenir jusqu’à la vessie. Des bougies de 7 millimètres furent ensuite introduites chaque jour pendant une demi-heure pour assurer la dilatation, qui s’est maintenue le reste de sa vie. ## Sommaire – Pression Soutenue – Néphrite et Cautérisation – Cautérisation Directe ou d’Avant en Arrière – Conditions de Réussite – Exemples de Traitement ### Questions-Réponses 1. Quelle est la méthode utilisée pour traiter le rétrécissement de l’urètre dans ce texte ? La méthode utilisée est la cautérisation directe, qui consiste à appliquer un caustique sur l’obstacle. 2. Quels sont les risques associés à la cautérisation directe ? Les risques incluent l’irritation de la muqueuse des calices et du bassinet, qui peut se propager à la substance corticale. 3. Comment M. K… a-t-il été traité pour son rétrécissement ? M. K… a été traité par cautérisation directe après plusieurs tentatives infructueuses avec des sondes et des bougies. Trois applications ont été réalisées, permettant finalement de franchir l’obstacle.Les articles sur la même thématique
Les protections les plus achetées
FAQ — Questions fréquentes
Quels types de protections sont recommandés pour l’incontinence urinaire ?
Le choix dépend de l’intensité des fuites. Pour une incontinence légère, une protection anatomique ou un slip absorbant discret suffit. Pour une incontinence modérée à sévère, un change complet (couche adulte) offre une meilleure absorption et une protection plus longue durée, notamment la nuit.
Comment choisir entre un change complet et un slip absorbant ?
Le change complet (couche adulte avec attaches) convient aux personnes alitées ou à mobilité réduite, car il peut être posé sans se lever. Le slip absorbant, semblable à un sous-vêtement, est préféré pour les personnes actives qui souhaitent discrétion et autonomie lors des changes.
Les couches adultes sont-elles remboursées par l’Assurance Maladie ?
Oui, partiellement. Les changes complets (couches adultes avec attaches) sont inscrits à la Liste des Produits et Prestations (LPP) remboursables sous conditions : incontinence avérée, prescription médicale, et produits référencés. Le remboursement ne couvre pas les slips absorbants ni les protections anatomiques.


