La compréhension de traitements et recommandations de l’incontinence urinaire chez la femme est essentielle pour les personnes qui vivent avec l’incontinence urinaire ou fécale. En France, plus de 5 millions de personnes sont touchées par ces troubles, qui impactent significativement la qualité de vie au quotidien. Les protections adaptées — couches adultes, slips absorbants, changes complets — jouent un rôle central dans la gestion de ces situations.
L’incontinence urinaire chez la femme est un problème de santé courant qui nécessite une approche adaptée en médecine générale. Ce document présente les stratégies de traitement, notamment pour l’incontinence par regorgement, l’incontinence d’effort et l’incontinence par impériosité. Les recommandations incluent des approches non chirurgicales, chirurgicales et pharmacologiques.
Stratégie dans l’incontinence urinaire par regorgement
Les incontinences par regorgement liées à une obstruction urétrale sont traitées chirurgicalement ou, lorsque la chirurgie est impossible, par sondage intermittent ou permanent. Elles restent cependant rares chez la femme.
Recommandations
Traitement de l’incontinence urinaire d’effort
La rééducation périnéo-sphinctérienne, seule ou associée au biofeedback ou à l’électrostimulation, est recommandée.
Rééducation périnéo-sphinctérienne : grade B
Biofeedback / électrostimulation : grade C
Elle peut être réalisée par un kinésithérapeute ou une sage-femme. Elle est proposée en première intention chez une patiente motivée, sans troubles cognitifs et valide.
Un traitement chirurgical peut être indiqué :
si l’incontinence d’effort est très invalidante,
ou après échec d’une rééducation bien conduite (10 à 20 séances).
Les anticholinergiques ne sont pas recommandés dans l’incontinence d’effort isolée, sans symptômes d’impériosité.
Traitement de l’incontinence urinaire par impériosité
Les traitements suivants sont recommandés (grade C) :
adaptation des apports hydriques,
reprogrammation mictionnelle,
calendrier mictionnel,
rééducation périnéo-sphinctérienne,
électrostimulation fonctionnelle visant à inhiber le détrusor.
Ces approches peuvent être combinées pour optimiser la réduction des contractions vésicales.
Un traitement pharmacologique par anticholinergiques peut être proposé en première intention ou après échec des mesures non médicamenteuses (grade B).
Il doit être prescrit après :
élimination d’une infection urinaire,
élimination d’une rétention urinaire,
vérification de l’absence de contre-indications
vérification de l’absence d’un traitement anticholinestérasique.
L’efficacité peut être renforcée par :
un calendrier mictionnel,
une répartition adaptée des boissons,
l’ajustement de l’horaire des diurétiques.
Questions-Réponses
1. Quelles sont les principales méthodes de traitement pour l’incontinence d’effort ?
La rééducation périnéo-sphinctérienne, le biofeedback et l’électrostimulation.
2. Quand un traitement chirurgical est-il envisagé ?
En cas d’incontinence très invalidante ou après échec d’une rééducation structurée.
3. Quelles précautions avant de prescrire un anticholinergique ?
Éliminer infection et rétention urinaires, vérifier les contre-indications et l’absence de traitement anticholinestérasique.
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Implications pratiques pour les personnes incontinentes
Pour les personnes qui vivent au quotidien avec l’incontinence urinaire ou fécale, ces informations ont une portée directe sur la gestion de leur condition. Comprendre les mécanismes physiologiques et pathologiques en jeu permet d’adapter ses protections et ses habitudes de vie.
Le choix d’une protection adaptée — couche adulte anatomique, slip absorbant ou change complet — dépend en grande partie du type et de l’intensité de l’incontinence. Un diagnostic précis, combiné à une bonne compréhension des mécanismes impliqués, guide vers les solutions les plus appropriées.
- Les incontinences légères (quelques fuites) sont gérées par des protections anatomiques discrètes
- Les incontinences modérées à sévères nécessitent des slips absorbants ou des changes complets
- L’incontinence nocturne requiert des protections à haute capacité d’absorption
- Une consultation médicale permet d’orienter vers le traitement et la protection adaptés


