Prise en charge de l’incontinence urinaire de la femme en médecine générale

La compréhension de prise en charge de l’incontinence urinaire de la femme en médecine générale est essentielle pour les personnes qui vivent avec l’incontinence urinaire ou fécale. En France, plus de 5 millions de personnes sont touchées par ces troubles, qui impactent significativement la qualité de vie au quotidien. Les protections adaptées — couches adultes, slips absorbants, changes complets — jouent un rôle central dans la gestion de ces situations.

L’incontinence urinaire chez la femme est un sujet de préoccupation en médecine générale. Ce document présente les recommandations du rapport Anaes concernant la rééducation périnéo-sphinctérienne, ainsi que des données issues de revues systématiques récentes. Les techniques de rééducation et leur efficacité sont également abordées.

Rééducation périnéo-sphinctérienne

Les principaux points des recommandations du rapport Anaes « Bilans et techniques de rééducation périnéo-sphinctérienne pour le traitement de l’incontinence urinaire chez la femme à l’exclusion des affections neurologiques » sont repris ci-dessous. Les données de deux revues systématiques de la littérature publiée postérieurement à ces recommandations ont également été ajoutées.

Techniques de rééducation

Les différentes techniques de rééducation (travail manuel intravaginal des muscles du plancher pelvien et exercices du plancher pelvien, biofeedback instrumental, électrostimulation fonctionnelle, cônes) sont le plus souvent associées les unes aux autres en fonction et suivant l’évolution du bilan de rééducation. Leur principe est détaillé en annexe 11.

Efficacité et objectifs des techniques de rééducation

Rééducation et incontinence d’effort

Dans l’incontinence urinaire d’effort, l’analyse de la littérature réalisée par l’Anaes en 2000 a montré la supériorité du biofeedback et du travail musculaire par rapport à la stimulation électrique et à l’utilisation des cônes (grade C).

Selon une revue systématique de la littérature faite dans le cadre de la Cochrane Collaboration, il semble que les exercices du plancher pelvien soient efficaces dans l’incontinence urinaire d’effort ou mixte. La plupart des études ont cependant été réalisées chez des femmes jeunes, avant la ménopause, avec de petits échantillons et sont toutes méthodologiquement discutables.

Toujours selon cette revue, l’association des exercices du plancher pelvien, de l’électrostimulation fonctionnelle, et d’une reprogrammation du comportement mictionnel ne semble pas plus efficace que les exercices du plancher pelvien seuls, et l’intérêt de l’association du biofeedback aux exercices du plancher pelvien n’est pas clairement prouvé.

Revue systématique des études

Critères de sélection des études :

  • Nombre de patients inclus : 3 795
  • Essais contrôlés randomisés : 43
  • Critères d’inclusion : symptômes ou diagnostic d’incontinence urinaire d’effort (IUE) ou d’incontinence urinaire (IU), absence de traitement ou placebo.

Les exercices de renforcement du plancher pelvien (EPP) sont plus efficaces que l’absence de traitement ou un placebo dans l’IUE ou l’IU. La qualité des études disponibles ne permet pas de conclure que les EPP sont plus ou moins efficaces que d’autres traitements.

Efficacité des cônes vaginaux

Une autre revue systématique de la littérature faite dans le cadre de la Cochrane Collaboration a étudié l’efficacité des cônes vaginaux. Si l’on compare le traitement avec cônes à l’absence de traitement actif, il semble que les cônes aient une efficacité dans le traitement de l’incontinence d’effort. Leur efficacité paraît similaire à celle de l’électrostimulation. Les résultats des études comparatives entre exercices du plancher pelvien et cônes sont contradictoires. Il n’y a pas de preuves que l’association cônes et biofeedback soit plus efficace.

Questions-Réponses

Q1 : Quelles sont les techniques de rééducation pour l’incontinence urinaire chez la femme ? R1 : Les techniques incluent le travail manuel intravaginal des muscles du plancher pelvien, les exercices du plancher pelvien, le biofeedback instrumental, l’électrostimulation fonctionnelle et l’utilisation de cônes.

Q2 : Quelle technique est considérée comme la plus efficace pour l’incontinence d’effort ? R2 : Selon les recommandations, le biofeedback et le travail musculaire sont supérieurs à la stimulation électrique et à l’utilisation des cônes.

Q3 : Les cônes vaginaux sont-ils efficaces pour traiter l’incontinence d’effort ? R3 : Oui, les cônes vaginaux semblent avoir une efficacité dans le traitement de l’incontinence d’effort, comparable à celle de l’électrostimulation.

Les articles sur la même thématique

Les protections les plus achetées

FAQ — Questions fréquentes

Quels types de protections sont recommandés pour l’incontinence urinaire ?

Le choix dépend de l’intensité des fuites. Pour une incontinence légère, une protection anatomique ou un slip absorbant discret suffit. Pour une incontinence modérée à sévère, un change complet (couche adulte) offre une meilleure absorption et une protection plus longue durée, notamment la nuit.

Comment choisir entre un change complet et un slip absorbant ?

Le change complet (couche adulte avec attaches) convient aux personnes alitées ou à mobilité réduite, car il peut être posé sans se lever. Le slip absorbant, semblable à un sous-vêtement, est préféré pour les personnes actives qui souhaitent discrétion et autonomie lors des changes.

Les couches adultes sont-elles remboursées par l’Assurance Maladie ?

Oui, partiellement. Les changes complets (couches adultes avec attaches) sont inscrits à la Liste des Produits et Prestations (LPP) remboursables sous conditions : incontinence avérée, prescription médicale, et produits référencés. Le remboursement ne couvre pas les slips absorbants ni les protections anatomiques.