Procédé de duret pour l’incontinence urinaire

La compréhension de procédé de duret pour l’incontinence urinaire est essentielle pour les personnes qui vivent avec l’incontinence urinaire ou fécale. En France, plus de 5 millions de personnes sont touchées par ces troubles, qui impactent significativement la qualité de vie au quotidien. Les protections adaptées — couches adultes, slips absorbants, changes complets — jouent un rôle central dans la gestion de ces situations.

Le procédé de Duret, proposé par le professeur Duret de Lille, vise à traiter l’incontinence urinaire par une opération chirurgicale. Cette méthode se distingue par sa simplicité et son efficacité, contrairement à d’autres techniques qui ont montré des résultats mitigés. L’opération se déroule en quatre temps, permettant un allongement de la paroi postérieure de l’urèthre.

Introduction

Loin d’être obtenue, l’efficacité des traitements pour l’incontinence urinaire varie considérablement. Si le résultat a été satisfaisant pour la malade faisant l’objet de la 5ème observation de Pawlick, il n’est guère aussi brillant pour les quatre premiers cas. Ces femmes sont obligées d’uriner toutes les heures et même toutes les demi-heures sous peine de perdre leurs urines involontairement.

Critiques des procédés précédents

De plus, chez la malade de Gersuny (1), opérée par Pawlick, le résultat a été absolument négatif. Cette opération semble justiciable d’une critique importante. Elle est longue à exécuter et, pour être complète, elle se fait en deux temps à huit jours d’intervalle, voire plus selon les cas. Elle est assez compliquée et demande une grande précision dans le choix des points de repère. Pawlick lui-même souligne que parmi les deux premiers points de repère, le point externe ne doit pas se trouver plus haut que l’interne, mais plus bas ou à la même hauteur, sinon les parois de l’urèthre seraient écartées l’une de l’autre, atteignant ainsi le contraire du résultat recherché.

Procédé de Duret

Le procédé de Duret repose sur le même principe, mais il est plus simple, d’une exécution beaucoup plus facile et bien moins longue puisque l’opération est pratiquée en une seule séance. L’état des deux opérées est enfin très satisfaisant. Ce dernier procédé semble donc bien supérieur.

Description de l’opération

Comme résultat de ce procédé, on obtient un allongement de la paroi postérieure de l’urèthre, et ce canal décrit une courbe à concavité supérieure.

Étapes de l’opération

L’opération se fait en quatre temps (1) :

  • Premier temps : Incision circulaire au pourtour du méat, dont la muqueuse est réséquée circulairement sur une étendue de deux à trois millimètres.
  • Deuxième temps : Deuxième incision circulaire à un centimètre ou un centimètre et demi en dehors de la première. La zone de muqueuse comprise entre les deux incisions est réséquée aux ciseaux sur tout le pourtour de l’urèthre.
  • Troisième temps : L’urèthre libre au milieu de la plaie est disséqué en haut, en bas et sur les côtés, sur une hauteur de deux centimètres. Il se trouve ainsi mobilisé dans presque toute sa longueur.
  • Quatrième temps : Consiste à coudre cet urèthre ainsi mobilisé, sous le pubis, à la racine du clitoris, en le transformant en une fente transversale. La résection circulaire de la muqueuse a avivé la région jusque sous le clitoris. Au besoin, on complète aux ciseaux cet avivement.

On place alors deux pinces à forci-pressure aux angles latéraux de l’urèthre, et on l’allie en haut, en l’élargissant transversalement. Un fil de catgut est passé dans les commissures latérales ainsi produites, et chacune d’elles est cousue sous le pubis. Deux ou trois fils intermédiaires sont placés entre les deux premiers à la partie supérieure de l’urèthre, puis au-dessous pour unir la muqueuse uréthrale à la muqueuse vaginale. L’urèthre forme en définitive une fente transversale logée sous le pubis, presque en contact avec le clitoris.

(1) D’après la note manuscrite que M. le professeur Duret a bien voulu nous communiquer, et dont nous le remercions bien vivement.

Conclusion

Le procédé de Duret se révèle être une alternative efficace et moins complexe que d’autres méthodes précédemment utilisées pour traiter l’incontinence urinaire.

Questions-Réponses

Q1 : Quelle est la principale critique des procédés précédents à l’opération de Duret ? R1 : Les procédés précédents, comme celui de Pawlick, sont longs à exécuter, compliqués et ont montré des résultats mitigés, avec des patientes devant uriner très fréquemment.

Q2 : En quoi le procédé de Duret est-il supérieur ? R2 : Le procédé de Duret est plus simple, s’exécute en une seule séance et a montré des résultats satisfaisants chez les patientes opérées.

Q3 : Quelles sont les étapes de l’opération selon le procédé de Duret ? R3 : L’opération se déroule en quatre temps : incision circulaire, réséction de muqueuse, dissection de l’urèthre, et couture de l’urèthre mobilisé sous le pubis.

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FAQ — Questions fréquentes

Quels types de protections sont recommandés pour l’incontinence urinaire ?

Le choix dépend de l’intensité des fuites. Pour une incontinence légère, une protection anatomique ou un slip absorbant discret suffit. Pour une incontinence modérée à sévère, un change complet (couche adulte) offre une meilleure absorption et une protection plus longue durée, notamment la nuit.

Comment choisir entre un change complet et un slip absorbant ?

Le change complet (couche adulte avec attaches) convient aux personnes alitées ou à mobilité réduite, car il peut être posé sans se lever. Le slip absorbant, semblable à un sous-vêtement, est préféré pour les personnes actives qui souhaitent discrétion et autonomie lors des changes.

Les couches adultes sont-elles remboursées par l’Assurance Maladie ?

Oui, partiellement. Les changes complets (couches adultes avec attaches) sont inscrits à la Liste des Produits et Prestations (LPP) remboursables sous conditions : incontinence avérée, prescription médicale, et produits référencés. Le remboursement ne couvre pas les slips absorbants ni les protections anatomiques.