Procédé de schultze et observations cliniques

La compréhension de procédé de schultze et observations cliniques est essentielle pour les personnes qui vivent avec l’incontinence urinaire ou fécale. En France, plus de 5 millions de personnes sont touchées par ces troubles, qui impactent significativement la qualité de vie au quotidien. Les protections adaptées — couches adultes, slips absorbants, changes complets — jouent un rôle central dans la gestion de ces situations.

Le procédé de Schultze vise à rétrécir le col vésical et le segment profond de l’urèthre, devenus trop longs et impuissants à oblitérer l’orifice postérieur et la lumière du canal. Ce texte présente des observations cliniques sur l’efficacité de ce procédé, ainsi que des cas d’incontinence urinaire et les interventions chirurgicales associées.

Procédé de Schultze

Le but de Schultze est de rétrécir le col vésical et le segment profond de l’urèthre, devenus trop longs et impuissants à oblitérer l’orifice postérieur et la lumière du canal. L’opération se fait avec la malade placée dans la position de la taille. Une valve abaisse la paroi postérieure du vagin. Schultze, pendant l’exérèse de son lambeau, se sert du spéculum uréthral de Simon.

Une incision commençant à un centimètre de l’orifice uréthral délimite un lambeau elliptique long de 3 centimètres et large d’un centimètre vers sa partie médiane. L’incision profonde comprend toute l’épaisseur du septum uréthro-vaginal et la partie inférieure du col de la vessie.

Huit à neuf sutures ferment ensuite la plaie obtenue après l’ablation du lambeau. Ce procédé a été mis en pratique deux fois par Schultze lui-même. Le résultat peu encourageant dans la première observation a été brillant pour la seconde malade.

Observation 20

Aualie Weineck de Fhustedt, rachitique pendant l’enfance, a révélé pour la première fois une incontinence à 18 ans. Elle a accouché à 35 ans d’un enfant vivant après une grossesse normale. À 45 ans, un médecin reconnait l’existence d’un calcul vésical. On cherche sans succès, le 25 juin 1875, à extraire le calcul par urètre dilaté. Une incision au milieu du vagin est pratiquée, mais la plaie n’est pas suturée, entraînant une incontinence d’urine.

Le 14 mai 1816, la malade consulte à la clinique de gynécologie du professeur Schultze. L’orifice de l’urèthre est lacéré, et le canal s’ouvre sur un trajet de ? centimètres de long. En arrière de cette déchirure, le canal est fermé par un tissu cicatriciel. Une sonde de cinq millimètres passe avec difficulté.

À quatre centimètres de l’orifice uréthral, une cicatrice s’étend dans la paroi vaginale. Derrière cette cicatrice existe un trajet fistuleux qui mène dans la vessie. Cette fistule laisse passer une sonde de cinq millimètres.

La pierre expulsée pèse 60 grammes. La restauration de la fistule est effectuée, avec fermeture à gauche par quatre points de sutures. Une incontinence persiste, qualifiée d’incontinence uréthrale.

Le 24 juin, les bords de la déchirure uréthrale sont vivifiés, et cinq sutures sont posées. La persistance de l’incontinence est notée, malgré une réunion par première intention. Une dilatation méthodique du canal par sondes est effectuée pour vaincre la cicatrisation.

Le 22 novembre 1878, la malade se présente de nouveau, réclamant une intervention radicale. Schultze l’opère alors selon son procédé. La malade peut parfaitement garder ses urines, avec une miction volontaire toutes les deux heures.

Observation 91

Ottilie Reichmann de Weimar, 31 ans, se présente le 2 février 1877 à la clinique pour une incontinence d’urine. Elle a eu 8 accouchements, et après le premier, elle développe un prolapsus et une incontinence. Après le deuxième accouchement, l’incontinence s’accentue, et à partir du troisième, elle devient absolue.

À l’examen, aucun trajet fistuleux n’est observé. La colonne postérieure du vagin fait une saillie légère hors de la vulve. La vessie est large, flasque et sensible à la pression. Le sphincter vésical et le muscle vésical sont inactifs.

Après plusieurs semaines de traitements, le muscle vésical commence à se contracter. Le 20 juin 1877, une opération de Schultze est réalisée avec exérèse d’un lambeau de 3 centimètres. Les sutures sont enlevées, et la malade garde ses urines en marchant et debout.

Procédé de Winckel

L’observation suivante recueillie dans le travail de Winckel montre que le chirurgien de Munich cherche à obtenir le rétrécissement du canal de l’urèthre en excisant sur la paroi antérieure du vagin un lambeau en forme de coin ayant toute l’épaisseur des tissus, y compris la muqueuse uréthrale.

Observation 22

Au début d’octobre 1886, une dame est adressée par un gynécologue après un an et demi de traitement sans succès pour une incontinence d’urine. Les traitements précédents n’ont pas donné de résultats.

À l’examen, son urine est claire et légèrement acide, sans traces de calcaire vésical. La patiente perd ses urines en marchant ou en se levant, mais peut les garder en position allongée.

Le 21 décembre 1887, un lambeau de 7 centimètres est excisé sur la paroi vaginale antérieure, et la plaie est réunie avec 12 sutures. Le résultat initial est bon, mais la rétention devient moins efficace lorsque la patiente se fatigue.

Questions-Réponses

1. Quel est l’objectif principal du procédé de Schultze ? L’objectif principal est de rétrécir le col vésical et le segment profond de l’urèthre pour oblitérer l’orifice postérieur et la lumière du canal.

2. Quelles complications ont été observées après les interventions chirurgicales ? Des complications telles que la persistance de l’incontinence urinaire et la formation de fistules vésico-uréthrales ont été observées.

3. Quel traitement a été proposé par Winckel pour traiter l’incontinence ? Winckel a proposé d’exciser un lambeau en forme de coin sur la paroi antérieure du vagin pour obtenir le rétrécissement du canal de l’urèthre.

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FAQ — Questions fréquentes

Quels types de protections sont recommandés pour l’incontinence urinaire ?

Le choix dépend de l’intensité des fuites. Pour une incontinence légère, une protection anatomique ou un slip absorbant discret suffit. Pour une incontinence modérée à sévère, un change complet (couche adulte) offre une meilleure absorption et une protection plus longue durée, notamment la nuit.

Comment choisir entre un change complet et un slip absorbant ?

Le change complet (couche adulte avec attaches) convient aux personnes alitées ou à mobilité réduite, car il peut être posé sans se lever. Le slip absorbant, semblable à un sous-vêtement, est préféré pour les personnes actives qui souhaitent discrétion et autonomie lors des changes.

Les couches adultes sont-elles remboursées par l’Assurance Maladie ?

Oui, partiellement. Les changes complets (couches adultes avec attaches) sont inscrits à la Liste des Produits et Prestations (LPP) remboursables sous conditions : incontinence avérée, prescription médicale, et produits référencés. Le remboursement ne couvre pas les slips absorbants ni les protections anatomiques.