La compréhension de rééducation de l’incontinence et mesures simples chez la personne âgée est essentielle pour les personnes qui vivent avec l’incontinence urinaire ou fécale. En France, plus de 5 millions de personnes sont touchées par ces troubles, qui impactent significativement la qualité de vie au quotidien. Les protections adaptées — couches adultes, slips absorbants, changes complets — jouent un rôle central dans la gestion de ces situations.
La rééducation concerne principalement l’incontinence post-chirurgicale et débute par l’apprentissage de la contraction de la musculature périnéale. Si l’incontinence persiste après cicatrisation, une rééducation est entreprise chez le kinésithérapeute, comportant trois volets.
La stimulation électrique
Grâce à une sonde intra-anale, des contractions rythmiques du muscle sphincter sont provoquées. Cela hypertrophie la zone lésée, sans douleur ni inconfort. Les modulations périodiques du courant traitent l’insuffisance musculaire du sphincter et l’instabilité vésicale provoquant des fuites involontaires.
La biorétroaction
Le patient contracte volontairement son anus via la sonde, et l’effort est enregistré et affiché sur un moniteur sous forme de courbe ou de signal sonore. Cela permet au patient de visualiser et moduler son effort.
La rééducation comportementale
La relation patient/thérapeute permet d’adapter le matériel de protection et les mictions programmées pour améliorer la continence.
Chez la personne âgée
Deux situations se présentent couramment :
Prise en charge simple : patient aux fonctions supérieures intactes ; diagnostic et traitement rapides.
Polypathologie : facteurs spécifiques et non spécifiques intriqués ; traitement complexe nécessitant adaptation au terrain, contexte et entourage.
Mesures simples
Supprimer ou remplacer les médicaments incontinogènes ; le pharmacien peut optimiser l’heure de prise (ex. diurétiques le matin).
Mettre en place un calendrier mictionnel diurne et nocturne, à heures fixes et progressivement espacées.
Stimuler la défécation quotidienne si nécessaire, par exemple via un suppositoire.
Questions-Réponses
Q1 : Quels sont les principaux volets de la rééducation pour l’incontinence post-chirurgicale ?
R1 : Stimulation électrique, biorétroaction et rééducation comportementale.
Q2 : Comment la stimulation électrique aide-t-elle à traiter l’incontinence ?
R2 : Elle provoque des contractions rythmiques du sphincter, hypertrophie la zone lésée et traite l’insuffisance musculaire.
Q3 : Quelles mesures simples peuvent être prises pour gérer l’incontinence chez les personnes âgées ?
R3 : Supprimer ou remplacer les médicaments incontinogènes et mettre en place un calendrier mictionnel rigoureux.
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Implications pratiques pour les personnes incontinentes
Pour les personnes qui vivent au quotidien avec l’incontinence urinaire ou fécale, ces informations ont une portée directe sur la gestion de leur condition. Comprendre les mécanismes physiologiques et pathologiques en jeu permet d’adapter ses protections et ses habitudes de vie.
Le choix d’une protection adaptée — couche adulte anatomique, slip absorbant ou change complet — dépend en grande partie du type et de l’intensité de l’incontinence. Un diagnostic précis, combiné à une bonne compréhension des mécanismes impliqués, guide vers les solutions les plus appropriées.
- Les incontinences légères (quelques fuites) sont gérées par des protections anatomiques discrètes
- Les incontinences modérées à sévères nécessitent des slips absorbants ou des changes complets
- L’incontinence nocturne requiert des protections à haute capacité d’absorption
- Une consultation médicale permet d’orienter vers le traitement et la protection adaptés


