Traitement des rétrécissements de l’urètre

La compréhension de traitement des rétrécissements de l’urètre est essentielle pour les personnes qui vivent avec l’incontinence urinaire ou fécale. En France, plus de 5 millions de personnes sont touchées par ces troubles, qui impactent significativement la qualité de vie au quotidien. Les protections adaptées — couches adultes, slips absorbants, changes complets — jouent un rôle central dans la gestion de ces situations.

# Traitement des Rétrécissements de l’Urètre Le texte aborde les différentes méthodes de traitement des rétrécissements de l’urètre, en se basant sur des observations historiques et des expériences cliniques. Il souligne l’importance d’adapter le traitement à chaque type de rétrécissement, tout en présentant des aphorismes qui guident la pratique chirurgicale. ## Sommaire 1. [Introduction](#introduction) 2. [Aphorismes](#aphorismes) 3. [Traitement des Rétrécissements du Prépuce et de l’Orifice Externe de l’Urètre](#traitement-des-rétrécissements-du-prépuce-et-de-lorifice-externe-de-lurètre) ## Introduction Je suppose que l’erreur de M. Velpeau a pu provenir de ce que dans la Bibliothèque de Médecine, Planque dit que Solingen pratiqua l’opération de l’incision de l’urètre, « comme il l’avait vu pratiquer à Livourne; tandis que dans Vander Wiel, le même Planque avait traduit : « Ce peu de succès l’obligea à avoir recours à un autre moyen qu’il dit lui avoir réussi à Livourne. » Cette digression doit trouver son excuse dans l’importance même de l’examen de cette question historique. Au lieu de diviser longitudinalement toute la longueur de l’urètre, opération que pourrait seule, non pas justifier, mais excuser une succession non interrompue de callosités infranchissables, on s’est borné à fendre la coarctation seulement. J.-L. Petit, qui a plusieurs fois pratiqué cette opération, y trouvait une heureuse application de sa sonde en S. L’exemple de ce grand chirurgien n’a pas trouvé d’imitateurs immédiats; mais depuis un demi-siècle l’incision de dehors en dedans, du tissu faisant obstacle, a été plusieurs fois pratiquée. Lassus remplaça la sonde en S par une sonde en gomme pour soutenir la suture et maintenir le calibre de l’urètre. Le professeur Eekstrom de Stockholm en a fait des applications heureuses; Arnott a publié, dans les Médico-Chirurgical Transactions, t. 12, p. 351, un mémoire sur les avantages de l’incision avec l’indication d’un procédé pour la pratiquer. J’ai eu moi-même recours, il y a douze ans, à l’incision pour un cas de rétrécissement calleux avec pierre, dont je rapporterai plus loin l’histoire. Lorsque le rétrécissement réside dans la partie spongieuse de l’urètre, la distension du canal, facile à sentir en arrière de l’obstacle, a dû conduire tout naturellement à pratiquer une ponction sur cet endroit. Mais lorsque la stricte occupe sa place habituelle, c’est-à-dire l’orifice de la portion membraneuse, la boutonnière n’est pas une opération aussi facile. Enfin, lorsque le cathétérisme a été ou a paru impraticable, on a eu recours à la ponction de la vessie, ultima ratio de la chirurgie uropathique. Trois routes différentes ont été ouvertes à l’urine : Dionis imagina la ponction périnéale, Fleurant la ponction par l’anus, et Franco la ponction hypogastrique. À ces trois modes, on pourrait en joindre un quatrième souvent pratiqué par le chirurgien à son insu, je veux parler de la ponction de la prostate par l’urètre. Nous reviendrons sur cette question importante lorsque nous traiterons de la rétention d’urine complète. Il n’est pas un des procédés que nous venons d’énumérer qui ne compte des succès, car le hasard peut souvent faire tomber juste : Quis est enim, qui totum diem jaculans non aliquando collineet, a dit Cicéron. Mais notre but n’est pas de guérir quelquefois; nous devons nous attacher à guérir toujours, ou du moins le plus souvent possible, et nous n’avons l’espoir d’y parvenir que par l’application à chaque variété de rétrécissement du mode de traitement qui lui convient le mieux; c’est ce que je vais m’efforcer d’indiquer, prenant pour guide l’observation des faits nombreux qui se sont offerts à moi depuis dix-huit ans. ## Aphorismes Je commencerai par où d’ordinaire l’on finit, c’est-à-dire par une série de sentences définies, distinctes, comme l’indique le mot aphorisme; lesquelles pourraient être considérées comme la conclusion, le résumé du traitement. J’ai voulu les placer en tête de ce chapitre (sauf à les répéter en terminant), afin d’indiquer l’ordre d’idées dans lequel il a été écrit, exposant ainsi tout d’abord les principaux axiomes qui me servent de règle de conduite et sur lesquels j’oserai appeler l’attention de mes confrères : 1. Aucun mode de traitement n’est applicable à tous les rétrécissements. 2. Il y a des rétrécissements valvulaires que peut déchirer ou effacer un seul cathétérisme. 3. Les rétrécissements situés au méat urinaire n’égèrent le plus souvent que par la scarification; la dilatation est ordinairement impuissante, la cautérisation les aggrave. 4. La dilatation suffit au plus grand nombre des rétrécissements de l’intérieur de l’urètre; lorsqu’elle n’égère pas radicalement, du moins elle n’aggrave pas le mal. 5. La dilatation temporaire graduée, faite chaque jour pendant moins d’une heure, est le meilleur mode de traitement; il convient de l’essayer dans le plus grand nombre des cas. 6. Le séjour des sondes, prolongé pendant quelques jours, ramollit, résout et peut guérir certains rétrécissements qui résistaient à la dilatation temporaire. 7. La cautérisation ne convient pas aux rétrécissements situés dans la partie spongieuse de l’urètre: elle les exacerbe, les rend fibreux, turgescents, calleux, inguérissables. 8. La cautérisation pratiquée dans la région membraneuse guérit des rétrécissements pour lesquels la dilatation est impuissante; mais si elle était appliquée primitivement et indistinctement à tous, elle en aggraverait beaucoup. 9. La cautérisation pratiquée avec modération dans la région membraneuse produit la résolution des tissus indurés. Continuée au-delà d’une certaine mesure, elle détermine une transformation fibreuse et aggrave le mal. 10. La cautérisation doit toujours être suivie de la dilatation temporaire pour achever la résolution et l’aplanissement du rétrécissement. Il ne faut pas attendre, pour commencer cette dernière, que la destruction du tissu induré soit complétée par la cautérisation; car on pourrait dépasser la mesure et arriver à un résultat contraire, la transformation fibreuse. ## Traitement des Rétrécissements du Prépuce et de l’Orifice Externe de l’Urètre Nous n’avons pas à nous occuper de l’imperforation du prépuce, non plus que de l’étroitesse originelle, laissant à peine filtrer l’urine, c’est à l’accoucheur qu’il appartient d’y porter remède. Lorsque l’ouverture du prépuce suffit à l’écoulement du liquide, l’enfance et l’adolescence se passent d’ordinaire sans qu’il en résulte de trouble; c’est seulement à l’âge de la puberté, quand viennent les érections, que l’étroitesse du prépuce cause de l’incommodité et réclame l’intervention de la chirurgie. Lorsque l’ouverture du prépuce étant originellement étroite, survient une inflammation qui la resserre ou augmente le volume du gland, il en résulte ordinairement un phimosis, qui tantôt disparaît sous l’influence des émollients, et d’autres fois nécessite une prompte opération; la blennorrhagie et les chancres en sont les causes ordinaires. Ce phimosis aigu appartient à l’histoire des maladies vénériennes plus qu’à celle des rétrécissements; nous le laisserons de côté pour nous occuper seulement du phimosis chronique, dont les conséquences peuvent être, si on le néglige, aussi funestes que celles des rétrécissements de l’intérieur de l’urètre eux-mêmes. Parmi les nombreux accidents qui en résultent, nous citerons le paraphimosis, la blennorrhagie prépuciale, la balanite, la formation de graviers entre le prépuce et le gland. Mais ces désordres locaux sont peu de chose en comparaison de ceux qui peuvent être produits profondément, car l’inflammation de l’urètre, de la prostate, des vésicules séminales, des testicules, de la vessie et des reins, suivent la perturbation de l’évacuation de l’urine, quelle que soit la nature de l’obstacle qui l’a causée. J’ai raconté, à la page 54, l’histoire d’un homme dont l’urètre a été détruit dans une étendue de quatre centimètres, par suite d’un rétrécissement du prépuce. La figure qui représente cette pièce se trouvera au chapitre dans lequel je m’efforcerai de montrer quels désordres peuvent produire un obstacle au cours de l’urine. Le rétrécissement du prépuce n’est pas toujours précédé par une inflammation aiguë; assez souvent il commence par un œdème auquel succède l’endurcissement du tissu cellulaire. L’état de phlogose de la doublure interne amène le resserrement successif, et l’enveloppe du gland se transforme. — ### Questions-Réponses Q1 : Quelle est l’importance de l’incision de l’urètre dans le traitement des rétrécissements ? R1 : L’incision de l’urètre permet de traiter les coarctations sans avoir à diviser longitudinalement toute la longueur de l’urètre, ce qui pourrait justifier une succession de callosités infranchissables. Q2 : Quels sont les principaux aphorismes à retenir pour le traitement des rétrécissements ? R2 : Aucun mode de traitement n’est applicable à tous les rétrécissements, et la dilatation est souvent le meilleur mode de traitement à essayer dans la plupart des cas. Q3 : Quelles complications peuvent résulter d’un phimosis chronique ? R3 : Les complications d’un phimosis chronique peuvent inclure le paraphimosis, la blennorrhagie prépuciale, la balanite, et des inflammations des organes génitaux et urinaires.
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FAQ — Questions fréquentes

Quels types de protections sont recommandés pour l’incontinence urinaire ?

Le choix dépend de l’intensité des fuites. Pour une incontinence légère, une protection anatomique ou un slip absorbant discret suffit. Pour une incontinence modérée à sévère, un change complet (couche adulte) offre une meilleure absorption et une protection plus longue durée, notamment la nuit.

Comment choisir entre un change complet et un slip absorbant ?

Le change complet (couche adulte avec attaches) convient aux personnes alitées ou à mobilité réduite, car il peut être posé sans se lever. Le slip absorbant, semblable à un sous-vêtement, est préféré pour les personnes actives qui souhaitent discrétion et autonomie lors des changes.

Les couches adultes sont-elles remboursées par l’Assurance Maladie ?

Oui, partiellement. Les changes complets (couches adultes avec attaches) sont inscrits à la Liste des Produits et Prestations (LPP) remboursables sous conditions : incontinence avérée, prescription médicale, et produits référencés. Le remboursement ne couvre pas les slips absorbants ni les protections anatomiques.