La compréhension de ui12 l’appareil d’électrostimulation est essentielle pour les personnes qui vivent avec l’incontinence urinaire ou fécale. En France, plus de 5 millions de personnes sont touchées par ces troubles, qui impactent significativement la qualité de vie au quotidien. Les protections adaptées — couches adultes, slips absorbants, changes complets — jouent un rôle central dans la gestion de ces situations.
L’appareil d’électrostimulation est un dispositif fonctionnant sur piles, qui génère un courant de basse fréquence pour provoquer des contractions musculaires. Utilisé pour traiter divers problèmes de santé, il est essentiel de suivre les recommandations d’un professionnel pour son utilisation. Ce texte aborde également la prise en charge financière de ces appareils et les enjeux liés à l’incontinence urinaire.
1. L’appareil d’électrostimulation
La stimulation électrique se fait à l’aide d’un petit appareil qui fonctionne à pile. Il génère un courant de basse fréquence, transmis au périnée via une sonde vaginale pour la femme, une sonde anale pour l’homme, voire pour les appareils les plus récents, des électrodes. Cela provoque une contraction musculaire, par stimulation du nerf moteur des muscles.
Le médecin ou le rééducateur précise les modalités de la stimulation : choix de la fréquence du courant ; durée du temps de travail, de repos ; fréquence et durée de la séance ; tous ces paramètres étant fonction de l’indication thérapeutique visée (voir tableau II de la deuxième partie). Ces paramètres sont modulables au cours du traitement.
2. Prise en charge financière
La prise en charge des prestations de l’électrostimulation à domicile et des sondes par le TIPS est de :
- 2000 F TTC pour l’achat de l’appareil.
- 77 F TTC pour la location hebdomadaire (limitée à 26 semaines).
- 170 F TTC de forfait annuel pour les sondes ou électrodes périnéales.
La prise en charge des sondes n’est valable qu’à condition qu’elles soient exclusivement utilisées au domicile de la patiente, et non dans un centre médical ou paramédical. De même, d’après les textes, ce remboursement n’est pas cumulable avec le remboursement de séances de rééducation périnéales et sphinctériennes prescrites chez le rééducateur. Cependant, l’interprétation par les Caisses peut varier. Il est évident que le contrôle et l’aide du rééducateur par le suivi, l’indication des modalités différentes et l’encouragement au cours du traitement à domicile, restent nécessaires et indispensables.
Les principaux appareils sur le marché sont ELECTROTON, EUROSTIM et PERI-STIM.
3. Incontinence urinaire : un problème de santé publique
L’incontinence urinaire n’est plus une fatalité. En mettant à la disposition de ces clients des produits spécifiques, assortis d’informations claires, le pharmacien peut amorcer le dialogue et les inviter à se traiter. C’est trop souvent parce que le sujet reste tabou que bon nombre d’incontinences bénignes dérivent vers l’irréversibilité.
En effet, l’image honteuse associée à l’incontinence urinaire conduit beaucoup de personnes à taire leur trouble à leur médecin ou à leur pharmacien. L’incontinence est ressentie comme un problème social et psychologique très grave. Les hommes et surtout les femmes qui en souffrent, sont souvent embarrassés de demander de l’aide. Ils se débrouillent ou achètent des produits inadaptés qui ne protègent pas suffisamment. Ce handicap, faute d’une bonne connaissance générale, est soit considéré comme marginal, soit trop facilement associé à la sénilité, quand il n’en est pas considéré comme le synonyme.
Or, contrairement aux idées reçues, l’éventail des incontinents est large. Il y aurait en France plusieurs millions de personnes souffrant de ce handicap dont les trois quarts sont des femmes, pas toujours âgées. Une meilleure information sur l’importance épidémiologique et statistique de l’incontinence, la typologie des incontinents, permettrait de briser la chape de silence et de faire sortir l’incontinence urinaire de l’ombre. Ce handicap doit être considéré à sa juste mesure pour ce qu’il est : un problème de santé publique de par l’ampleur des personnes concernées et de par le coût qu’il génère.
4. Bibliographie
- AAPI – Guide publié par l’association : Aides et conseils aux personnes incontinentes, 1999, 53 p.
- B Braun BIOTROL SA – Guide de l’incontinence urinaire, Nice : Edition RF Santé, 1996, 83 p.
- Biamonti M – L’incontinence : l’expliquer, la prévenir, la soigner, Paris : Editions Frison-Roche, 1993, 47 p.
- Callanquin J, Camuzeaux C, Labrude P – Abrégé : Le matériel de maintien à domicile ; Paris : Masson, 1998, 176 p.
- Callanquin J, Labrude P – Cours de 5ème année officinale de maintien à domicile, Nancy, 1999-2000.
- Cooper – Brochure éditée par la Cooper, fascicule Soins et maintien à domicile, 2001, 34 p.
- Cotelle-Bernède O – L’auto sondage intermittent propre, fiche publiée par l’AAPI, 1998, 1 p.
- Dictionnaire OCP Dico plus – Le matériel pour l’incontinence, Editions OCP, 2001, 85-102.
- Guignard JP – Incontinences : assurer soins et confort, Vincennes : Editions Hospitalières, 1995, 129 p.
- Hoffmann M – Cours de 5ème année officinale sur les dispositifs médicaux, Nancy, 1999-2000.
- Laboratoire Abena – Brochure éditée par le laboratoire sur les slips de maintien : Abri, 1997, non paginée.
- Laboratoire Abena – Brochure éditée par le laboratoire sur les protections anatomiques : Abrisan, 1997, non paginée.
- Laboratoire Clément – Fiche technique éditée par le laboratoire : l’urinal permanent ambulatoire Burnet, 1997, 1 p.
- Laboratoire Coloplast – Brochure éditée par le laboratoire : Coloplast Alterna, 2000, 16 p.
- Laboratoire Coloplast – Brochure éditée par le laboratoire : Conveen : Systems, troubles de la continence, 2000, 12 p.
- Laboratoire Coloplast – Brochure éditée par le laboratoire : guide pratique du sondage intermittent, 1998, 24 p.
- Laboratoire EC Med – Brochure éditée par le laboratoire, Adage, 1999, 17 p.
- Laboratoire Gouget – Fiche technique éditée par le laboratoire : l’urinal URSEC, 1999, 1 p.
- Laboratoire Paul Hartmann – Brochure éditée par le laboratoire : la cellulose, 1993, 20-36.
- Laboratoire Paul Hartmann – Brochure : Le symptôme d’incontinence urinaire : Bilan et Prise en charge, 1999, 26 p.
- Laboratoire Paul Hartmann – Les troubles mictionnels de la personne âgée, Soins et Service, 2000, (15), 15 p.
- Laboratoire Paul Hartmann – Brochure éditée par le laboratoire : Médiset domicile, livret d’aide à la prescription, 2000, 31 p.
- Laboratoire ID – Brochure éditée par le laboratoire : innovation et dynamisme, 1996, 5 p.
- Laboratoire Invacare – Brochure éditée par le laboratoire, Opale, 2000, 31 p.
- Laboratoire Locapharm – Brochure éditée par le laboratoire, le catalogue de bien-être à domicile, 199, 64 p.
- Laboratoire Molnlycke – Document de laboratoire sur les palliatifs absorbants, sans date, non paginé.
- Laboratoire Molnlycke – Brochure éditée par le laboratoire : mémento du soignant, 1999, 35 p.
- Laboratoire Molnlycke – Plaquette sur le Tena Flex, sans date, 1 p.
- Laboratoire Peters – Brochure éditée par le laboratoire : guide pratique de l’auto sondage, 1997, 14 p.
- Laboratoire Pharm import – Plaquette éditée par le laboratoire sur l’urinoir jetable, 2001, 1 p.
- Laboratoire Porgès – Brochure éditée par le laboratoire : guide conseil Porgès, édition 1998-1999, 27 p.
- Laboratoire Thuasne – Brochure éditée par le laboratoire, l’autonomie retrouvée, 1999, 24 p.
- Laboratoire Thuasne – Brochure éditée par le laboratoire, guide pour le choix d’un support de prévention des escarres, 2001, 20 p.
- Maugourd-Bizen MF, Vetel JM, Bizien A – Vivre avec l’incontinence, prise en charge de l’incontinence par le patient, In : L’Incontinence urinaire du sujet âgé, Paris : Medsi/Mc Graw-Hill, 1988, 95-117.
- Rubrique technique – Les protections dans l’incontinence, In : Les Incontinences: journal de la fondation Polivex-Wubhrlin, 1988, (4), p 3.
- Salomon PY – Cahier théra-pratique : l’incontinence urinaire, Le moniteur des pharmacies, 1995, (2147), 8 p.
- Salomon PY – Cahier théra-pratique : Le point sur les stomies, Le moniteur des pharmacies, 1998, (2282), 35-46.
- Société Hopidom – Brochure de matériel médical de maintien à domicile, 2000, 144 p.
Questions-Réponses
Q1 : Quel est le rôle de l’appareil d’électrostimulation ? R1 : L’appareil d’électrostimulation génère un courant de basse fréquence pour provoquer des contractions musculaires, utilisé principalement pour le traitement de divers troubles de santé.
Q2 : Quelles sont les modalités de prise en charge financière pour l’électrostimulation ? R2 : La prise en charge comprend 2000 F TTC pour l’achat de l’appareil, 77 F TTC pour la location hebdomadaire, et 170 F TTC de forfait annuel pour les sondes ou électrodes périnéales.
Q3 : Pourquoi l’incontinence urinaire est-elle considérée comme un problème de santé publique ? R3 : L’incontinence urinaire touche plusieurs millions de personnes, principalement des femmes, et engendre des coûts significatifs, ce qui en fait un enjeu de santé publique important.
Les articles sur la même thématique
Les protections les plus achetées
FAQ — Questions fréquentes
Quels types de protections sont recommandés pour l’incontinence urinaire ?
Le choix dépend de l’intensité des fuites. Pour une incontinence légère, une protection anatomique ou un slip absorbant discret suffit. Pour une incontinence modérée à sévère, un change complet (couche adulte) offre une meilleure absorption et une protection plus longue durée, notamment la nuit.
Comment choisir entre un change complet et un slip absorbant ?
Le change complet (couche adulte avec attaches) convient aux personnes alitées ou à mobilité réduite, car il peut être posé sans se lever. Le slip absorbant, semblable à un sous-vêtement, est préféré pour les personnes actives qui souhaitent discrétion et autonomie lors des changes.
Les couches adultes sont-elles remboursées par l’Assurance Maladie ?
Oui, partiellement. Les changes complets (couches adultes avec attaches) sont inscrits à la Liste des Produits et Prestations (LPP) remboursables sous conditions : incontinence avérée, prescription médicale, et produits référencés. Le remboursement ne couvre pas les slips absorbants ni les protections anatomiques.


