La compréhension de évaluation de l’incontinence urinaire est essentielle pour les personnes qui vivent avec l’incontinence urinaire ou fécale. En France, plus de 5 millions de personnes sont touchées par ces troubles, qui impactent significativement la qualité de vie au quotidien. Les protections adaptées — couches adultes, slips absorbants, changes complets — jouent un rôle central dans la gestion de ces situations.
L’incontinence urinaire est classée en fonction des pertes urinaires. Un examen clinique approfondi est essentiel pour évaluer la santé prostatique chez l’homme. De plus, un test d’évaluation vésico-sphinctérien est souvent utilisé chez les personnes âgées pour obtenir des informations objectives sur leur état.
Classification de l’incontinence urinaire
- Pertes < 2 grammes : absence d’incontinence.
- 2 < pertes < 10 grammes : incontinence modérée.
- 10 < pertes < 50 grammes : incontinence sévère.
- Pertes > 50 grammes : incontinence majeure.
Examen clinique chez l’homme
L’examen clinique est réalisé après miction. Il consiste d’abord en l’examen des organes génitaux externes (testicules, méat, recherche des fuites à la pression) et du périnée.
Puis, un toucher rectal est pratiqué. Cet examen apprécie l’homogénéité de la prostate, sa fermeté, l’existence de nodules ou de tumeurs ainsi que sa sensibilité. Il doit permettre ainsi de reconnaître au doigt l’existence d’un adénome, d’un cancer prostatique ou d’une prostatite. Il permettra aussi de vérifier la vacuité de l’ampoule rectale et, bien entendu, l’absence de tumeur du canal anal ou du rectum.
!Figure 50 : toucher rectal chez l’homme
Test d’évaluation vésico-sphinctérien chez la personne âgée
Ce test est souvent prescrit dans les résidences de personnes âgées pour effectuer un bilan de l’incontinence urinaire quand l’interrogatoire, l’examen clinique et les examens urodynamiques sont difficiles à mettre en œuvre. Il permet un recueil d’informations objectives sur le fonctionnement de la vessie et des sphincters. Il se déroule en plusieurs phases :
Première phase
Faire boire les personnes incontinentes dans le but de procéder au remplissage vésical. Une heure après la prise de boissons, miction au W-C où on prendra soin de récupérer les urines du patient afin d’en apprécier le volume. L’épisode mictionnel doit être observé et noté, ainsi que :
- Les difficultés de locomotion.
- Les difficultés gestuelles lors du déshabillage et de l’installation sur les toilettes.
- Les difficultés mictionnelles : dysurie, jet saccadé, rythmé par des contractions abdominales.
Deuxième phase
Lorsque la miction est réalisée, un sondage est effectué. Il va permettre de rechercher un éventuel résidu post-mictionnel, témoin d’une vessie rétentionnelle. On notera les difficultés rencontrées lors de l’introduction de la sonde sur un obstacle (adénome prostatique, spasme urétral, sténose urétrale). La quantité d’urine recueillie est notée, un flacon d’urine est prélevé pour la réalisation d’un examen cytobactériologique.
Troisième phase
C’est l’étape du remplissage vésical à l’aide d’un flacon de sérum physiologique. Les différents stades de remplissage sont observés :
- B1 : premier besoin.
- B2 : envie d’uriner.
Questions-Réponses
Q1 : Quelles sont les différentes classifications de l’incontinence urinaire ? R1 : L’incontinence urinaire est classée en fonction des pertes : absence d’incontinence (< 2g), incontinence modérée (2-10g), incontinence sévère (10-50g) et incontinence majeure (> 50g).
Q2 : Quel est l’objectif principal du toucher rectal chez l’homme ? R2 : L’objectif principal est d’évaluer la prostate pour détecter des anomalies telles que des nodules, des tumeurs ou des signes d’adénome prostatique.
Q3 : Pourquoi le test d’évaluation vésico-sphinctérien est-il important chez les personnes âgées ? R3 : Ce test est important car il permet de recueillir des informations objectives sur le fonctionnement de la vessie et des sphincters, surtout lorsque d’autres méthodes d’évaluation sont difficiles à réaliser.
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Implications pratiques pour les personnes incontinentes
Pour les personnes qui vivent au quotidien avec l’incontinence urinaire ou fécale, ces informations ont une portée directe sur la gestion de leur condition. Comprendre les mécanismes physiologiques et pathologiques en jeu permet d’adapter ses protections et ses habitudes de vie.
Le choix d’une protection adaptée — couche adulte anatomique, slip absorbant ou change complet — dépend en grande partie du type et de l’intensité de l’incontinence. Un diagnostic précis, combiné à une bonne compréhension des mécanismes impliqués, guide vers les solutions les plus appropriées.
- Les incontinences légères (quelques fuites) sont gérées par des protections anatomiques discrètes
- Les incontinences modérées à sévères nécessitent des slips absorbants ou des changes complets
- L’incontinence nocturne requiert des protections à haute capacité d’absorption
- Une consultation médicale permet d’orienter vers le traitement et la protection adaptés
FAQ — Questions fréquentes
Quels types de protections sont recommandés pour l’incontinence urinaire ?
Le choix dépend de l’intensité des fuites. Pour une incontinence légère, une protection anatomique ou un slip absorbant discret suffit. Pour une incontinence modérée à sévère, un change complet (couche adulte) offre une meilleure absorption et une protection plus longue durée, notamment la nuit.
Comment choisir entre un change complet et un slip absorbant ?
Le change complet (couche adulte avec attaches) convient aux personnes alitées ou à mobilité réduite, car il peut être posé sans se lever. Le slip absorbant, semblable à un sous-vêtement, est préféré pour les personnes actives qui souhaitent discrétion et autonomie lors des changes.
Les couches adultes sont-elles remboursées par l’Assurance Maladie ?
Oui, partiellement. Les changes complets (couches adultes avec attaches) sont inscrits à la Liste des Produits et Prestations (LPP) remboursables sous conditions : incontinence avérée, prescription médicale, et produits référencés. Le remboursement ne couvre pas les slips absorbants ni les protections anatomiques.


