Histoire des bougies médicales
Les bougies médicales ont une histoire riche et complexe, marquée par des contributions de divers praticiens à travers les siècles. Ce texte aborde l’évolution de leur utilisation, les techniques de cautérisation et les substances caustiques employées, tout en mettant en lumière les figures marquantes qui ont influencé leur développement.
1. [Origine des bougies médicales](#origine-des-bougies-médicales)
2. [Techniques de cautérisation](#techniques-de-cautérisation)
3. [Substances caustiques utilisées](#substances-caustiques-utilisées)
4. [Scarifications et traitements](#scarifications-et-traitements)
Origine des bougies médicales
Dans un rapport à l’Académie des Sciences en date du 22 décembre 1817, Percy attribue les premières bougies à Alphonse Ferry. Il est très probable que Ferry n’en ait emprunté l’idée à personne, puisque son livre avait précédé celui de Lacuna. Il est également probable, comme le fait observer M. Malgaigne, que Thierry de Héry, revenu d’Italie huit ans avant la publication de Ferry, avait de son côté imaginé les bougies dont il donne la formule. Cependant, il paraît évident que le professeur Aldereto de Salamanque a été le premier à appliquer les bougies médicamentées à la répression des chairs exubérantes dans l’urètre et qu’il en a préconisé l’usage.
Cette opinion est acceptée par Amatus Lusitanus, qui, dans la scolie de la dix-neuvième observation, quatrième centurie, a longuement discuté cette question, blâmant Lacuna d’avoir attribué l’invention des bougies à Félipo, lequel, dès l’année 1535, avait appris de lui, Amatus, à s’en servir. Mais pour cela, il ne revendique pas l’idée, il la rapporte à Aldereto.
Techniques de cautérisation
Amatus, qui, comme on le voit, s’efface pour restituer à son maître l’idée des bougies, fait preuve de modestie en omettant de faire ressortir une légère modification, mais dans laquelle se trouvait le germe d’une invention moderne. En général, les bougies étaient enduites de l’onguent escarotique dans une certaine étendue, et le reste était recouvert de cérat adoucissant. Ambroise Paré blâme cette pratique, notant qu’en l’application dudit onguent, il ne faut pas user de bougies ordinairement, car cela peut entraîner des complications.
Les mêmes auteurs que nous venons de citer connaissaient aussi les bougies de plomb et les employaient avec les bougies de cire. Pour les rendre plus efficaces, plusieurs avaient imaginé de les frotter de mercure, les utilisant alors comme un moyen de cicatrisation des ulcérations.
Substances caustiques utilisées
Les substances caustiques employées à la destruction des rétrécissements ont varié selon les époques. Les médecins du seizième siècle utilisaient l’alun, le beurre d’antimoine, le sulfure d’arsenic, la sabine, etc. Dans le siècle suivant, on remplaça toutes ces préparations par le nitrate d’argent, dont l’usage est généralement répandu aujourd’hui. Cependant, deux autres substances caustiques, plus énergiques que la pierre infernale, ont été appliquées à la destruction des coarctations de l’urètre : la potasse caustique et le caustique de Vienne.
Scarifications et traitements
Pour les rétrécissements qui résistaient à la dilatation et à la cautérisation, des scarifications ou mouchetures ont été pratiquées sur les tissus faisant relief dans l’urètre pour favoriser leur résolution. A. Ferri, considéré comme le père des chirurgiens urologues, fut le premier à imaginer de scarifier les vieux rétrécissements pour les ramollir et les fondre.
Questions-Réponses
1. Qui a été le premier à appliquer les bougies médicamentées à l’urètre ?
– Le professeur Aldereto de Salamanque.
2. Quelles substances caustiques étaient couramment utilisées au seizième siècle ?
– L’alun, le beurre d’antimoine, le sulfure d’arsenic et la sabine.
3. Quel était l’objectif des scarifications pratiquées par A. Ferri ?
– Favoriser la résolution des vieux rétrécissements en ramollissant et en fondant les tissus.


