Lésions rénales et incontinence urinaire

La compréhension de lésions rénales et incontinence urinaire est essentielle pour les personnes qui vivent avec l’incontinence urinaire ou fécale. En France, plus de 5 millions de personnes sont touchées par ces troubles, qui impactent significativement la qualité de vie au quotidien. Les protections adaptées — couches adultes, slips absorbants, changes complets — jouent un rôle central dans la gestion de ces situations.

Les lésions rénales peuvent être les premières manifestations d’une tuberculose, apparaissant deux mois après les symptômes vésicaux. L’incontinence urinaire, souvent considérée comme un épiphénomène, soulève des questions sur son lien avec la cystite tuberculeuse. Plusieurs auteurs, dont M. Tuffier et M. Legueu, ont abordé cette problématique, apportant des perspectives variées sur l’importance de l’incontinence dans le diagnostic.

Introduction aux lésions rénales

On pourrait donc admettre ici que les lésions rénales soient les premières en date, d’autant plus qu’elles se révèlent seulement deux mois après les manifestations vésicales. De la sorte, l’incontinence serait sous la dépendance des lésions rénales, et parmi les symptômes avant-coureurs, au même titre que les autres signes classiques, comme nous le verrons au cours de la description de notre deuxième chapitre.

Perspectives cliniques sur la cystite tuberculeuse

Le problème ne serait pas aussi facile à résoudre, à l’encontre de l’apparence. Nous reconnaissons qu’en 1897, les cliniciens n’étaient pas aussi enclins à considérer la cystite comme première manifestation d’une tuberculose rénale. Cette apparence d’ancienneté des lésions vésicales a fait penser à M. Albarran qu’il existe une cystite tuberculeuse primitive, et ce n’est que pour mémoire que nous avons signalé ici ce compte rendu important.

Importance de l’incontinence urinaire

Dans le Traité de Chirurgie de Duplay et Reclus, M. Tuffier, dans sa monographie de la tuberculose vésicale, attache une importance tout à fait secondaire à la question qui nous intéresse. Il considère l’incontinence comme un épiphénomène pouvant exister sous des aspects variables suivant le moment considéré, mais faisant défaut le plus souvent.

Il croit avec raison d’ailleurs qu’à côté de la fréquence des mictions, surtout nocturnes, de la douleur pendant la miction, parfois très violente, souvent résultat de contractures spasmodiques du col vésical, qu’à côté de l’hématurie et enfin qu’à côté de tous les autres symptômes de la maladie, l’incontinence est un bien petit signe pouvant permettre un diagnostic précis.

Observations de M. Tuffier

M. Tuffier méconnaissait donc l’importance de ce signe, que certains anciens auteurs admettaient, et ne parle pas non plus des relations qui existeraient pour certains urologistes entre l’incontinence d’urine essentielle de l’enfance et un développement secondaire d’une cystite tuberculeuse.

Sa description, fort semblable du reste à celle de ses contemporains, ne peut pas nous retenir plus longtemps. Signalons, en dernier lieu, l’importance qu’attache M. Tuffier à la concomitance des lésions de même nature, au niveau de la prostate et des vésicules séminales. Il recommande tout particulièrement leur exploration en vue de la contribution au diagnostic de la cystite tuberculeuse.

Analyse de M. Legueu

De même, M. le professeur Legueu, dans son article sur les maladies de la vessie, dans le Traité de Chirurgie de MM. Ledentu et Delbet, attache à l’incontinence une importance relative. Voici comment l’auteur s’exprime à ce sujet :

« La période de début de la tuberculose vésicale est caractérisée par une fréquence de la miction, que rien n’explique : les malades se mettent à uriner plus souvent la nuit que le jour ; les besoins se répètent toutes les deux heures ou toutes les heures. La nuit, ils sont encore plus fréquents. Ces besoins sont souvent assez impérieux pour que le malade n’ait pas le temps de les satisfaire ; l’urine s’échappe dans ses vêtements, donnant lieu à une fausse incontinence, comme on l’observe souvent dans les cystites graves. Chez les enfants même (Guyon), cette fausse incontinence se produit souvent la nuit seulement, d’où l’erreur fréquente qui fait considérer ces petits malades comme atteints d’incontinence nocturne. »

Plus tard, à la période d’état, l’auteur cite comme symptômes rares, la rétention et l’incontinence. Ces signes prennent place parmi les troubles de la miction qui caractérisent la maladie. La rétention serait provoquée par un spasme de l’urèthre, celui-ci s’observerait dans les formes douloureuses. La distention vésicale accroîtrait encore les phénomènes congestifs et douloureux.

La rétention peut conduire à l’incontinence ; mais celle-ci s’observe encore dans d’autres conditions. On la voit survenir à la phase terminale de l’affection, alors que le col et la région prostatique ont été détruits par fulcération tuberculeuse. L’incontinence qui résulte de pareilles lésions n’est pas toujours incurable ; M. Legueu a vu dans plusieurs cas l’incontinence disparaître et le sphincter urétral recouvrer la faculté de résister normalement au besoin d’uriner.

Douze ans plus tard, c’est-à-dire tout récemment, dans une édition récente du même traité, M. Legueu en collaboration avec M. Ed. Michon, ne fait que répéter point par point ce qu’il avait écrit en 1900 dans la première édition. Cela prouve, comme nous l’avons déjà dit, que depuis la thèse de Boursier, l’incontinence d’origine vésicale connue sous toutes ses formes, n’a subi aucune modification. Pas un seul travail n’a révélé encore d’autres modalités de ce symptôme ou donné une description différente.

Conclusion sur les travaux récents

Pour clôturer enfin cette série de citations, de travaux…

Questions-Réponses

1. Quelles sont les premières manifestations de la tuberculose rénale selon le texte ? Les lésions rénales se révèlent seulement deux mois après les manifestations vésicales.

2. Quelle est la position de M. Tuffier sur l’incontinence urinaire ? M. Tuffier considère l’incontinence comme un épiphénomène, souvent peu significatif pour le diagnostic.

3. Comment M. Legueu décrit-il la période de début de la tuberculose vésicale ? Il décrit une fréquence accrue des mictions, surtout nocturnes, avec des besoins impérieux pouvant conduire à une fausse incontinence.

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FAQ — Questions fréquentes

Quels types de protections sont recommandés pour l’incontinence urinaire ?

Le choix dépend de l’intensité des fuites. Pour une incontinence légère, une protection anatomique ou un slip absorbant discret suffit. Pour une incontinence modérée à sévère, un change complet (couche adulte) offre une meilleure absorption et une protection plus longue durée, notamment la nuit.

Comment choisir entre un change complet et un slip absorbant ?

Le change complet (couche adulte avec attaches) convient aux personnes alitées ou à mobilité réduite, car il peut être posé sans se lever. Le slip absorbant, semblable à un sous-vêtement, est préféré pour les personnes actives qui souhaitent discrétion et autonomie lors des changes.

Les couches adultes sont-elles remboursées par l’Assurance Maladie ?

Oui, partiellement. Les changes complets (couches adultes avec attaches) sont inscrits à la Liste des Produits et Prestations (LPP) remboursables sous conditions : incontinence avérée, prescription médicale, et produits référencés. Le remboursement ne couvre pas les slips absorbants ni les protections anatomiques.