La compréhension de l’incontinence d’urine et le prolapsus génital est essentielle pour les personnes qui vivent avec l’incontinence urinaire ou fécale. En France, plus de 5 millions de personnes sont touchées par ces troubles, qui impactent significativement la qualité de vie au quotidien. Les protections adaptées — couches adultes, slips absorbants, changes complets — jouent un rôle central dans la gestion de ces situations.
# L’incontinence d’urine et le prolapsus génital L’incontinence d’urine est un problème de santé fréquent, souvent associé au prolapsus génital. Ce texte examine les causes, les mécanismes et les traitements de cette condition, en se basant sur des observations cliniques. Les chirurgiens ont des approches variées pour traiter cette affection, et les résultats opératoires montrent des améliorations significatives. ## Sommaire – [Observation I](#observation-i) – [Observation II](#observation-ii) – [Observation III](#observation-iii) – [Observation IV](#observation-iv) – [L’incontinence d’urine dans le prolapsus](#lincontinence-durine-dans-le-prolapsus) – [Mécanisme de l’incontinence](#mecanisme-de-lincontinence) – [Observations cliniques](#observations-cliniques) ## Observation I Le bistouri boutonné a provoqué un écoulement sanguin considérable. La patiente présente une incontinence d’urine. ## Observation II M. Verneuil, lors de la séance de la Société de chirurgie (7 mars 1877), cite l’exemple d’une jeune fille à qui l’on a pratiqué sans succès une taille urétrale. La taille sus-pubienne a permis d’extraire le calcul; la malade a guéri, mais il reste une incontinence d’urine causée par l’incision de l’urètre. Nous avons maintenant fini avec les insuffisances d’origine traumatique. Nous avons déjà mentionné que l’incontinence d’urine urétrale reconnaît deux grands facteurs étiologiques : le traumatisme (obstétrical ou opératoire) et le prolapsus génital que nous allons étudier. ## Observation III Il nous reste à parler d’une variété d’incontinence urétrale désignée sous le nom d’incontinence spontanée, mais nous n’en parlerons que pour mémoire, car on ne sait encore rien de précis sur sa pathogénie ni sur son traitement. ## L’incontinence d’urine dans le prolapsus Bien que connue de tous les chirurgiens, cette incontinence, liée au prolapsus génital, a donné lieu à de nombreuses discussions au sujet de sa pathogénie et du traitement qui lui était applicable. Certains chirurgiens, incriminant l’urètre, s’adressent aux opérations qui ont pour but de dévier l’urètre ou de le rétrécir; d’autres, au contraire, considérant comme cause de l’incontinence le prolapsus de la paroi vaginale antérieure et le manque de résistance du périnée, font des opérations destinées à supprimer le prolapsus de la cloison vésico-vaginale et à redonner au périnée la solidité qu’il a perdue. C’est, d’ores et déjà, la défaillance du périnée qui est la cause déterminante des prolapsus et, par suite, des troubles urinaires concomitants. Que la résistance du périnée soit affaiblie pour une cause ou pour une autre, que le cloisonnement des parois fasse défaut, la cloison vésico-vaginale tombe, entraînant avec elle la vessie et l’urètre; la paroi recto-vésicale la suit et toutes deux, tiraillant sur l’utérus, l’entraînent et le font tomber sous son propre poids, les ligaments suspenseurs n’étant pas assez puissants pour s’opposer à sa descente. ## Mécanisme de l’incontinence L’étiologie et la pathogénie de l’incontinence sont donc les mêmes que celles des prolapsus. Comment se produit cette incontinence et quels sont ses caractères? Parmi les phénomènes fonctionnels auxquels peuvent donner naissance, dès leurs débuts, les prolapsus génitaux, il faut faire une large part aux troubles urinaires. L’évolution des prolapsus génitaux est intimement liée à celle des troubles urinaires. En effet, c’est toujours par la paroi vésico-vaginale que débute le prolapsus, à de rares exceptions près, et c’est toujours la partie inférieure de cette paroi, dans laquelle se trouve l’urètre, qui, placée le plus près de l’orifice vulvaire, est sollicitée à descendre. D’où le relâchement de l’urètre qui concourt à la rétention d’urines dans le réservoir vésical, puis le relâchement du col de la vessie qui lui fait suite immédiatement. L’incontinence se produit. Mais l’urètre et le col possédant des moyens de fixation et de soutien plus grands que la vessie, qui repose sur un périnée mobile, résistent, et c’est la face postérieure de la vessie qui est entraînée. Alors apparaissent les troubles de la miction par suite de cystocèle. Cette incontinence, que l’on observe au début des prolapsus, se présente avec des caractères particuliers. C’est souvent une fausse incontinence par regorgement, survenant lorsque la vessie est trop pleine. Dans d’autres cas, lorsqu’il y a en même temps pollakiurie, on a affaire à une autre fausse incontinence; la vessie peut retenir l’urine, mais son excitabilité est exagérée par l’irritation continuelle à laquelle elle est soumise par la congestion qu’entraîne le prolapsus, ou par contact direct de la tumeur formée par ce prolapsus. D’autres malades enfin éprouvent le besoin pressant d’uriner et sont obligées de le satisfaire aussitôt, si bien que l’urine s’échappe. L’incontinence des femmes atteintes de prolapsus se manifeste généralement au moment où la femme éprouve un effort quelconque : le rire, la toux, l’éternuement, ou l’effort fait pour soulever un objet un peu lourd entraînent l’expulsion involontaire de quelques gouttes d’urine. Bien souvent, cette incontinence est liée par les tiraillements et les déviations que peut subir l’urètre. Bien que le prolapsus s’observe à tout âge et que certains auteurs en aient observé chez des femmes vierges n’ayant jamais eu d’enfants, c’est surtout chez la femme adulte et chez celle qui a eu beaucoup d’enfants que le prolapsus s’observe, et par suite, l’incontinence se produit. ## Observations cliniques ### Observation IV Madame B., 38 ans, 3 enfants. Prolapsus génital moyen. Col utérin à deux doigts de la vulve. Pénnée déchirée en arrière, cloison vagino-rectale mince. La paroi antérieure du vagin bombe à la toux. À chaque effort, et si la malade tousse ou rit, elle perd ses urines. Le 12 avril 1912, M. le professeur Soubeyran pratique une colporaphie antérieure et une périnéoraphie. Au bout de 12 jours, la malade est complètement guérie; le prolapsus a complètement disparu, l’utérus reste haut et il n’y a plus d’incontinence d’urine. ### Observation V La première malade est une jeune femme de 26 ans, présentée par son médecin, accoucheur distingué, atteinte d’une fistule vésico-vaginale. Depuis un an, elle perdait ses urines, ou plutôt se sentait constamment mouillée et était obligée de se garnir. Son médecin avait cherché à plusieurs reprises la fistule sans la trouver. Cette incontinence n’était pas absolue : la malade ne perdait qu’une partie de ses urines, surtout lors des efforts, des accès de toux, après les fatigues. En examinant cette jeune femme, j’ai constaté la béance de la vulve, la flaccidité des téguments : le col baissé était gros et ulcéré, la paroi vaginale antérieure abaissée, et une cystocèle légère accompagnait celle-ci. L’acte opératoire découlait de ces constatations : j’ai pratiqué une amputation du col, une colporaphie antérieure et une périnéoraphie. La malade est absolument guérie de son infirmité. ### Observation VI Il s’agit d’une femme âgée de 32 ans, consultée pour des crises douloureuses dans le bas-ventre, suivies de l’expulsion considérable de liquide par le vagin. Ce liquide mouille les linges sans les tacher et n’a aucune odeur. Les crises se répètent tous les quatre ou six jours, parfois tous les quinze jours. L’examen ne révèle aucune lésion capable d’expliquer ces symptômes. Je mis cette malade en observation et pu constater que le liquide qu’elle rejetait avait la composition clinique de l’urine. Après cette expulsion, le cathétérisme ne ramenait qu’une quantité très petite d’urine. La sonde à demeure supprimait les crises douloureuses. ### Observation VII La femme D., 25 ans, entre dans le service le 2 février 1888, sans antécédents héréditaires notables. Cette femme, bien réglée à 15 ans, s’est mariée en 1885 et a accouché le 12 août 1885. Cet accouchement fut long et difficile, se terminant par une application de forceps. Quinze jours après, la malade se levait sans douleur. Un mois après la délivrance, elle ressent des douleurs dans le ventre et des tiraillements dans les reins. Le médecin consulté conseille l’application d’un pessaire. Néanmoins, la malade est souvent gênée par l’incontinence d’urine qui se manifeste pendant les efforts. L’état de ses organes montre une déchirure de la muqueuse vaginale et un allongement du tégument culano-muqueux. Le corps périnéal et la cloison recto-vaginale ont été atteints. Les muscles sphincter vulvaire et transverses ont été déchirés. ## Questions-Réponses 1. Quelles sont les principales causes de l’incontinence d’urine liée au prolapsus ? – Les principales causes incluent la défaillance du périnée, le relâchement des parois vaginale et vésicale, et les traumatismes obstétricaux. 2. Quel type d’intervention chirurgicale est souvent pratiqué pour traiter l’incontinence due au prolapsus ? – Les interventions courantes incluent la colporaphie antérieure et la périnéoraphie, qui visent à restaurer la structure du périnée et à corriger le prolapsus. 3. Comment se manifeste l’incontinence d’urine chez les femmes atteintes de prolapsus ? – L’incontinence se manifeste généralement lors d’efforts physiques, tels que le rire, la toux ou le soulèvement d’objets lourds, entraînant l’expulsion involontaire d’urine.Les articles sur la même thématique
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FAQ — Questions fréquentes
Quels types de protections sont recommandés pour l’incontinence urinaire ?
Le choix dépend de l’intensité des fuites. Pour une incontinence légère, une protection anatomique ou un slip absorbant discret suffit. Pour une incontinence modérée à sévère, un change complet (couche adulte) offre une meilleure absorption et une protection plus longue durée, notamment la nuit.
Comment choisir entre un change complet et un slip absorbant ?
Le change complet (couche adulte avec attaches) convient aux personnes alitées ou à mobilité réduite, car il peut être posé sans se lever. Le slip absorbant, semblable à un sous-vêtement, est préféré pour les personnes actives qui souhaitent discrétion et autonomie lors des changes.
Les couches adultes sont-elles remboursées par l’Assurance Maladie ?
Oui, partiellement. Les changes complets (couches adultes avec attaches) sont inscrits à la Liste des Produits et Prestations (LPP) remboursables sous conditions : incontinence avérée, prescription médicale, et produits référencés. Le remboursement ne couvre pas les slips absorbants ni les protections anatomiques.


