La compréhension de traitement de l’incontinence urinaire est essentielle pour les personnes qui vivent avec l’incontinence urinaire ou fécale. En France, plus de 5 millions de personnes sont touchées par ces troubles, qui impactent significativement la qualité de vie au quotidien. Les protections adaptées — couches adultes, slips absorbants, changes complets — jouent un rôle central dans la gestion de ces situations.
# Traitement de l’incontinence urinaire Ce texte aborde le traitement de l’incontinence urinaire, en se concentrant sur les techniques chirurgicales utilisées à la fin du XIXe siècle. Il décrit notamment des cas cliniques et les résultats des interventions, en mettant en avant les méthodes de Frank et Schulze. ## Sommaire – Introduction – Procédé de Frank – Observation 93 – Observation 2 ## Introduction Le texte commence par évoquer des besoins fréquents et l’impératif d’uriner, conduisant à une incontinence complète. Après un examen à Munich en janvier 1885, la véritable cause de l’énurésie est identifiée. Un morceau de muqueuse uréthrale tuméfiée est excisé, mais les besoins pressants persistent. Un second traitement est effectué en octobre 1885, avec un résultat satisfaisant. ## Procédé de Frank Le principe de l’opération de Frank consiste à resserrer le canal de l’urèthre par excision du septum uréthro-vaginal. Cette méthode diffère de celle de Schulze par des détails dans la technique. 1. Première étape : Frank taille un lambeau cunéiforme dans la paroi postérieure de l’urèthre, intéressant toute l’épaisseur de la cloison uréthro-vaginale. Le sommet du lambeau correspond au méat, la base étant distante d’un centimètre de l’orifice interne. 2. Deuxième étape : Il excise un autre lambeau elliptique dans la muqueuse vaginale voisine du col de la vessie, au niveau de l’orifice postérieur de l’urèthre. L’incision ne dépasse pas la muqueuse vaginale. Des sutures au fil d’argent fin réunissent les bords des deux solutions de continuité. Après l’opération, le canal rétréci ne permet le passage que d’un mince cathéter (Charrière, n° 9). ## Observation 93 ### Cas clinique – Patient : Slark, 37 ans. – Antécédents : Rougeole et scarlatine pendant l’enfance, fièvre typhoïde à 12 ans. Premières règles à 22 ans, régulières toutes les 4 semaines pendant deux ou trois jours sans douleurs. Accouchements : – 17 avril 1870 : Premier accouchement, enfant de 1500 grammes, accouchement laborieux de 2 jours. – Elle garde le lit 2 mois avec de la fièvre et des douleurs violentes, surtout sur le côté gauche. – En janvier 1877, accouchement avec des instruments, suivi d’une fistule vésico-vaginale. Après plusieurs traitements infructueux, un traitement par la méthode de Frank est proposé et accepté. L’opération est réalisée, et immédiatement après, la patiente ressent le besoin d’uriner, ce qui n’était jamais arrivé auparavant. ### Résultats – Post-opératoire : Les premiers jours, mictions toutes les demi-heures. À partir du 5ème jour, la plaie est guérie, les sutures sont enlevées, et les excoriations disparaissent. – Suivi : Le 3 décembre, elle peut garder ses urines pendant 8 heures. Elle se sent très satisfaite de son état, n’urine qu’une ou deux fois par jour. ## Observation 2 ### Cas clinique – Patient : A. kr, 45 ans, paysanne. – Antécédents : Bonne santé jusqu’à cinq dernières années, perte involontaire des urines et matières fécales. Examen : – État général satisfaisant, vagin rouge et contenant de l’urine. Urèthre large permettant l’introduction du doigt sans douleur. Après plusieurs traitements médicaux sans succès, Engström propose une opération selon le procédé de Frank. Une sonde élastique est placée dans l’urèthre rétréci pendant 15 jours. Après son retrait, la patiente ne perd plus ses urines et peut les conserver pendant deux heures. ## Questions-Réponses 1. Quel est le principe de l’opération de Frank ? – L’opération de Frank vise à resserrer le canal de l’urèthre par excision du septum uréthro-vaginal. 2. Quels résultats ont été observés après l’opération chez le patient Slark ? – Après l’opération, Slark a pu garder ses urines pendant de plus longues périodes, atteignant jusqu’à 8 heures sans fuite. 3. Quels traitements avaient été tentés avant l’opération chez A. kr ? – A. kr avait subi plusieurs traitements médicaux sans succès avant que l’opération selon le procédé de Frank soit proposée.Les articles sur la même thématique
Les protections les plus achetées
Implications pratiques pour les personnes incontinentes
Pour les personnes qui vivent au quotidien avec l’incontinence urinaire ou fécale, ces informations ont une portée directe sur la gestion de leur condition. Comprendre les mécanismes physiologiques et pathologiques en jeu permet d’adapter ses protections et ses habitudes de vie.
Le choix d’une protection adaptée — couche adulte anatomique, slip absorbant ou change complet — dépend en grande partie du type et de l’intensité de l’incontinence. Un diagnostic précis, combiné à une bonne compréhension des mécanismes impliqués, guide vers les solutions les plus appropriées.
- Les incontinences légères (quelques fuites) sont gérées par des protections anatomiques discrètes
- Les incontinences modérées à sévères nécessitent des slips absorbants ou des changes complets
- L’incontinence nocturne requiert des protections à haute capacité d’absorption
- Une consultation médicale permet d’orienter vers le traitement et la protection adaptés
FAQ — Questions fréquentes
Quels types de protections sont recommandés pour l’incontinence urinaire ?
Le choix dépend de l’intensité des fuites. Pour une incontinence légère, une protection anatomique ou un slip absorbant discret suffit. Pour une incontinence modérée à sévère, un change complet (couche adulte) offre une meilleure absorption et une protection plus longue durée, notamment la nuit.
Comment choisir entre un change complet et un slip absorbant ?
Le change complet (couche adulte avec attaches) convient aux personnes alitées ou à mobilité réduite, car il peut être posé sans se lever. Le slip absorbant, semblable à un sous-vêtement, est préféré pour les personnes actives qui souhaitent discrétion et autonomie lors des changes.
Les couches adultes sont-elles remboursées par l’Assurance Maladie ?
Oui, partiellement. Les changes complets (couches adultes avec attaches) sont inscrits à la Liste des Produits et Prestations (LPP) remboursables sous conditions : incontinence avérée, prescription médicale, et produits référencés. Le remboursement ne couvre pas les slips absorbants ni les protections anatomiques.


