Observation clinique des prolapsus utérins et incontinences urinaires

La compréhension de observation clinique des prolapsus utérins et incontinences urinaires est essentielle pour les personnes qui vivent avec l’incontinence urinaire ou fécale. En France, plus de 5 millions de personnes sont touchées par ces troubles, qui impactent significativement la qualité de vie au quotidien. Les protections adaptées — couches adultes, slips absorbants, changes complets — jouent un rôle central dans la gestion de ces situations.

Marie-Joséphine C…, une blanchisseuse de 63 ans, a été admise à l’hôpital Tenon en novembre 1897 pour un prolapsus complet de l’utérus. Ce cas, ainsi que d’autres observations, illustrent les défis liés aux prolapsus utérins et aux incontinences urinaires chez les femmes âgées. Les traitements chirurgicaux, tels que la colpopérinéoraphie, ont montré des résultats positifs.

Observation VIII : Marie-Joséphine C…

Marie-Joséphine C…, blanchisseuse, âgée de 63 ans, entre à l’hôpital Tenon, salle Delessert, le 29 novembre 1897, pour prolapsus complet de l’utérus.

Elle n’a jamais été malade et a eu sept enfants. Huit ans auparavant, à la suite d’efforts répétés et de lourds accès de toux, elle constate une légère descente de son utérus. Elle consulte un médecin qui lui conseille l’emploi d’un pessaire.

Cependant, la malade, forcée de travailler continuellement et ne pouvant supporter le pessaire, voit son prolapsus augmenter de jour en jour. Elle décide donc d’entrer à l’hôpital.

À son admission, on constate un prolapsus utéro-vaginal complet. Le col de l’utérus est rouge, œdématié, sensible au toucher, et présente des ulcérations. La cloison vésico-vaginale est attirée en bas, rendant le cathétérisme difficile.

La malade se plaint d’incontinence d’urine, accompagnée de douleur et de fréquence des mictions. Elle a rendu des grains de sable en urinant, et les efforts pour uriner ont provoqué des hémorroïdes.

On cathétérise la malade et on retire une certaine quantité d’urine purulente. La lithotritie est pratiquée, et la malade sort le 26 décembre 1897. Elle rentre le 2 janvier 1898 à Saint-Louis dans le service du docteur Bazy. Son prolapsus est réduit, et le 2 janvier, une colpopérinéoraphie est réalisée. La malade guérit et ne présente plus d’incontinence d’urine.

Observation IX : Florentine M…

Florentine M…, couturière de 62 ans, a été opérée à 13 ans. Elle a subi une fausse couche à 23 ans et souffre de violents maux de reins depuis. À 30 ans, elle a eu trois enfants.

Son premier accouchement fut pénible et causa une déchirure périnéale non reconnue. La ménopause survient à 37 ans. Elle a déjà été soignée à Bicêtre pour une pneumonie en avril 1891.

Elle entre à l’hôpital le 18 février 1895 pour de violentes douleurs au ventre survenues depuis 4 ou 5 ans. Elle ressent une pesanteur et des tiraillements dans les reins. Depuis deux ans, elle sent que son utérus descend.

Elle ne s’aperçoit d’aucun trouble de la vessie, mais depuis six mois, elle perd son urine sans s’en rendre compte. Un mois après, elle consulte le docteur Bazy, qui trouve un prolapsus utérin avec col rouge inflammé et une cystocèle.

Le 21 février, une colpopérinéoraphie est réalisée. Douze jours après, les fils sont retirés et la malade sort guérie le 13 mars.

Observation X : Incontinence chez une jeune fille

Une jeune fille de 17 ans, vierge, perd ses urines pendant la nuit et durant la journée. L’incontinence n’est pas complète, car elle sent le besoin d’uriner. Cependant, la perte d’urines est assez abondante pour l’obliger à être constamment garnie.

Au moindre effort, l’urine s’écoule plus abondamment. L’examen révèle une cystocèle vaginale. Une colporaphie antérieure est pratiquée, et on constate que la couche musculaire de la vessie et celle du vagin manquent complètement.

Avant de terminer cette étude sur les incontinences urinaires chez la femme, il est important de mentionner les incontinences dues à des tumeurs. Ces incontinences sont considérées comme des fausses incontinences, car elles résultent d’une compression de la vessie par une tumeur.

Incontinences par tumeurs

Les incontinences dues à des tumeurs, comme un fibrome ou un kyste ovarien, provoquent une compression de la vessie, entraînant une diminution de sa capacité et une augmentation de la pression intravésicale.

Le traitement consiste à opérer la tumeur pour que l’incontinence disparaisse. Par exemple, une femme de 50 ans atteinte d’un gros kyste de l’ovaire a été opérée, et son incontinence a disparu après l’opération.

Procédés opératoires

Les procédés opératoires contre l’incontinence d’urine se divisent en cinq types principaux :

  • Dérivation du cours de l’urine.
  • Resserrement simple du canal de l’urètre.
  • Resserrement par allongement, déviation, torsion de l’urètre.
  • Plissement de l’urètre (procédé d’Albarran).
  • Restauration du plancher périnéal et résection de la paroi vésico-vaginale.

Dérivation du cours de l’urine

Procédé de Baker-Brown

Baker enfonce un bistouri ou un trocart au-dessus de l’urètre pour pénétrer dans la vessie, puis met une sonde. Ce procédé est dangereux et nécessite une sonde à demeure.

Procédé de Rütemberg

Rütemberg réalise une fistule sus-pubienne et ferme ensuite l’urètre. Ce procédé est difficile à exécuter et comporte des risques.

Resserrement simple du canal de l’urètre

Procédé de Franck

Franck résèque la cloison urétro-vaginale et effectue une excision du col de l’orifice vésical.

Procédé d’Engström

Engström effectue une incision cunéiforme sur le plan vaginal pour obtenir un lambeau, laissant intacte la muqueuse urétrale.

Questions-Réponses

  • Qu’est-ce qu’un prolapsus utérin ?
  • Un prolapsus utérin est une descente de l’utérus dans le vagin, souvent due à un affaiblissement des muscles et des ligaments qui le soutiennent.
  • Quels sont les traitements possibles pour l’incontinence urinaire ?
  • Les traitements incluent des interventions chirurgicales comme la colpopérinéoraphie, des dérivations urinaires et des techniques de resserrement du canal urétral.
  • Comment une tumeur peut-elle causer une incontinence ?
  • Une tumeur peut comprimer la vessie, réduisant sa capacité et augmentant la pression interne, ce qui peut entraîner une incontinence urinaire.
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FAQ — Questions fréquentes

Quels types de protections sont recommandés pour l’incontinence urinaire ?

Le choix dépend de l’intensité des fuites. Pour une incontinence légère, une protection anatomique ou un slip absorbant discret suffit. Pour une incontinence modérée à sévère, un change complet (couche adulte) offre une meilleure absorption et une protection plus longue durée, notamment la nuit.

Comment choisir entre un change complet et un slip absorbant ?

Le change complet (couche adulte avec attaches) convient aux personnes alitées ou à mobilité réduite, car il peut être posé sans se lever. Le slip absorbant, semblable à un sous-vêtement, est préféré pour les personnes actives qui souhaitent discrétion et autonomie lors des changes.

Les couches adultes sont-elles remboursées par l’Assurance Maladie ?

Oui, partiellement. Les changes complets (couches adultes avec attaches) sont inscrits à la Liste des Produits et Prestations (LPP) remboursables sous conditions : incontinence avérée, prescription médicale, et produits référencés. Le remboursement ne couvre pas les slips absorbants ni les protections anatomiques.