La compréhension de physiologie de l’urèthre et miction est essentielle pour les personnes qui vivent avec l’incontinence urinaire ou fécale. En France, plus de 5 millions de personnes sont touchées par ces troubles, qui impactent significativement la qualité de vie au quotidien. Les protections adaptées — couches adultes, slips absorbants, changes complets — jouent un rôle central dans la gestion de ces situations.
L’urèthre joue un rôle crucial dans la rétention de l’urine, grâce à la tonicité des sphincters. Ce texte explore les mécanismes physiologiques et anatomiques qui sous-tendent cette fonction, ainsi que les implications cliniques en cas de défaillance. Il aborde également la pathogénie de l’incontinence urinaire chez la femme.
Rôle de l’urèthre dans la miction
Il est aujourd’hui démontré que, grâce à la seule tonicité du sphincter, l’urine ne s’écoule pas, en dehors de l’acte d’uriner. Cependant, il existe un débat sur le fait de savoir si le rôle de sphincter est joué exclusivement par les fibres circulaires qui bordent le col de la vessie, ou également par celles qui entourent le canal de l’urèthre.
M. Verneuil croit que le sphincter est absolument nécessaire à la rétention de l’urine. Cependant, la clinique nous démontre que si le col est détruit, l’urèthre respecté, ne fut-ce que dans sa moitié antérieure, se chargera seul de jouer le rôle de sphincter, lorsqu’on aura fermé par autoplastie la solution de continuité.
Du reste, le nom de sphincter vésical est impropre, c’est uréthro-vésical qu’il faudrait dire. Il existe en effet, depuis le col jusqu’au méat, une couche ininterrompue de fibres lisses circulaires. Sans ligne de démarcation, le sphincter vésical se continue avec le sphincter uréthral. Rien d’étonnant, dès lors, à ce que le col et l’urèthre contribuent chacun pour sa part à fermer la vessie. C’est l’opinion de M. Richet, opinion partagée par Simon, Barkow, Winckel et par la plupart des auteurs allemands.
Nous ne devons pas oublier, dans ce mécanisme de la rétention physiologique de l’urine en dehors des mictions, le rôle joué par les nombreuses fibres élastiques qui entrent dans la structure de l’urèthre. Car, ainsi que le fait remarquer Janin : « si l’urine ne s’écoule pas constamment de l’urèthre pendant la vie, on peut pour expliquer cette rétention, invoquer la tonicité des sphincters ; il n’en est plus de même après la mort alors que la rigidité cadavérique a disparu. Peut-être conviendrait-il d’attribuer un certain rôle aux fibres élastiques si nombreuses qui entrent dans la structure de l’urèthre, et qui, comme on le sait, ne sont pas soumises à l’influence du système nerveux. »
Mécanisme de rétention de l’urine
De ces considérations anatomiques et physiologiques découlent les conclusions suivantes :
L’urèthre de la femme n’est pas un conduit seulement vecteur ; il concourt pour une large part au mécanisme qui préside à la rétention normale de l’urine dans la vessie. Cette action, il la doit à la contractilité des fibres musculaires de son sphincter, à l’élasticité des tissus qui font partie intégrante de ses parois.
Toutes les fois que cette élasticité sera forcée ou aura disparu, toutes les fois que le sphincter uréthro-vésical sera déchiré, dégénéré ou détruit, le canal restera toujours béant et l’incontinence surviendra.
Cette incontinence pourra s’observer :
- Après la taille uréthrale.
- Après la dilatation chirurgicale, mécanique, pathologique de l’urèthre.
- Après des accouchements répétés sans fistules vésico- ou uréthro-vaginales.
- Après les restaurations des fistules vésico-vaginales.
- Après les restaurations anatomiques de l’urèthre.
Incontinence après taille uréthrale
De ces incontinences uréthrales, la plus anciennement connue est celle qui compliquait si souvent la taille uréthrale.
Questions-Réponses
Q1 : Quel est le rôle principal de l’urèthre dans la miction ? R1 : L’urèthre joue un rôle crucial dans la rétention de l’urine grâce à la tonicité des sphincters.
Q2 : Que se passe-t-il si le sphincter uréthro-vésical est endommagé ? R2 : Si le sphincter est déchiré ou détruit, le canal uréthral restera béant, entraînant une incontinence.
Q3 : Quelles sont les causes possibles d’incontinence urinaire chez la femme ? R3 : Les causes peuvent inclure la taille uréthrale, la dilatation de l’urèthre, des accouchements répétés, et des restaurations de fistules.
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FAQ — Questions fréquentes
Quels types de protections sont recommandés pour l’incontinence urinaire ?
Le choix dépend de l’intensité des fuites. Pour une incontinence légère, une protection anatomique ou un slip absorbant discret suffit. Pour une incontinence modérée à sévère, un change complet (couche adulte) offre une meilleure absorption et une protection plus longue durée, notamment la nuit.
Comment choisir entre un change complet et un slip absorbant ?
Le change complet (couche adulte avec attaches) convient aux personnes alitées ou à mobilité réduite, car il peut être posé sans se lever. Le slip absorbant, semblable à un sous-vêtement, est préféré pour les personnes actives qui souhaitent discrétion et autonomie lors des changes.
Les couches adultes sont-elles remboursées par l’Assurance Maladie ?
Oui, partiellement. Les changes complets (couches adultes avec attaches) sont inscrits à la Liste des Produits et Prestations (LPP) remboursables sous conditions : incontinence avérée, prescription médicale, et produits référencés. Le remboursement ne couvre pas les slips absorbants ni les protections anatomiques.


