Sur le plan médical, observations cliniques sur la tuberculose rénale constitue un domaine important pour les praticiens de santé et les patients concernés par les troubles urinaires. Une meilleure connaissance de ces mécanismes permet aux personnes incontinentes et à leurs aidants de mieux comprendre leur situation et d’adapter les solutions de protection utilisées.
Cette étude présente le suivi clinique d’une patiente atteinte de tuberculose rénale, avec des détails sur les symptômes, les examens réalisés, et les traitements administrés. Les observations mettent en lumière l’évolution de la maladie, les complications rencontrées, ainsi que les interventions médicales effectuées.
Introduction
À gauche, on voit quelques grumeaux qui semblent adhérer à la muqueuse. L’orifice urétéral est nettement visible; il est surélevé et comme recouvert d’un élastique (disposition déjà remarquée autrefois).
Le 15 août 1910, la malade rentre à l’hôpital sur l’avis de M. Germain. Son état a été discuté; certains ont été d’avis de faire une exploration rénale sur place, d’autres n’ont pas jugé cette intervention comme indispensable.
En attendant, on fait une nouvelle cystoscopie avec séparation des urines.
État initial de la patiente
Voici le résultat :
Échantillons séparés
- KR. D. R. G.
- Volume godet 1 : 9% cme. 95 eme.
- Volume godet 2 : 5000086 0 38 46
Caractères : Dans tous les échantillons, on note un dépôt blanc, dense, assez abondant. Pour les reins, les godets 1 et 2 sont sensiblement limpides et incolores. Le godet 3 est ambré, le 4 l’est davantage.
Échantillons réunis
- R.D. . R. G.
- Volume total : 318 cme. 326 cmc.
- Densité du mélange total : 1002 1003
- Urée par litre : 4 gr. 16 6 gr. 8
- Chlorure en NaCl par litre : 3 gr. 40 3 gr. 60
- Albumine : traces minimes
- Sucre (phloridzine) : 6 gr. 54 6 gr. 25
- Glucose éliminé dans un volume correspondant : 2,079 2,037
Examens et résultats
Le 12 août, on inocule encore deux cobayes avec de l’urine centrifugée. L’urine prise directement dans le rein gauche et injectée au cobaye le 1er jour sans lésions tuberculeuses. Le cobaye inoculé avec l’urine prise du côté droit est tué le 25e jour. On ne constate aucune lésion.
Les urines recueillies ne l’ont été qu’une heure après la mise en place des sondes, et une demi-heure après l’ingestion de tisanes diurétiques. La malade reste cette fois à l’hôpital pendant un mois. Les phénomènes vésicaux continuent malgré les instillations quotidiennes de goménol. À cette date, elle est prise de vomissements alimentaires qui se répètent. La malade maigrit encore.
Elle sort de l’hôpital le 15 septembre. Les vomissements se calment. Elle recommence à venir tous les matins à la consultation pour les instillations de goménol et de cocaïne, et cela pendant des mois. Grâce au traitement, l’hématurie disparaît, la douleur se calme. Il ne reste que la pollakiurie comme unique symptôme.
Traitements administrés
Le 5 octobre 1910, nouvelle cystoscopie. Les lésions vésicales sont dans le même état; aucune modification.
Au mois de février 1911, apparaît l’incontinence d’urine, pour la première fois. La malade s’en aperçoit un matin au réveil, par le contact des linges humides. Au début, l’incontinence était diurne aussi, mais moins marquée. Dans la suite, elle existe principalement la nuit.
Le 16 du même mois, M. Marion pratique lui-même une cystoscopie. Il conseille pour calmer la cystalgie des instillations de nitrate d’argent à dose progressivement élevée; en même temps, il trouve utile de faire de la dilatation vésicale, tous les 4-5 jours. Le 16 et le 24 février, on fait des instillations argentées de 4 centimètres cubes à 1 p. 100.
Dans la suite, il devient impossible de continuer le traitement à cause de la douleur, et on recommence le goménol. Il ne reste plus comme trouble urinaire que l’incontinence et de la douleur seulement quand les urines s’échappent.
Évolution de la maladie
En mai 1911, la malade constate le développement d’un abcès dans la région périorale droite. On l’envoie à la salle Elisa Roy. On fait le diagnostic d’un abcès froid et on l’incise. La cicatrisation complète demande 21 jours.
Au mois de novembre de la même année, la malade rentre à l’hôpital pour le traitement de l’incontinence au moyen de piqûres périnéales avec du sérum artificiel. À ce moment, la miction dans la journée se fait toutes les demi-heures. Il y a un peu de douleur à la fin des mictions.
On fait successivement des piqûres périnéales de sérum, d’abord de 40 centimètres cubes, puis de 80 centimètres cubes de chaque côté de la ligne médiane. On les fait d’abord une fois par semaine. L’incontinence diminue pendant trois jours, pour reprendre comme avant.
On fait alors des piqûres tous les trois ou quatre jours. On enregistre un médiocre résultat. On injecte alors le plus de liquide possible dans la vessie pour la dilater, et cela tous les jours. Le résultat est également nul.
Nouvelle cystoscopie avec division des urines devant cet état. On a trouvé :
Rein droit
- Urines limpides, à culot presque nul, ni pus, ni sang. Quelques cellules. Pas de microbes.
- Les godets de la polyurie 1 et 2 sont de même limpides. Les godets 3 et 4, par contre, sont nettement troubles. Leur examen histologique coïncide avec celui ci-dessus. En plus, flore énorme de ferments.
Analyse chimique
- Urée au litre : 8 gr. 82
- Quantité réelle d’urée éliminée : 4 gr. 18
- Sucre au litre : 0
- Quantité éliminée : néant
- Albumine au litre : traces faibles
- Chlorure au litre : 6 gr. 51
- Quantité réelle éliminée : 4 gr. 87
- Pus : néant
- Sang : néant
Rein gauche
- Urines limpides, à culot très faible. Assez rares hématies. Très rares leucocytes. Assez rares cellules. Pas de bactéries.
- Mêmes observations pour les godets 3 et 4.
Analyse chimique
- Urée au litre : 7 gr. 56
- Quantité réelle d’urée éliminée : 1 gr. 23
- Sucre au litre : néant
- Albumine au litre : traces
- Chlorure au litre : 6 gr. 09
- Quantité réelle éliminée : 0 gr. 99
- Pus : très faible
- Sang : traces
Conclusion
À l’heure actuelle, l’état de la malade au point de vue local et général est beaucoup amélioré. D’abord, à la cystoscopie, on constate que les lésions de la muqueuse sont presque complètement disparues, et pourtant si on ne fait rien à la malade, l’incontinence reprend. Celle-ci semble obéir beaucoup aux injections périnéales de sérum. On les continue jusqu’à aujourd’hui avec succès; on les recommence chaque fois que l’incontinence réapparaît. Actuellement, on les fait presque une fois par mois.
Ajoutons à cette curieuse observation un autre fait : la malade a été prise dernièrement sans aucune cause d’un accès de fièvre avec courbature, rachialgie et amaigrissement pendant 6 à 7 jours. La température était de 39°, avec rémission malinale. Tous ces signes disparaissent brusquement, et la maladie reprend son aspect primitif. Il s’agit peut-être d’une poussée bacillémique, ou encore d’un état grippal quelconque sans aucun rapport avec la maladie.
Questions-réponses
- Quel était le traitement principal administré à la patiente ?
- Le traitement principal administré à la patiente était des instillations de goménol et de nitrate d’argent.
- Quels étaient les symptômes de la patiente au début de son hospitalisation ?
- Les symptômes de la patiente comprenaient des douleurs lombaires, de la pollakiurie, de l’hématurie et des urines fétides.
- Comment a évolué l’état de la patiente après la néphrectomie ?
- Après la néphrectomie, l’état de la patiente a montré une amélioration, mais l’incontinence a persisté et des instillations périodiques ont été nécessaires pour la gérer.
Les articles sur la même thématique
Les protections les plus achetées
FAQ — Questions fréquentes
Quel est le lien entre ces informations médicales et l’incontinence ?
Les mécanismes anatomiques et physiologiques présentés sont directement liés aux causes et traitements de l’incontinence. Une bonne compréhension permet aux patients et aux aidants de mieux dialoguer avec les soignants et d’adapter les protections choisies à la réalité médicale.
Faut-il consulter un médecin avant de choisir ses protections adultes ?
Il est fortement recommandé de consulter un urologue ou un médecin généraliste pour évaluer le type et la sévérité de l’incontinence. Cela permet d’orienter vers le traitement approprié (rééducation, médicaments, chirurgie) et de choisir les protections les mieux adaptées.
Quand faut-il commencer à utiliser des protections adultes ?
Dès que les fuites urinaires ou fécales deviennent gênantes au quotidien, l’utilisation de protections améliore considérablement la qualité de vie. Il n’y a aucune honte à le faire. Les protections modernes sont discrètes, confortables et efficaces, même pour les incontinences légères.


