Observations cliniques sur les opérations de Pawlick
Ce document présente plusieurs observations de patients traités par le chirurgien Pawlick pour des problèmes d’incontinence urinaire. Les cas décrits illustrent les différentes approches opératoires et les résultats obtenus, ainsi que les défis rencontrés par les patientes.
Observation 29 : Cas de fistule urétrale
N.M., 39 ans, née le 7 novembre 1880. Elle présente à 1,5 centimètre de l’orifice du canal urétral, une fistule accessible à un fin svelte. Le reste du canal est masqué par du tissu cicatriciel très résistant, en arrière duquel se trouve une fistule beaucoup plus considérable que la première.
L’utérus est à sa place et mobile. L’oblitération de ces pertes de substance est faite le 6 mai 1880, avec plein succès par Pawlick. Mais après l’ablation des points de suture, la malade ne peut retenir ses urines. Sur ses instances, Pawlick doit lui pratiquer de suite une seconde opération.
La malade peut dès lors passer toute la nuit sans souiller son lit ; debout et pendant la marche, elle peut rester une demi-heure sans uriner. Assise ou couchée, elle peut garder ses urines beaucoup plus longtemps.
Observation 90 : Cicatrice vaginale et incontinence
H.S., 26 ans, mariée, entre à la clinique le 9 mars 1880. Le milieu vaginal est occupé par une puissante cicatrice transversalement placée, faisant une forte saillie en avant. À 9,5 centimètres de profondeur se trouve une larve fistule dont les angles sont bordés par du tissu cicatriciel.
Pawlick opère la fistule, guérison complète, mais sans résultat pour la femme qui continue à perdre ses urines. Au bout de trois mois, aucune amélioration ne survenant dans son état, Pawlick propose une opération qui est pratiquée en septembre.
La malade peut alors garder ses urines debout pendant une heure. Pawlick termine son observation en faisant remarquer que malgré le peu d’étendue de l’urètre, qui, après l’avivement de la fistule, était devenu encore plus court, la flexion et la tension du canal ont permis à la malade de retenir ses urines.
Observation 31 : Fistule vésicale
A. Ch., 22 ans, entre à la clinique le 30 mars 1881. Elle a été déjà opérée par le professeur Nicoladoni pour une fistule vésicale s’étendant dans le vagin à deux centimètres de l’orifice cutané de l’urètre. Après préparations, deux opérations successives comblent la perte de substance.
La malade restant incontinente, on lui ordonne un compresseur de l’urètre, qui occasionne des douleurs si atroces qu’à sa sortie de la clinique, elle renonce à le porter. Elle est alors adressée à Pawlick. Ce chirurgien pratique son opération, et l’incontinence guérit.
Observation 92 : Troubles de la miction chez une femme âgée
Femme de 87 ans. A eu depuis son enfance des troubles de la miction caractérisés par le fait que si elle n’urine pas très fréquemment, l’urine s’échappe goutte à goutte. Elle se marie et devient mère de quatre enfants. Un an après la naissance de son dernier enfant, aujourd’hui âgé de 9 ans, elle perd son mari et se trouve dans l’obligation de s’occuper elle-même de ses affaires.
Elle est obligée de rester constamment debout, de marcher beaucoup, de rester plusieurs heures sans uriner malgré des besoins pressants pour ne pas laisser son magasin. Les urines commencent alors à s’écouler involontairement ; et depuis 4 ans, elle ne peut absolument plus retenir ses urines. À l’examen, les organes génitaux, la vessie, l’urètre, l’urine sont normaux. La vessie est vide. La femme est toujours mouillée.
Divers essais avec des pessaires restent sans succès. Pawlick pratique son opération à la fin de novembre et au commencement de décembre 1882. La malade, à son départ de Vienne, garde ses urines plusieurs heures. Elle est maintenant encore dans un état très satisfaisant.
Critiques sur la méthode de Pawlick
Ugstræm, critiquant le procédé de Pawlick, se demande si cette tension transversale, que recherche le chirurgien de Vienne, a une action véritablement efficace et surtout durable. Car, dit-il, pour arriver à ce but, il serait nécessaire que les côtés de l’orifice du canal fussent maintenus par des plans solides, résistants en même temps qu’immobiles, or rien de semblable ne se trouve dans le voisinage.
Bien que Pawlick insiste beaucoup sur la tension transversale de l’urètre, il ne faut pas oublier qu’il incurve en même temps le canal autour du ligament suspenseur, et que cette flexion combinée à la tension ajoute une garantie réelle au but du procédé, c’est-à-dire l’application solide des deux parois de l’urètre, l’une contre l’autre.
Quant à la valeur de l’opération, au point de vue du résultat fonctionnel, les observations rapportées montrent amplement que la perfection est encore à atteindre.
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Questions-Réponses
1. Quel est le principal problème rencontré par les patientes opérées par Pawlick ?
– Les patientes souffrent principalement d’incontinence urinaire, souvent due à des fistules ou des cicatrices.
2. Quelles sont les améliorations observées après les opérations de Pawlick ?
– Après les opérations, plusieurs patientes ont pu retenir leurs urines pendant des périodes plus longues, et certaines ont constaté une guérison complète de leur incontinence.
3. Quels critiques sont formulées à l’encontre de la méthode de Pawlick ?
– Ugstræm critique la durabilité de la tension transversale recherchée par Pawlick, soulignant que des structures solides et immobiles sont nécessaires pour un résultat efficace.


