Observations cliniques sur l’incontinence urinaire et la tuberculose rénale

La compréhension de observations cliniques sur l’incontinence urinaire et la tuberculose rénale est essentielle pour les personnes qui vivent avec l’incontinence urinaire ou fécale. En France, plus de 5 millions de personnes sont touchées par ces troubles, qui impactent significativement la qualité de vie au quotidien. Les protections adaptées — couches adultes, slips absorbants, changes complets — jouent un rôle central dans la gestion de ces situations.

Ce document présente deux cas cliniques relatifs à l’incontinence urinaire, l’un chez un homme de 5 ans souffrant de complications après une blennorragie, et l’autre chez une jeune fille de 14 ans diagnostiquée avec une tuberculose rénale. Les observations mettent en lumière les symptômes, les diagnostics et les traitements appliqués.

Cas d’un homme de 5 ans

La deuxième observation rapporte le cas d’un homme de 5 ans qui, à la suite d’une blennorragie et d’un traumatisme dans la région lombaire, constate que les mictions deviennent de plus en plus fréquentes. Elles sont en même temps douloureuses. Il n’y a pas d’hématurie, ni de douleur dans la région rénale. Les urines sont troubles, avec dépôt abondant; puis, apparaît une incontinence, d’emblée absolue; l’état général devient de plus en plus mauvais.

L’examen du malade montre que la prostate présente un noyau médian hypertrophié. Les douleurs dans la région rénale droite apparaissent plus tard : le palper de cet organe montre qu’il est gros, douloureux à la pression. La palpation profonde de l’uretère droit, au niveau du point de Hallé, détermine aussi de la douleur, mais on ne sentait pas le cordon uretéral.

On pratique la néphrectomie qui confirme les lésions rénales. Que devient l’incontinence? Le malade n’a uriné le lendemain que 50 grammes d’urine, très trouble depuis l’opération; il ne sent nullement le besoin d’uriner. Pendant quatre jours, il fait de l’anurie.

Devant cet état de choses, on veut pratiquer une néphrostomie gauche, mais l’exploration complète de la région rénale ne permet pas de trouver le rein. Dans l’espace d’une semaine, l’état du malade s’aggrave énormément et il succombe finalement dans le coma urémique.

Cas d’une jeune fille de 14 ans

M. Bazy, en 1905, rapporte à la Société de chirurgie un cas de tuberculose rénale avec incontinence nocturne d’urine et pollakiurie nocturne comme premiers symptômes d’une tuberculose rénale. C’est la première fois que, d’après l’ordre chronologique que nous avons suivi toujours, il nous arrive de trouver un document aussi complet et aussi clairement exposé.

Voici sommairement cette observation : c’est une jeune fille âgée de 14 ans qui ne présente aucun antécédent au point de vue de tuberculose, ni directement ni indirectement. Elle a été réglée à 13 ans et demi, et très régulièrement pendant 4 mois : depuis, les règles ont disparu. À cette date, on a constaté une pollakiurie nocturne et presque en même temps le trouble urinaire. Quelques mois après, apparaît l’incontinence nocturne. Un médecin consulté porte le diagnostic d’incontinence nocturne essentielle. Il ordonne un traitement de belladone.

Apparaît ensuite pour la première fois l’hématurie. Un autre médecin consulté porte le diagnostic de la tuberculose rénale, l’examen bactériologique des urines montre uniquement la présence d’un bacille acido-résistant. Il ordonne le repos et une alimentation substantielle. Il s’ensuit une amélioration notable. Il reste une très légère hématurie.

L’examen de la région rénale droite montre un point douloureux para-ombilical, un point lombaire, un point sus-pubien, un point hypogastrique. Un examen cystoscopique ultérieur a montré de la rougeur de la vessie sans ulcération.

L’auteur constate dans cette observation la relation entre la fréquence des mictions et l’incontinence. Les deux signes se sont améliorés en même temps par le traitement.

Importance du diagnostic précoce

Pour M. Bazy, l’essentiel de la question est de faire un diagnostic précoce dans la tuberculose rénale. Or, pour lui, les signes classiques décrits dans cette maladie ne sont pas toujours suffisants à la tâche. Il énumère la coloration pâle des urines, coïncidant avec le trouble de cette urine, et les phénomènes d’irritation vésicale qui restent rebelles au traitement.

Cette coloration particulière des urines apparaît bien après la localisation tuberculeuse au niveau du rein. M. Bazy affirme qu’une atteinte vésicale ne suppose pas toujours une atteinte rénale. Il prétend de la sorte reconnaître une cystite tuberculeuse autonome.

Il finit sa communication en insistant sur les symptômes fonctionnels, en particulier la pollakiurie nocturne. Il attache à ce signe une importance considérable : pour lui, ce phénomène a d’autant plus de valeur que tout médecin, tout praticien peut le constater sans avoir recours à la moindre exploration, qui parfois peut avoir des suites dangereuses, surtout en des mains peu expérimentées.

Conclusion sur l’incontinence urinaire

Au premier Congrès international d’urologie de 1908, le docteur Guisy déclare diviser la symptomatologie de la tuberculose rénale en deux périodes : une première période, appelée encore période de début ou période pré-tuberculeuse, et une deuxième période ou période d’état. La première seule présente de l’intérêt, en ce qui touche l’incontinence d’urine. Elle serait une manifestation clinique du réflexe réno-vésical.

Questions-Réponses

1. Quels sont les principaux symptômes observés chez le patient de 5 ans ? Les principaux symptômes comprennent des mictions fréquentes et douloureuses, une incontinence absolue, des urines troubles avec dépôt abondant, et un état général de plus en plus mauvais.

2. Quel diagnostic a été posé pour la jeune fille de 14 ans ? La jeune fille a d’abord été diagnostiquée avec une incontinence nocturne essentielle, puis avec une tuberculose rénale après l’apparition d’hématurie et des résultats bactériologiques.

3. Quelle est l’importance du diagnostic précoce selon M. Bazy ? M. Bazy souligne que le diagnostic précoce est crucial dans la tuberculose rénale, car les signes classiques ne sont pas toujours suffisants, et il est essentiel de reconnaître les symptômes fonctionnels comme la pollakiurie nocturne.

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FAQ — Questions fréquentes

Quels types de protections sont recommandés pour l’incontinence urinaire ?

Le choix dépend de l’intensité des fuites. Pour une incontinence légère, une protection anatomique ou un slip absorbant discret suffit. Pour une incontinence modérée à sévère, un change complet (couche adulte) offre une meilleure absorption et une protection plus longue durée, notamment la nuit.

Comment choisir entre un change complet et un slip absorbant ?

Le change complet (couche adulte avec attaches) convient aux personnes alitées ou à mobilité réduite, car il peut être posé sans se lever. Le slip absorbant, semblable à un sous-vêtement, est préféré pour les personnes actives qui souhaitent discrétion et autonomie lors des changes.

Les couches adultes sont-elles remboursées par l’Assurance Maladie ?

Oui, partiellement. Les changes complets (couches adultes avec attaches) sont inscrits à la Liste des Produits et Prestations (LPP) remboursables sous conditions : incontinence avérée, prescription médicale, et produits référencés. Le remboursement ne couvre pas les slips absorbants ni les protections anatomiques.