La compréhension de prise en charge de l’incontinence urinaire de la femme en médecine générale est essentielle pour les personnes qui vivent avec l’incontinence urinaire ou fécale. En France, plus de 5 millions de personnes sont touchées par ces troubles, qui impactent significativement la qualité de vie au quotidien. Les protections adaptées — couches adultes, slips absorbants, changes complets — jouent un rôle central dans la gestion de ces situations.
L’incontinence urinaire chez les femmes nécessite une évaluation précise pour un traitement efficace. Les méthodes de diagnostic, telles que l’échographie pelvienne et les analyses d’urine, jouent un rôle clé dans la prise en charge. Ce document présente les recommandations et les conclusions d’un consensus sur la gestion de cette condition.
Sensibilité et spécificité des échographes
Au total, selon les études, les échographes avec mesure automatisée du résidu post-mictionnel ont donc une sensibilité de 67 à 90 % et une spécificité de 71 à 96 % pour mesurer le résidu post-mictionnel.
L’échographie pelvienne peut cependant être préférée au sondage pour l’estimation du résidu post-mictionnel : pas de risque infectieux, pas de risque de traumatisme, examen moins désagréable pour la patiente (consensus du groupe de travail et du groupe de lecture).
Bandelette urinaire et examen cytobactériologique
Une leucocyturie n’est pas synonyme d’infection urinaire chez les incontinents chroniques âgés. Une prévalence de leucocyturie de 45 % a été rapportée parmi les incontinents résidant en institution, mais la prévalence de la bactériurie n’était que de 43 %.
Les données de la littérature sur l’effet d’une bactériurie asymptomatique sur l’incontinence sont contradictoires. Selon une étude, l’incontinence n’est pas modifiée par une bactériurie asymptomatique chez la femme âgée, et selon une autre, une amélioration des symptômes ou une guérison de l’incontinence serait observée chez des femmes plus jeunes quand on traite la bactériurie.
Au total, la valeur diagnostique de la bandelette ou de l’examen cytobactériologique des urines pour le diagnostic d’une infection urinaire ou la mise en évidence d’une hématurie n’a pas été étudiée. L’effet d’une bactériurie asymptomatique sur l’incontinence est mal évalué.
Conclusion
Ces conclusions sont le résultat d’un consensus du groupe de travail et du groupe de lecture. La vérification de la stérilité des urines par bandelette urinaire ou par examen cytobactériologique des urines n’est pas à pratiquer systématiquement chez toute femme présentant une incontinence urinaire.
Elle est indiquée chez les femmes présentant une incontinence par impériosité ou mixte, chez les femmes âgées et/ou chez celles qui portent régulièrement des protections pour leur incontinence urinaire, chez les femmes devant subir un bilan urodynamique et une cystoscopie.
La recherche d’un résidu post-mictionnel n’est indiquée que dans les cas suivants :
- En cas d’incontinence d’effort, uniquement si un traitement chirurgical est envisagé (la recherche d’un résidu post-mictionnel n’est pas systématiquement recommandée avant la prescription en première intention d’une rééducation périnéo-sphinctérienne).
- En cas d’incontinence par impériosité, uniquement si un traitement médicamenteux par anticholinergique est indiqué et qu’une rétention urinaire est suspectée et/ou s’il s’agit d’une patiente âgée.
- En cas d’incontinence mixte, uniquement après échec d’une rééducation, si un traitement médicamenteux par anticholinergique est indiqué.
L’échographie vésicale par voie sus-pubienne est à préférer au sondage pour évaluer le résidu post-mictionnel (meilleur confort pour les patientes, absence de risque infectieux).
Recommandations
La vérification de la stérilité des urines par bandelette urinaire ou par examen cytobactériologique des urines (ECBU) est recommandée :
- Chez toute femme présentant une incontinence par impériosité ou mixte.
Questions-Réponses
Q1 : Quelle est la sensibilité des échographes pour mesurer le résidu post-mictionnel ? R1 : La sensibilité des échographes avec mesure automatisée du résidu post-mictionnel est de 67 à 90 %.
Q2 : Quand la vérification de la stérilité des urines est-elle indiquée ? R2 : Elle est indiquée chez les femmes présentant une incontinence par impériosité ou mixte, chez les femmes âgées, et chez celles qui portent régulièrement des protections pour leur incontinence.
Q3 : Quelle méthode est préférée pour évaluer le résidu post-mictionnel ? R3 : L’échographie vésicale par voie sus-pubienne est à préférer au sondage pour évaluer le résidu post-mictionnel.
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FAQ — Questions fréquentes
Quels types de protections sont recommandés pour l’incontinence urinaire ?
Le choix dépend de l’intensité des fuites. Pour une incontinence légère, une protection anatomique ou un slip absorbant discret suffit. Pour une incontinence modérée à sévère, un change complet (couche adulte) offre une meilleure absorption et une protection plus longue durée, notamment la nuit.
Comment choisir entre un change complet et un slip absorbant ?
Le change complet (couche adulte avec attaches) convient aux personnes alitées ou à mobilité réduite, car il peut être posé sans se lever. Le slip absorbant, semblable à un sous-vêtement, est préféré pour les personnes actives qui souhaitent discrétion et autonomie lors des changes.
Les couches adultes sont-elles remboursées par l’Assurance Maladie ?
Oui, partiellement. Les changes complets (couches adultes avec attaches) sont inscrits à la Liste des Produits et Prestations (LPP) remboursables sous conditions : incontinence avérée, prescription médicale, et produits référencés. Le remboursement ne couvre pas les slips absorbants ni les protections anatomiques.


