Résultat opératoire et indications chirurgicales

La compréhension de résultat opératoire et indications chirurgicales est essentielle pour les personnes qui vivent avec l’incontinence urinaire ou fécale. En France, plus de 5 millions de personnes sont touchées par ces troubles, qui impactent significativement la qualité de vie au quotidien. Les protections adaptées — couches adultes, slips absorbants, changes complets — jouent un rôle central dans la gestion de ces situations.

Le résultat opératoire immédiat était parfait : la vessie, qui auparavant ne pouvait garder la plus minime quantité d’urine, recevait facilement 250 grammes de liquide sans le moindre suintement entre la sonde et les parois uréthrales. Cependant, l’incontinence persiste lorsque la patiente est debout, malgré une amélioration en position couchée. Ce texte aborde les indications chirurgicales, les procédés opératoires, et les différents types d’incontinence uréthrale.

Résultat opératoire

Le résultat opératoire immédiat était parfait : la vessie, qui auparavant ne pouvait garder la plus minime quantité d’urine, recevait facilement 250 grammes de liquide sans le moindre suintement entre la sonde et les parois uréthrales.

Cependant, l’incontinence persiste lorsque la patiente est debout, bien qu’elle puisse rester deux heures sans uriner en position couchée. M. Albarran attribue ce résultat imparfait à l’incurvation de l’urètre, qui ne s’est pas complètement maintenue après l’opération. Les sutures ont été pratiquées avec du fil de catgut qui s’est trop vite résorbé. Il faut également tenir compte de la disparition de la contractilité du sphincter, révélée par l’examen électrique.

Indications de l’intervention chirurgicale

Nous sommes arrivés au terme de cette énumération assez longue des procédés opératoires. Il nous reste maintenant à exposer les indications de chacun d’eux.

Déjà en décrivant chaque opération, nous avons fait ressortir les avantages ou les désavantages qu’elle semble présenter. Nous rejetons la méthode de dérivation au cours des urines, méthode mauvaise à tous les points de vue, à l’exception cependant pour le procédé de la taille sus-pubienne, qui doit être réservé aux cas absolument désespérés.

Nous avons admis, comme offrant les bénéfices les plus sérieux, l’opération d’Engström dans la méthode du resserrement simple avec excision de la cloison uréthro-vaginale. Les procédés de Duret et Gersuny, et surtout l’opération proposée par M. Pousson, combinaison des deux précédentes, dans la méthode du resserrement par déviation, torsion, etc. de l’urètre sur son axe, méritent également d’être considérés. Enfin, l’opération de M. Albarran mérite d’attirer sérieusement l’attention des chirurgiens.

Choix du procédé

Dans quels cas doit-on employer l’une ou l’autre de ces deux méthodes ? Tel est le problème que nous allons nous efforcer de résoudre. Mais avant d’en donner la solution, il est un point que nous devons dès maintenant trancher : faut-il intervenir dès l’apparition d’une incontinence uréthrale d’urine ?

Nous croyons pouvoir répondre par la négative : ces incontinences sont souvent temporaires. Dans d’autres cas, après une durée quelquefois fort longue, elles finissent par guérir sous l’influence d’une thérapeutique médicale bien conduite. Nombreuses sont les guérisons simples d’incontinences uréthrales consécutives soit à la dilatation traumatique, chirurgicale ou obstétricale, soit à la restauration de fistules uréthro ou vésico-vaginales.

Aussi, le chirurgien, avant de prendre le bistouri, devra-t-il s’adresser aux différents moyens mis en usage dans ces cas : belladone, strychnine, teinture de rhus, surtout l’électrisation du canal suivant l’excellente méthode du professeur Guyon, le massage de l’urètre, les douches froides lancées contre la cloison uréthro-vaginale.

Mais lorsque tous ces moyens ont échoué, le chirurgien, dès lors à l’abri du reproche que le professeur Bandi a fait à Paulick d’opérer trop tôt, n’hésitera pas à pratiquer une opération bien peu grave et très utile à la malade. « Car si l’art n’intervient pas, dit le professeur Pajot, dans ses cours à la faculté de Paris, une femme atteinte d’une semblable infirmité est morte socialement. »

Types d’incontinence uréthrale

Nous pensons qu’il est possible et surtout utile, au point de vue des bénéfices que les malades sont en droit d’attendre de l’intervention chirurgicale, de classer les différents types d’incontinence uréthrale que nous avons étudiés en deux groupes.

Dans le premier, nous rangerons les cas où l’urètre est simplement dilaté, sans modification de longueur et de direction, où le sphincter vésico-uréthral, tout en ayant conservé sa puissance contractile, ne ferme plus l’urètre simplement parce que celui-ci est trop large.

Il est en effet ici du sphincter comme d’un anneau élastique : après une tension trop forte ou trop souvent répétée, il se relâche et ne peut plus remplir son rôle, à moins qu’on ne fasse un pli sur son trajet, ou que l’on en coupe un morceau. Pour ces incontinences, le simple resserrement sera le plus souvent suivi de guérison.

Aussi est-ce à ces cas que l’on doit, il nous semble, appliquer les méthodes de resserrement simple, et en particulier le procédé d’Engström, et surtout l’opération d’Albarran, avec élitorrhaphie antérieure s’il existe en même temps un peu de prolapsus de la paroi vaginale supérieure.

Dans les cas d’incontinence que nous plaçons dans le deuxième groupe, l’urètre est non seulement béant, mais il a souvent perdu sa longueur normale, sa légère courbure en haut habituelle. Le sphincter, détruit en partie, a perdu sa contractilité et ne réagit plus sous l’influence de l’électrisation, l’élasticité des parois du conduit n’existe plus. C’est ce qu’on observe dans ces incontinences consécutives à la restauration de vastes fistules vésico ou uréthro-vaginales.

Questions-Réponses

1. Quelles sont les conséquences d’une incontinence uréthrale non traitée ? Une incontinence uréthrale non traitée peut entraîner des conséquences sociales et psychologiques importantes, affectant la qualité de vie de la patiente.

2. Quels traitements non chirurgicaux peuvent être envisagés avant une opération ? Des traitements non chirurgicaux incluent l’utilisation de médicaments comme la belladone ou la strychnine, ainsi que des techniques comme l’électrisation du canal et le massage de l’urètre.

3. Quand est-il approprié d’envisager une intervention chirurgicale pour l’incontinence uréthrale ? Une intervention chirurgicale est envisagée lorsque les traitements non chirurgicaux ont échoué et que l’incontinence persiste, affectant significativement la vie quotidienne de la patiente.

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FAQ — Questions fréquentes

Quels types de protections sont recommandés pour l’incontinence urinaire ?

Le choix dépend de l’intensité des fuites. Pour une incontinence légère, une protection anatomique ou un slip absorbant discret suffit. Pour une incontinence modérée à sévère, un change complet (couche adulte) offre une meilleure absorption et une protection plus longue durée, notamment la nuit.

Comment choisir entre un change complet et un slip absorbant ?

Le change complet (couche adulte avec attaches) convient aux personnes alitées ou à mobilité réduite, car il peut être posé sans se lever. Le slip absorbant, semblable à un sous-vêtement, est préféré pour les personnes actives qui souhaitent discrétion et autonomie lors des changes.

Les couches adultes sont-elles remboursées par l’Assurance Maladie ?

Oui, partiellement. Les changes complets (couches adultes avec attaches) sont inscrits à la Liste des Produits et Prestations (LPP) remboursables sous conditions : incontinence avérée, prescription médicale, et produits référencés. Le remboursement ne couvre pas les slips absorbants ni les protections anatomiques.