La compréhension de tuberculose rénale et incontinence urinaire est essentielle pour les personnes qui vivent avec l’incontinence urinaire ou fécale. En France, plus de 5 millions de personnes sont touchées par ces troubles, qui impactent significativement la qualité de vie au quotidien. Les protections adaptées — couches adultes, slips absorbants, changes complets — jouent un rôle central dans la gestion de ces situations.
Ce document présente plusieurs cas cliniques de tuberculose rénale, mettant en évidence des symptômes variés tels que l’incontinence urinaire et d’autres manifestations associées. Les observations soulignent l’importance d’un diagnostic précoce et des interventions chirurgicales, comme la néphrectomie, dans la gestion de cette maladie.
Cas d’un maçon de 27 ans
Maçon, 27 ans, tuberculeux, héréditaire. Père mort de phtisie, la mère aussi. À la suite de fatigues corporelles, il fut pris de mictions fréquentes et douloureuses dans la journée, avec incontinence nocturne.
Après sept mois, incontinence nocturne et diurne. Douleurs fixes au rein gauche, urines claires. À l’examen cystoscopique : intégrité vésicale, sauf un état congestif léger de la muqueuse. À la pression bi-manuelle costo-lombaire, le rein gauche paraît douloureux, mais non perceptible, le rein droit est normal.
Réflexe de Bazy au point supérieur, état général assez bon; de temps en temps, diarrhée et inappétence, pas de fièvre. La séparation des urines révéla à gauche la présence du bacille de Koch, associé à quelques staphylocoques. À droite, tout était normal, sauf quelques leucocytes et quelques rares hématies. Trace d’albumine des deux côtés.
La néphrectomie lombaire gauche débarrassa complètement le malade de ses souffrances il y a 3 ans et demi de cela, et le malade se porte bien. Il est à noter que le rein enlevé était congestionné et plein de granulations, et quelques gros tubercules se trouvaient dans la substance corticale.
Tuberculose rénale chez un étudiant
Tuberculose rénale droite, ayant débuté par polyurie et incontinence nocturne. F. 1…, étudiant à l’Université, 28 ans, héréditairement prédisposé à la tuberculose. Ostéite tuberculeuse de la mâchoire supérieure du côté droit à l’âge de 4 ans : une partie de la mâchoire est enlevée par opération. La maladie actuelle dure depuis six ans.
Depuis cette époque, on n’a noté qu’une polyurie et une pollakiurie diurne, avec incontinence nocturne et sensation de pesanteur à la région lombaire droite. Urines claires, 2.000 centimètres cubes dans les 24 heures. Les reins ne sont pas augmentés de volume; sensibilité intense à la pression du rein droit.
Cystoscopiquement, la muqueuse vésicale et les orifices urétéraux se trouvent en état normal. De même, la prostate et les organes génitaux externes sont normaux. Hématurie intense qui dure depuis 12 jours; l’analyse des urines de 24 heures donne les résultats suivants : volume en 24 heures : 2.000 centimètres cubes, réaction faiblement acide, densité 1.013, aspect jaunâtre, un peu trouble; urée 7.40 p. 100; chlorure 2,99 p. 100; phosphate 0,88 p. 1.000; albumine 0.47 p. 1.000. Leucocytes en quantité considérable, hématies en grande quantité. Cylindres hyalins granuleux rares : pas de bacille de Koch. Staphylocoques blancs en quantité considérable.
L’analyse comparative des urines, après séparation endovésicale, montre que le rein droit est malade. C’est sur les urines du rein droit qu’on note toutes les modifications pathologiques : physique, clinique et bactériologique. Le malade n’a pas accepté la proposition d’une néphrectomie, et est parti pour revenir 1 an et demi après, avec le rein droit gros et douloureux, avec des hématuries répétées, des mictions impérieuses dans la journée et une incontinence nocturne.
Cystoscopiquement, la muqueuse vésicale et les orifices urétéraux se montrent d’une rougeur intense à cette période. L’oculo-réaction de Calmette pratiquée sur l’œil droit fut positive; au bout de 12 heures apparurent une inflammation conjonctivale, œdème des paupières très intense, pesanteur de l’œil, céphalalgie, inappétence et faiblesse du corps.
Histoire d’une patiente avec tumeur lombaire
La même année, M. Souligoux rapporte à la Société de chirurgie l’histoire d’une malade, qui avait de l’incontinence d’urine liée à une tuberculose rénale. C’est une dame de 24 ans qui entre dans son service pour une volumineuse tumeur dans la région lombaire droite.
Aucun antécédent à signaler : il y a 8 mois, grossesse normale avec une forte albuminurie. Depuis son accouchement, la malade a eu des hématuries répétées. Elle a vu se développer progressivement dans la région lombaire et l’hypochondre droit une tumeur. Les hématuries ont toujours persisté, abondantes, survenant sans cause. Elles sont peu influencées par la marche.
Depuis 5 mois, elles sont presque continuelles. En outre, dès le début des accidents, la malade a présenté de l’incontinence nocturne des urines; à l’heure actuelle, cette incontinence a été remplacée par deux ou trois mictions nocturnes; le jour, elle urine toutes les deux heures et demie. La tumeur que l’on constate actuellement est de volume d’une tête de fœtus; elle n’est pas douloureuse.
Quatre jours avant son entrée à l’hôpital, la malade aurait été prise de vives douleurs siégeant au niveau de la région lombaire gauche, sans fièvre. Ces douleurs cessent peu après son entrée dans le service. À l’examen, on constate de la tuberculose pulmonaire. L’exploration vésicale indique une capacité de 120 centimètres cubes. L’hématurie est totale.
La cystoscopie montre des altérations de la muqueuse vésicale (congestion et hémorragie); l’orifice de l’uretère droit est impossible à trouver; on se contente de recueillir les urines de ce côté en plaçant une sonde vésicale. L’examen des sédiments urinaires montre de nombreux leucocytes à noyau polymorphe, en proportion supérieure au pourcentage normal des polynucléaires du sang. On trouve encore des bactéries coli et quelques microbes banals, mais pas de bacille de Koch.
Inoculation au cobaye; l’animal meurt au 8ème jour de tuberculose généralisée. Donc, diagnostic net de tuberculose rénale. Intervention : néphrectomie; le rein enlevé est manifestement tuberculeux. Les suites opératoires ont été très simples : par le drain, s’est écoulé les premiers jours, un peu de sérosité louche; le drain est retiré le 15ème jour et la plaie complètement cicatrisée le 23ème jour; plus d’hématurie. M. Souligoux ne signale pas si l’incontinence a persisté ou disparu définitivement.
Cas d’une femme de 29 ans avec symptômes urinaires
En 1910, Clément, dans un article sur la tuberculose rénale, signale un cas, avec symptomatologie vésicale prédominante et cela jusqu’au dernier moment. Parmi ces symptômes figurait la fausse incontinence. C’est une femme de 29 ans, sans antécédents. Au début de la maladie, elle a présenté un léger œdème malléolaire. Tout est rentré dans l’ordre au bout d’un mois. Ses urines deviennent troubles alors et laissent un dépôt abondant.
Deux mois après les signes urinaires signalés plus haut, nouvelle accalmie, mais peu après, il survient quelques douleurs vagues à la région lombaire. En même temps apparaissent des signes nets du côté de la vessie. Cuisson vive à la miction, envie fréquente et impérieuse d’uriner, augmentation de la quantité totale des urines. Les troubles urinaires vont en s’aggravant jusqu’au 10 février, c’est-à-dire pendant près de 6 mois. La malade entre alors à l’hôpital. À ce moment, elle présentait avec plus d’intensité encore le syndrome urinaire ci-dessus, avec augmentation très notable du nombre des mictions.
Celles-ci se produisaient à tout moment et s’accompagnaient même d’un peu d’incontinence. Elles étaient très douloureuses et peu abondantes. Il arrivait même que les envies d’uriner ne s’accompagnent d’aucune émission d’urine et soient particulièrement pénibles. La douleur dont le siège était au périnée, s’irradiait à la racine des cuisses. Enfin, voilà 15 jours que la malade a constaté dans ses urines la présence de quelques filets de sang à la fin des mictions, d’origine purement vésicale par conséquent.
Observation de Leroy sur l’incontinence diurne
Le reste de l’observation ne présente pour nous aucun intérêt. Il s’agit d’une tuberculose rénale ordinaire, avec signes rénaux, à apparition secondaire; l’examen des urines est caractéristique : hématurie, acidité urinaire, etc. La cystoscopie présente les lésions banales de cystite.
Ce qui est intéressant dans cette observation, c’est la symptomatologie vésicale primitive et complète, qui se présente rarement avec une netteté pareille. On a pratiqué la néphrectomie, qui a confirmé le diagnostic clinique. Les suites opératoires ont été normales, les symptômes vésicaux ont complètement disparu dès le lendemain, les mictions sont redevenues normales; espacées et ne s’accompagnant d’aucun ténesme vésical.
En somme, cystite essentiellement secondaire à une tuberculose rénale. Leroy, dans sa thèse parue en 1910, sur le diagnostic précoce de la tuberculose rénale, cite encore une curieuse observation où le commencement de la maladie se fait par une incontinence diurne; on note dans les antécédents de cette jeune malade quatre ans auparavant rien qu’une albuminurie d’origine inconnue. Ce n’est que peu à peu que cette incontinence d’urine s’établit d’une manière absolue.
C’est secondairement qu’on a observé des urines troubles jaunâtres, et encore plus tardivement la douleur. Un traitement d’incontinence essentielle au début en l’absence de tout autre symptôme ne donne aucun résultat.
Questions-Réponses
1. Quels sont les principaux symptômes observés chez les patients atteints de tuberculose rénale ? Les principaux symptômes incluent l’incontinence urinaire, la polyurie, la pollakiurie, l’hématurie, et des douleurs lombaires.
2. Quelle intervention chirurgicale est souvent pratiquée pour traiter la tuberculose rénale ? La néphrectomie est souvent pratiquée pour retirer le rein affecté par la tuberculose.
3. Quel est le lien entre la tuberculose rénale et l’incontinence urinaire ? L’incontinence urinaire peut être un symptôme associé à la tuberculose rénale, souvent due à des lésions vésicales ou rénales causées par l’infection.
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FAQ — Questions fréquentes
Quels types de protections sont recommandés pour l’incontinence urinaire ?
Le choix dépend de l’intensité des fuites. Pour une incontinence légère, une protection anatomique ou un slip absorbant discret suffit. Pour une incontinence modérée à sévère, un change complet (couche adulte) offre une meilleure absorption et une protection plus longue durée, notamment la nuit.
Comment choisir entre un change complet et un slip absorbant ?
Le change complet (couche adulte avec attaches) convient aux personnes alitées ou à mobilité réduite, car il peut être posé sans se lever. Le slip absorbant, semblable à un sous-vêtement, est préféré pour les personnes actives qui souhaitent discrétion et autonomie lors des changes.
Les couches adultes sont-elles remboursées par l’Assurance Maladie ?
Oui, partiellement. Les changes complets (couches adultes avec attaches) sont inscrits à la Liste des Produits et Prestations (LPP) remboursables sous conditions : incontinence avérée, prescription médicale, et produits référencés. Le remboursement ne couvre pas les slips absorbants ni les protections anatomiques.


