La compréhension de prise en charge de l’incontinence urinaire de la femme en médecine générale est essentielle pour les personnes qui vivent avec l’incontinence urinaire ou fécale. En France, plus de 5 millions de personnes sont touchées par ces troubles, qui impactent significativement la qualité de vie au quotidien. Les protections adaptées — couches adultes, slips absorbants, changes complets — jouent un rôle central dans la gestion de ces situations.
La prévalence de l’incontinence urinaire chez les femmes de plus de 35 ans ou ayant accouché depuis plus de 2 ans est significative, variant de 20 à 53 %. Cette étude souligne l’importance de la recherche de ce problème dans le cadre de la médecine générale. De plus, l’impact de l’incontinence sur la qualité de vie est notable, avec des effets psychologiques et sociaux importants.
Prévalence de l’incontinence urinaire
La prévalence de l’incontinence urinaire retrouvée dans cette étude prospective chez des femmes de plus de 35 ans ou ayant accouché depuis plus de 2 ans se situe dans une fourchette de 20 à 53 % suivant le degré d’importance de cette incontinence. Ces données ne sont pas totalement extrapolables à l’ensemble de la population française car la population incluse était différente de la population générale : il s’agissait de femmes consultant pour des problèmes de santé en médecine générale et la tranche d’âge 40-59 ans était nettement surreprésentée, alors que la tranche d’âge 20-39 ans était sous-représentée. Cependant, elles confirment l’importance de la prévalence de l’incontinence urinaire dans la population féminine française consultant en médecine générale et l’intérêt de la rechercher dans ce cadre.
Retentissement sur la qualité de vie
Impact des symptômes sur la qualité de vie
Une enquête réalisée par Temml et al. chez 1 862 femmes se présentant à des examens de santé gratuits a montré que 67,7 % des femmes souffrant d’incontinence (dont 18 % avaient des symptômes considérés comme modérés à sévères) considéraient que leur pathologie affectait leur qualité de vie. Une enquête analogue de Brocklehurst n’a retrouvé que 34 % de femmes se disant gênées dans leur vie quotidienne.
L’impact psychologique et l’isolement social associés à l’incontinence chez la femme âgée (65 à 84 ans) ont été décrits dans une enquête cas-témoins par Grimby et al. qui ont comparé la qualité de vie des femmes consultant dans un service spécialisé dans l’incontinence urinaire avec celle des femmes du même âge consultant dans d’autres services du même établissement (groupe contrôle) en utilisant un questionnaire de qualité de vie validé, le Nottingham Health Profile (NHP), non spécifique de l’incontinence urinaire.
L’impact psychologique de l’incontinence était plus important chez les femmes souffrant d’incontinence urinaire par impériosité ou d’incontinence mixte que chez les femmes souffrant d’incontinence urinaire d’effort. L’impact sur le sommeil n’a été observé que chez les femmes avec des symptômes d’impériosité.
Une enquête réalisée par Kelleher et al. chez des femmes envoyées dans un service d’uro-gynécologie pour un bilan urodynamique a montré que 65 à 83 % des femmes présentant une incontinence urinaire se considéraient en bonne santé, mais que 65 à 80 % d’entre elles estimaient que leurs problèmes urinaires avaient un impact sur leur qualité de vie.
Impact selon le type d’incontinence
Les femmes avec une incontinence urinaire d’effort présentaient des symptômes significativement plus sévères et un retentissement significativement plus important sur leurs activités physiques que les femmes ayant des problèmes d’impériosité. En revanche, ces dernières souffraient d’un retentissement de leur incontinence dans toutes les autres composantes de la vie quotidienne prises en compte dans l’étude.
L’enquête de Wyman et al. a montré également que l’impact psychosocial de l’incontinence urinaire était significativement plus important chez les femmes avec des symptômes d’incontinence par impériosité que chez celles avec des symptômes d’incontinence urinaire d’effort.
Représentations psychosociales de l’incontinence urinaire
Une enquête qualitative réalisée sous l’égide de la Société de formation thérapeutique du généraliste a étudié les représentations psychosociales de l’incontinence chez 17 patientes non institutionnalisées et chez 11 professionnels de santé. Les résultats ont montré que les femmes incontinentes se sentent dévalorisées et éprouvent un besoin d’en parler, mais considèrent le sujet comme tabou.
Les professionnels de santé ont également exprimé le besoin d’aborder le problème de l’incontinence urinaire pour faciliter l’accès aux soins des patientes.
Influence de l’âge sur la perception de l’incontinence
Hunskaar et Vinsnes ont rapporté que parmi les patientes présentant des symptômes d’incontinence d’effort, les femmes plus jeunes ressentaient un handicap significativement plus important que les femmes plus âgées. Kinn et Zaar ont montré que les femmes plus âgées paraissaient montrer une meilleure tolérance au handicap que les plus jeunes.
Questions-Réponses
1. Quelle est la prévalence de l’incontinence urinaire chez les femmes de plus de 35 ans ? La prévalence varie de 20 à 53 % selon le degré d’importance de l’incontinence.
2. Quel est l’impact psychologique de l’incontinence urinaire chez les femmes âgées ? L’impact psychologique est significatif, avec un isolement social et une dévalorisation personnelle souvent ressentis.
3. Pourquoi les femmes incontinentes hésitent-elles à en parler ? Elles considèrent le sujet comme tabou et éprouvent un besoin d’en parler, mais souvent ne prennent pas l’initiative de le faire.
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FAQ — Questions fréquentes
Quels types de protections sont recommandés pour l’incontinence urinaire ?
Le choix dépend de l’intensité des fuites. Pour une incontinence légère, une protection anatomique ou un slip absorbant discret suffit. Pour une incontinence modérée à sévère, un change complet (couche adulte) offre une meilleure absorption et une protection plus longue durée, notamment la nuit.
Comment choisir entre un change complet et un slip absorbant ?
Le change complet (couche adulte avec attaches) convient aux personnes alitées ou à mobilité réduite, car il peut être posé sans se lever. Le slip absorbant, semblable à un sous-vêtement, est préféré pour les personnes actives qui souhaitent discrétion et autonomie lors des changes.
Les couches adultes sont-elles remboursées par l’Assurance Maladie ?
Oui, partiellement. Les changes complets (couches adultes avec attaches) sont inscrits à la Liste des Produits et Prestations (LPP) remboursables sous conditions : incontinence avérée, prescription médicale, et produits référencés. Le remboursement ne couvre pas les slips absorbants ni les protections anatomiques.


